Libération de la petite Britannique Margaret Hill

NIGERIA Elle avait été enlevée jeudi dans le sud du pays...

© 2007 AFP

— 

Margaret Hill, trois ans, enlevée puis libérée à Port Harcourt (Nigeria)
Margaret Hill, trois ans, enlevée puis libérée à Port Harcourt (Nigeria) — no credit

La petite Britannique de 3 ans Margaret Hill, enlevée jeudi dans le sud du Nigeria, a été libérée dimanche soir. Elle «a été libérée il y a quelques minutes. Elle est avec moi maintenant et elle va très bien», a déclaré le commissaire Félix Ogbaudu.

Le commissaire n'a pas été en mesure dans l'immédiat de préciser où la petite fille avait été détenue exactement et par qui, ni où elle avait été libérée.

«Pas un centime n'a été versé»

Il a en revanche démenti le versement d'une quelconque rançon. «Pas un centime n'a été versé».

Un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères a confirmé dimanche soir la liberation de la fillette, ajoutant qu'elle avait «retrouvé sa mère et sa famille et était apparemment en bonne santé», à part des piqures de moustiques sur tout le corps.

L'enfant a confirmé aux journalistes par téléphone: «Je vais bien».

Margaret Hill avait été enlevée jeudi matin devant son école par cinq hommes armés à Port-Harcourt, la capitale pétrolière du Nigeria.

Inquiétude et émotion

Cet enlèvement a provoqué inquiétude et émotion dans la communauté étrangère.

Les ravisseurs avaient demandé samedi une rançon à la mère de l'enfant, une Nigériane mariée à un Britannique, Michael Hill, après avoir menacé la veille de tuer la fillette.

180 ressortissants étrangers ont été enlevés

Depuis début 2006, plus de 180 ressortissants étrangers ont été enlevés dans la région pétrolière du Delta du Niger, soit par des groupes de militants qui réclament une plus grande part de la manne pétrolière pour les populations locales, soit par des gangs criminels.

Durant la même période, 31 Britanniques ont été kidnappés et l'un d'eux a été tué dans une tentative de libération par les forces nigérianes.

Alors que de plus en plus de compagnies évacuent les familles de leur personnel expatrié, l'enlèvement de Margaret a accru l'exaspération ambiante.

«On ne peut pas continuer comme cela»

«Avec l'anglo-néerlandais Shell, on va clairement leur dire qu'on ne peut pas continuer comme cela sur le long terme», s'est exclamé samedi Christophe de Margerie, le directeur général de Total, l'un des premiers opérateurs pétroliers étrangers.

Il s'est indigné de «la situation d'instabilité» et a demandé aux autorités nigérianes de «dire que (la sécurité) est leur priorité».