Présidentielle américaine: Parlez-vous le Donald Trump?

ETATS-UNIS «20 Minutes» dresse un petit lexique pour mieux comprendre le candidat républicain...

Philippe Berry

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Le milliardaire américain et candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump, le 6 août 2015 à Cleveland, aux Etats-Unis
Le milliardaire américain et candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump, le 6 août 2015 à Cleveland, aux Etats-Unis — MANDEL NGAN AFP

Ah, Donald Trump. Le milliardaire, qui devait être la blague de l’été, continue de caracoler en tête des sondages chez les républicains (qui ne veulent pas dire grand-chose, cinq mois avant le premier scrutin dans l’Iowa). Juste avant le second débat télévisé, à suivre cette nuit à partir de 2h00 du matin, 20 Minutes se penche sur le vocabulaire répétitif et limité du candidat.

202-228-0292: Le numéro de portable de Lindsey Graham que Donald Trump a lu en direct. La raison ? Le candidat l’avait traité de « jerk » (enfoiré). « Je vais devoir changer de téléphone, iPhone ou Android ? », répond Graham sur Twitter.

Arianna Huffington. Sa Némésis. Après une série d’articles négatifs du Huffington Post, il tweete : « Elle est moche à l’extérieur comme à l’intérieur. Je comprends pourquoi son ex-mari l’a quittée pour un homme. »

Builder (constructeur). Comment compte-il construire un mur de 3.200 km le long de la frontière mexicaine ? « C’est facile, je suis un constructeur. Vous savez ce qui est plus compliqué ? Construire un immeuble de 95 étages. »

Carly Fiorina. Sa dernière cible. L’ancienne patronne de HP, en hausse dans les sondages, l’a critiqué pour ses revirements. Sa réaction, dans une interview à Rolling Stone : « Regardez cette tête. Je ne devrais pas dire ça car c’est une femme, mais qui voterait pour ça ? »

Dealmaker (négociateur). Synonyme : Donald Trump. Antonyme : Tous les autres. Barack Obama, Ben Carson, Marco Rubio, John Kerry, ils sont tous « nuls » en négociation. « Signer des deals, c’est ma spécialité. Je suis le mieux placé pour négocier avec la Chine », jure le Donald.

Dummy (crétin). Son insulte préférée (1/5). Notamment utilisée contre le Premier ministre britannique, David Cameron, le comique Russell Brand, la conservatrice Michelle Malkin et le présentateur John Stewart.

Lightweight (poids plume). Son insulte préférée (2/5). Répétée trois fois dans un tweet-clash avec un scénariste de Modern Family. « Tu as besoin de travailler un peu tes insultes », répond Danny Zucker. Par exemple : « Chaque photo de toi est une ''dick pic'' » (un jeu de mot sur le double sens de « dick » qui peut vouloir dire « bite » ou « con », selon le contexte).

Low energy (mou). Son qualificatif préféré pour Jeb Bush. Vu la campagne apathique du favori, il n’a pas forcément tort.

Loser (perdant). Son insulte préférée (3/5). Karl Rove, qui a fait élire deux fois George W. Bush, est « un perdant ». L’entrepreneur Mark Cuban, qui pèse environ 3 milliards de dollars et a remporté un titre NBA avec sa franchise des Dallas Mavericks, aussi.

Mexicans. Synonymes : « violeurs », « criminels » et « trafiquants de drogue ». Fin juin, il se lance dans une tirade anti-immigration et se met les hispaniques à dos. Mais la base républicaine, elle, est sur la même longueur d’ondes.

Megyn Kelly. Une animatrice de Fox News qu’il a trouvée un peu « naughty » (méchante) lors du premier débat car elle l’a accusé de sexisme. Il réplique le lendemain avec une métaphore douteuse sur la menstruation : « There was blood coming out of her… wherever », « Il y avait du sang qui sortait de son… Où que ce soit. »

Moron (couillon). Son insulte préférée (4/5). Celle-ci, l’ancien secrétaire à la Défense, Chuck Hagel ou encore le comique Sacha Baron Cohen, y ont eu droit.

Terrific guy (mec super). Un compliment utilisé pour quelqu’un qu’il a assassiné juste avant. Rick Perry, qui vient de jeter l’éponge, « est un mec super ». Un mois avant, Trump se moquait d’un candidat « qui met des lunettes pour avoir l’air plus intelligent ».

Total. Adjectif qu’il utilise souvent pour renforcer ses cinq insultes préférées. L’ancien candidat Jon Huntsman est un « total lightweight ». Le sondeur de Fox News, Frank Luntz, un « total loser ».

War Hero (héros de guerre). « Quelqu’un qui ne se fait pas capturer. » Cet été, il a remis en cause le statut de héros de John McCain, torturé pendant six ans durant la guerre du Vietnam. « Je préfère les soldats qui ne se font pas capturer ! »

Weak (faible). Tout le monde sauf Donald Trump. Les Etats-Unis sont « faibles » face à la Chine, la chaîne NBC, qui a coupé les ponts avec lui, aussi. Tout comme Marco Rubio et Jeb Bush, « faibles » sur l’immigration.

Zero. Son insulte préférée (5/5), pour ses adversaires insignifiants dans les sondages, comme Bobby Jindal. « Bah ha, je pense que c’est un zéro ! »