Australie: Le gouvernement ne veut plus verser d'allocations aux familles ne faisant pas vacciner leurs enfants

SANTE Cette mesure pourrait lui permettre d'économiser 500 millions de dollars australiens, soit 315 millions d'euros...

20 Minutes avec AFP

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Vaccin, photo d'illustration.
Vaccin, photo d'illustration. — Fred Tanneau AFP

Comment inciter les parents à faire vacciner leurs enfants ? En les privant de certaines allocations sociales, répond l’Australie. Le parlement est en tout cas en passe de valider un projet de loi en ce sens. Et le texte fait consensus. Il est soutenu par les conservateurs au pouvoir, à l’origine du projet de loi, mais également par l’opposition travailliste.

Les taux de vaccination dépasse les 90% chez les enfants australiens âgés de un à cinq ans mais d'après les statistiques officielles, 39.000 enfants de moins de sept ans ne sont pas vaccinés en raison des objections de leurs parents.

Ces derniers estiment qu’elle est dangereuse pour leurs enfants. En 10 ans, le nombre d'enfants non vaccinés a augmenté de 24.000. Du coup, des épidémies localisées de rougeole et de coqueluche font leur réapparition en Australie.

La controverse date de 1998

«Ce choix de ne pas immuniser ses enfants n'a aucun fondement médical et ne devrait pas être soutenu par les contribuables», avait déclaré en avril l'ancien Premier ministre Tony Abbott. Les parents en question craignent que la vaccination ROR (rougeole, oreillons et rubéole) ne provoque l'autisme, ce qui a été démenti par de nombreuses études.

La controverse date de 1998, date à laquelle une étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet avait semé la panique dans le monde anglo-saxon en faisant un lien entre vaccin ROR et autisme. Cet article avait été retiré par la suite en raison «d'irrégularités» sans apaiser les inquiétudes.

Les autorités espèrent avec cette mesure économiser un peu plus de 500 millions de dollars australiens (315 millions d'euros) sur les quatre prochaines années.