Crise des migrants: La Hongrie déploie des véhicules armés blindés à la frontière serbe

LIVE Revivez les événements du mercredi 16 septembre 2015 en direct...

O. G. et L. C.

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Des affrontements violents entre des migrants arrivés de Serbie et la police hongroise ont eu lieu à Horgos 2, à la frontière serbo-hongroise, le 16 septembre 2015.
Des affrontements violents entre des migrants arrivés de Serbie et la police hongroise ont eu lieu à Horgos 2, à la frontière serbo-hongroise, le 16 septembre 2015. — Darko Vojinovic/AP/SIPA

La situation dégénère aux « points chauds » de l’Europe, qui est toujours aussi divisée notamment sur la question de la répartition des réfugiés entre les pays de l’Union européenne (UE).

20h50: Ce live est terminé, que faut-il retenir de cette journée?

Voici les points à retenir de cette journée du 16 septembre 2015:

  • La tension monte à la frontière entre la Serbie et la Hongrie. L'armée hongroise a déployé des véhicules blindés armés après que des migrants aient forcé le barrage policier au poste-frontière de Horgos2/Röszke2. De son côté, la Serbie a envoyé des renforts policiers.
  • Manuels Valls a détaillé les principales mesures du gouvernment pour répondre à la crise des réfugiés en France, lors d'un discours à l'Assemblée nationale. Voici les 5 points à retenir.
  • À l'Assemblée, les parlementaires se sont écharpés sur la question des réfugiésNotre reportage est à lire par ici.

20h20: Pas question de supprimer l’aide médicale d’Etat affirme Valls

Ce dispositif permet aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier d'un accès aux soins. Nicolas Sarkozy réclame son abrogation, avançant qu'il coûte 700 millions d’euros par an à l’Etat. Manuel Valls écarte cette éventualité. «Je ne veux pas opposer telle ou telle catégorie (de personnes), l'AME n'a pas été supprimée par le passé», a fait valoir le Premier ministre, ajoutant que sa suppression «coûterait plus cher» que son maintien.

20h18: «Le gouvernement maîtrise cette situation»

«Le gouvernement maîtrise cette situation», affirme Manuel Valls sur TF1. Le Premier ministre rappelle qu'il faut bien distinguer les réfugiés, demandeurs d’asile et les migrants économiques. «C’est pour cela qu’il faut des centres en Italie, en Grèce, peut-être en Serbie, au niveau des "hotspots", ce mot horrible», dit Manuel Valls.

 

20h12: Comment l'Ofpra met-il en place l'attribution accélérée des titres de séjour?

En attendant l'intervention du Premier ministre sur TF1, vous pouvez lire ce reportage réalisé par William Molinié à l'Ofpra, où l'attribution accélérée des titres de séjour se met en marche.

20 Minutes a pu assister exceptionnellement ce mercredi à un entretien entre un agent de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et un réfugié syrien. Un reportage à lire par ici...

20h00: Le Premier ministre Manuel Valls est l’invité de TF1

Le chef du gouvernement va s’exprimer sur la crise des réfugiés. Nous vous ferons suivre ses déclarations en direct dans ce live.

19h40: La Serbie va envoyer des renforts policiers à la frontière hongroise

Belgrade a annoncé ce mercredi l'envoi de renforts policiers à la frontières avec la Hongrie.

19h15: Des véhicules militaires armés hongrois sont arrivés à la frontière serbe 

L'AFP confirme une information publiée un peu plus tôt pa l'agence Reuters, faisant état de véhicules militaires armés hongrois arrivés à la frontière serbe.

Les véhicules de type Humvee stationnaient à environ 100-200 mètres de la frontière, près du point de passage de Röszke où des dizaines de migrants ont pénétré de force sur le territoire hongrois à l'issue de plus d'une heure d'échaufourées.

Le calme était revenu sur place, selon des journalistes de l'AFP. La police hongroise a indiqué avoir désormais «la situation sous contrôle», dans un communiqué.

19h10: Ban Ki-moon juge « inacceptable » le traitement des migrants en Hongrie

Après les violences survenues ce mercredi à la frontière serbo-hongroise, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a jugé « inacceptable » le traitement des migrants par les forces de l’ordre hongroises. « J’ai été scandalisé de voir comment ces réfugiés et ces migrants sont traités, c’est inacceptable », a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse.

18h35: Selon Reuters, la Hongrie déploie des véhicules blindés à la frontière serbe

L’agence Reuters rapporte que des véhicules blindés équipés de mitrailleuses s’approchent de la frontière avec la Serbie.

18h10: Vingt policiers hongrois blessés dans les heurts avec les migrants à la frontière

Selon le gouvernement, vingt policiers hongrois blessés dans les heurts avec les migrants à la frontière. Des dizaines de migrants ont réussi, à l'issue de plus d'une heure d'échauffourées mercredi en début de soirée, à déborder les forces antiémeutes hongroises et à pénétrer en territoire hongrois depuis la Serbie, au passage frontalier de Röszke, ont constaté des journalistes de l'AFP.

 

 

Les migrants ont réussi à arracher le grillage mis en travers des deux voies d'accès vers la Hongrie, puis ont avancé, prêts à en découdre avec les forces antiémeutes hongroise qui ont reculé d'une cinquantaine de mètres et ripostait par des jets de grenades lacrymogènes.Les migrants ne cherchent apparemment pas à en profiter pour s'évanouir dans la nature en Hongrie mais semblent juste vouloir régler leurs comptes avec les forces de l'ordre hongroises.

 

18h03: Selon un sondage, les Français se sentent proches à 34% des positions de Marine Le Pen sur les migrants

Les Français sont plus nombreux à se sentir proches des positions de Marine Le Pen sur la question des migrants et des réfugiés, que de celles de François Hollande et de Nicolas Sarkozy, selon un sondage Elabe pour BFMTV diffusé mercredi. A la question «sur l'accueil des migrants et des réfugiés en France, des positions de laquelle des personnalités suivantes vous sentez-vous le plus proche ?», 34% des personnes interrogées optent pour la présidente du Front National. Marine Le Pen devance François Hollande (32%) et Nicolas Sarkozy (30%). 4% sont sans opinion.

Si 76% des sympathisants de gauche se disent proches des positions du chef de l'Etat, 12% optent pour celles de la présidente du FN. Et si plus des deux tiers des sympathisants de la droite et du centre (68%) se sentent proches des positions de Nicolas Sarkozy, 13% optent pour celles du chef de l'Etat et 18% pour celles de Marine Le Pen.

Enquête réalisée sur internet les 15 et 16 septembre auprès d'un échantillon de 1.003 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

17h40: A qui vont servir les 279 millions d'euros débloqués pour les migrants? 

Manuel Valls vient d'annoncer devant l'Assemblée que le gouvernement alait débloquer 279 millions d'euros supplémentaires pour l'accueil des réfugiés. Sur cette somme, 85 seront consacrés au premier accueil et à l'hébergement d'urgence et 114 millions financeront les structures prenant le relais ensuite, a-t-on précisé dans l'entourage du Premier ministre. L'aide forfaitaire aux communes absorbera 65 millions d'euros (15 millions pour financer l'aide de 1.000 euros par place promise aux communes samedi par Bernard Cazeneuve et 50 millions pour un fonds d'investissement) et 8,5 millions seront consacrés à l'apprentissage du français et à la formation.

Ces mesures devraient permettre l'ouverture de 5.000 places supplémentaires en Centres d'accueil des demandeurs d'asile (Cada), a-t-on précisé de même source, et qui s'ajouteront aux 8.500 prévues d'ici l'an prochain. Il y avait 25.000 places en juin 2015.

17h33: Selon un sondage, 80% des Français sont favorables aux contrôles aux frontières

Les Français sont massivement favorables, à 80%, au rétablissement des contrôles aux frontières pour faire face à l'afflux de migrants et de réfugiés, selon un sondage* Elabe pour BFMTV publié mercredi. A la question «Vous savez qu'en raison de l'afflux de migrants et de réfugiés, l'Allemagne et plusieurs pays européens ont décidé de rétablir les contrôles à leurs frontières. Selon vous, la France doit-elle rétablir elle aussi» ce type de contrôles ?, 52% des personnes interrogées répondent «oui, tout à fait» et 28% «oui, plutôt». Seules 20% se disent défavorables au rétablissement des contrôles. Si 87% des sympathisants de la droite et du centre, dont 92% de ceux des seuls Républicains, se disent favorables au rétablissement des contrôles aux frontières, c'est aussi le cas de 60% des sympathisants de gauche. Sans surprise, 98% des sympathisants du Front national réclament aussi le rétablissement des contrôles.

*Sondage réalisé sur internet les 15 et 16 septembre auprès d'un échantillon de 1.003 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

17h23: La Roumanie convoque l'ambassadeur hongrois pour parler de la clôture anti-migrants

Le ministère roumain des Affaires étrangères a annoncé mercredi avoir convoqué l'ambassadeur hongrois à Bucarest pour exprimer sa «préoccupation» après la décision de Budapest d'ériger une clôture anti-migrants à la frontière entre les deux pays. Le secrétaire d'Etat George Ciamba a regretté que le gouvernement hongrois n'ait pas consulté Bucarest avant de rendre public ce projet, qui est «contraire à l'esprit européen» et inutile en ce moment, la Roumanie n'étant pas confrontée à un afflux de migrants, selon un communiqué du ministère.

17h15: La Bulgarie se prépare à envoyer des militaires pour surveiller la frontière bulgaro-turque

La Bulgarie, actuellement contournée par le principal flux de migrants cherchant à gagner l'ouest de l'Europe via les Balkans, a annoncé mercredi se préparer à faire face à une pression accrue à sa frontière avec la Turquie. Sofia envisage «l'envoi de militaires» afin de «mieux assurer la surveillance de la frontière bulgaro-turque», a précisé le directeur de la police des frontières bulgare, Antonio Anguelov. «Il faut être prêts, vu ce qui se passe chez nos voisins», a-t-il ajouté.

Un millier de migrants se sont rassemblés ces derniers jours dans le secteur d'Edirne, ville du nord-ouest de la Turquie jouxtant les frontières grecque et bulgare. Depuis le début de l'année, les autorités bulgares ont enregistré l'arrivée de 7.400 migrants, principalement depuis la Turquie.

17h11: Comment les Etats-Unis vont-ils accueillir 10.000 Syriens d’ici l’an prochain ?

Les Etats-Unis n'ont accueillis depuis 2011 que 1.800 réfugiés syriens. Mais ils se sont engagés à recevoir 10.000 Syriens en un an, 20 Minutes explique comment ces migrants seront choisis et accueillis par ici.

17h08: Valls veut un renforcement de Schengen

Le Premier ministre a de nouveau plaidé pour une meilleure coopération européenne, avec la répartition des demandeurs d'asile entre les pays. «Nos frontières externes doivent être tenues, tenues oui, et collectivement. La situation de la Grèce le montre chaque jour, tout comme la décision prise, dimanche, par l'Allemagne et d'autres pays de rétablir temporairement des contrôles à ses frontières. Et je le répète : nous n'hésiterons pas à prendre ce type de décision», a déclaré Manuel Valls devant les députés.

Le Premier ministre a défendu un «renforcement» de Schengen, l'espace de libre circulation des biens et des personnes de l'UE. «Schengen, c'est la libre circulation des personnes. Il s'agit d'un élément de notre identité, et de notre sécurité. Mais Schengen, c'est aussi le contrôle des frontières externes, sinon, cela ne marche pas», a-t-il dit.

17h01: 130 millions d'euros débloqués dès le mois prochain

Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé mercredi une hausse de 250 millions d'euros des crédits dédiés «à l'hébergement d'urgence et à la veille sociale» sur les douze mois à venir, dont 130 millions «dès le mois prochain».

«La solidarité, c'est garantir un accueil des réfugiés et demandeurs d'asile», a souligné le Premier ministre lors d'un débat parlementaire consacré à l'accueil des réfugiés, tout en soulignant que cette solidarité «ne doit pas dégrader la situation de celles et ceux de nos concitoyens qui ont besoin d'être aidés».

16h54: Valls annonce le déblocage de 279 millions d'euros en plus en 2016 pour les migrants et 334 millions pour 2017

Le gouvernement va débloquer 279 millions d'euros supplémentaires en 2016 pour financer l'accueil des réfugiés et des demandeurs d'asile en France, a annoncé mercredi Manuel Valls à l'Assemblée nationale, après l'engagement de François Hollande d'accueillir 24.000 personnes de plus en deux ans. Pour 2017, ces crédits supplémentaires dédiés notamment au premier accueil, à l'hébergement d'urgence, à l'aide aux communes et à des renforts d'effectifs, doivent atteindre 334 millions, a-t-on par ailleurs indiqué à l'AFP dans l'entourage du chef du gouvernement, soit un total dépassant les 600 millions d'euros d'ici la fin 2017.

16h51: La France devrait lancer 16.000 procédures d'éloignement pour des immigrés clandestins

La France compte procéder à 16.000 éloignements forcés d'étrangers en situation irrégulière cette année, a annoncé mercredi le Premier ministre Manuel Valls lors d'un discours parlementaire consacré à l'accueil des réfugiés. «Quinze mille éloignements forcés ont été réalisés en 2014, et ce chiffre devrait être porté à 16.000 en 2015», a affirmé Manuel Valls, en soulignant que les retours forcés vers les pays n'appartenant pas à l'Union européenne «ont augmenté de 40 % en 2014». Cet effort «sans précédent» est également «indispensable si nous voulons mettre en oeuvre une politique migratoire soutenable et si nous voulons préserver le droit d'asile», a-t-il ajouté.

16h48: Valls assure que la France «n'hésitera pas» à rétablir temporairement le contrôle aux frontières

A la tribune, le Premier ministre s'exprime sur la crise des migrants. Il a également annoncé le déblocage de 279 millions d'euros supplémentaires en 2016 pour l'accueil des réfugiés et demandeurs d'asile.

 

16h44: Manuel Valls annonce la création de 900 postes dans les forces de l'ordre

Devant les députés, le Premier Ministre a annoncé la création de 900 postes dans les forces de l'ordre, notamment dans la police aux frontières. Sur Twitter, France Info publie les propos de Manuel Valls: «Le droit d'asile est un droit fondamental qui puise sa source dans notre histoire». 

 

16h23: Pour Eric Ciotti, il faut suspendre Schengen et choisir l'assimilation

Alors que le débat à l'Assemblée nationale sur la crise migratoire a commencé en début d'après-midi, les députés s'expriment dans les couloirs de l'Assemblée. Notre reporter sur place a interviewé Eric Ciotti, député Les Républicains.

16h21: Pour Bachar Al-Assad, l'Occident pleure le sort des migrants tout en alimentant la guerre

Le président syrien Bachar al-Assad a accusé mercredi l'Occident de duplicité en pleurant sur le sort des réfugiés syriens tout en alimentant, selon lui, la guerre qui les pousse à l'exil. «C'est comme si l'Occident pleurait d'un oeil sur les réfugiés et du second les visait avec une arme», a déclaré le chef de l'Etat lors d'un entretien à des médias russes diffusé mercredi.

15h50: La police hongroise fait usage de gaz lacrymogènes à la frontière serbe contre les migrants

La police hongroise a fait usage de gaz lacrymogènes après avoir été la cible de jets de pierres et de bouteilles de la part de migrants massés du côté serbe de la clôture barbelée séparant les deux pays, à Röszke, ont constaté des journalistes de l'AFP. La police hongroise a également fait usage de canons à eau.

 

 

 

Retrouvez en vidéo: pourquoi la Hongrie ferme sa frontière avec la Serbie

15h46: Le chancelier autrichien va s'entretenir avec ses homoligues croate et slovène alors que les migrants choisissent de traverser Croatie et Slovénie après la fermeture de la Hongrie

Le chancelier autrichien Werner Faymann se rendra jeudi à Zagreb et à Ljubljana pour s'entretenir de la crise des migrants avec ses homologues croate et slovène, dont les pays risquent de voir transiter le flux de réfugiés après la fermeture de la frontière hongroise. Vienne a rétabli mercredi des contrôles à ses frontières, à l'instar de l'Allemagne, après avoir accepté durant une dizaine de jours de faciliter le passage des réfugiés cherchant à rejoindre l'Allemagne, en accord avec Berlin. Essentiellement concentrés à la frontière hongroise mercredi matin, ces contrôles devaient être redirigés en fin d'après-midi à la frontière slovène, le flux de migrants en provenance de Hongrie s'étant tari après la fermeture mardi par Budapest de sa frontière avec la Serbie, a annoncé le ministère de l'Intérieur à Vienne.

15h40: Interrogé par «20 Minutes», le directeur de l'OFPRA assure que 600 migrants sur les 1.000 promis par Hollande sont arrivés en France

François Hollande avait promis d'aider l'Allemagne en accueilliant 1.000 migrants. Une semaine après les premières arrivées, 600 réfugiés syriens et irakiens sont entrés sur le territoire français. Mais puisque l'Allemagne a réintroduit les contrôles aux frontières dimanche dernier, le directeur de l'OFPRA a confié à 20 Minutes que le dispositif allait être suspendu dans les prochains jours. En efffet, à Munich, où les agents de l'OFPRA recevaient les nouveaux arrivés, les migrants sont déjà pris en charge par les associations allemandes. Mais les arrivées devraient reprendre par la suite.

15h23: Une nouvelle voie vers l'Union européenne par la Scandinavie

Les autorités lituaniennes ont interpellé, en moins de deux semaines, plusieurs dizaines d'Irakiens venus de Scandinavie, suivant ce qui semble être une nouvelle route de migrants traversant ce pays balte membre de l'UE. «Pour eux, la Lituanie est un pays de transit. Leur objectif semble être la Finlande», a déclaré à l'AFP un porte-parole des gardes-frontières, Giedrius Misutis, précisant que les passeurs présumés avaient des documents finlandais ou suédois. Les gardes-frontières ont interpellé mercredi matin dix Irakiens arrivés de Pologne à bord de deux voitures immatriculées en Suède. Trois d'entre eux seront poursuivis pour transport illégal de personnes traversant la frontière d'Etat, tandis que les sept autres seront reconduits en Pologne, ont indiqué les gardes-frontières. Il s'agit de la quatrième interpellation d'Irakiens dans cette situation en moins de deux semaines.

15h03: Une carte des murs frontaliers dans le monde sur The Economist

The Economist publie ce mercredi sur son site plusieurs cartes dévoilant les murs et barrières entres le pays du monde... de plus en plus nombreuses. Ces cartes, du monde, de l'Europe, du Moyen-Orient, montrent les murs déjà construits ou en prévision, notamment celui entre la Hongrie et la Serbie désormais fini.

15h03: De nouvelles dépenses pour accueillir les migrants? 

Le secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, a laissé entendre mercredi devant la presse qu'il s'attendait à ce que le Premier ministre Manuel Valls demande à inclure de nouveaux financements pour l'accueil des réfugiés dans le budget 2016. A propos des mesures nouvelles annoncées depuis cet été, en direction des agriculteurs et pour l'accueil des réfugiés, Christian Eckert a estimé que leur impact était "évalué autour de 600 millions pour l'année 2016". Ni lui ni ses services n'ont cependant précisé la répartition. Ces dépenses nouvelles "seront, bien entendu, intégrées au projet de loi de Finances pour 2016", lequel sera présenté le 30 septembre, a-t-il déclaré.

Manuel Valls doit exposer mercredi après-midi l'action du gouvernement en faveur de l'accueil des réfugiés qui se pressent aux portes de l'Europe, lors d'un débat sur cette question controversée à l'Assemblée nationale puis au Sénat. Il doit notamment dévoiler des mesures supplémentaires pour l'hébergement en centres d'accueil des demandeurs d'asile (Cada).

15h: Comment Nicolas Sarkozy compte demander leur avis aux adhérents Les Républicains sur les migrants? 

Le vote débutera sur internet à 18h. Le patron des Républicains veut interroger les adhérents de son parti sur la question épineuse de la crise migratoire. 20 Minutes analyse pourquoi cette initiative fait grincer des dents à droite.

14h55: Un train pour 1.000 migrants envoyé en Serbie pour rejoindre la Croatie

Les autorités de Zagreb ont annoncé mercredi avoir dépêché un train d'une capacité de mille passagers près de la frontière avec la Serbie d'où arrivent depuis la matinée des migrants. Un train formé de onze wagons a quitté Zagreb vers 13h heure locale (11h GMT) en direction de Vinkovci (est) où il devrait arriver vers 16h30 (14h30 GMT), a indiqué à l'agence officielle Hina une porte-parole des chemins de fer croates, Ivana Cubelic. Vinkovci se trouve à une trentaine de kilomètres de Tovarnik, près de la frontière serbe, où les migrants sont enregistrés auprès la police croate. Selon le ministre de l'Intérieur, Ranko Ostojic, 350 réfugiés avaient été enregistrés dans l'après-midi. Selon la presse locale, le train transportera les migrants dans un centre d'accueil à Zagreb. Dans les prochains jours environ 4.000 réfugiés sont attendus en Croatie.

14h45: Des migrants décident de partir à pied vers l'Allemagne depuis la gare de Salzbourg

Des centaines de migrants, qui s'étaient massés à la gare principale de Salzbourg, dans l'ouest de l'Autriche, ont quitté les lieux à pied avec l'espoir de rejoindre l'Allemagne, dont la frontière est à 5 km, a déclaré mercredi un porte-parole de la ville. La situation s'est «détendue», a indiqué le porte-parole du gouvernement régional Johannes Greifeneder alors qu'il avait été question plus tôt de fermer la gare de la ville envahie par les migrants. «La situation était bien plus tendue dans la matinée. Nous avons informé les gens qu'il n'y aurait pas de train pour l'Allemagne. Nous leur avons offert un refuge, mais ils ont refusé», a-t-il indiqué à l'AFP

Des centaines de migrants avaient été acheminés à la gare de Salzbourg mardi dans l'après-midi par bus, taxis ou voitures, en provenance pour la plupart de l'Est du pays situé à la frontière hongroise.

14h41: La police allemande rétablit les contrôles à la frontière franco-allemande, reportage à Kehr

Comment les Français qui traversent la frontière chaque jour réagissent à ces contrôles flexibles ? 20 Minutes a été à la rencontre de ces frontaliers. Retrouvez notre reportage par ici.

14h38: Google lance un appel aux dons pour les ONG aidant les migrants... et promet de doubler les 5 premiers millions

Le géant de l'internet Google a lancé mercredi un appel aux dons en faveur des associations qui viennent en aide aux migrants et a promis de doubler le montant de chaque donation dans la limite de 5 millions d'euros. «L'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord font face à une importante crise de migrants et réfugiés, la plus importante depuis la Seconde guerre mondiale. Google a fait un don d'un million d'euros aux organisations oeuvrant sur le terrain et vous invite à participer en faisant vous aussi un don aujourd'hui», écrit-il sur son site. «Pour que votre contribution ait encore plus d'impact, Google double les 5 premiers millions d'euros (5,5 millions de dollars) de dons dans le monde, afin qu'ensemble, nous récoltions 10 millions d'euros (11 millions de dollars) ensemble pour participer aux efforts humanitaires», ajoute Google. Des dons qui iront à quatre ONG, Médecins sans frontières, International rescue committee, Save the children et le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.

13h35: L’Allemagne va renforcer sa participation à EU Navfor Med

Berlin a décidé ce mercredi de renforcer sa participation militaire à l’opération navale européenne en Méditerranée pour lutter contre les réseaux de passeurs conduisant les migrants en Europe, EU Navfor Med. Des «forces militaires allemandes équipées d’armes» seront impliquées et jusqu'à 950 hommes participeront à ces opérations «au Sud de la Sicile et devant les côtes de la Libye et de la Tunisie». Cette décision doit être soumise au vote du Bundestag.

13h30: Netanyahu et Poutine vont se rencontrer la semaine prochaine

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se rendra la semaine prochaine en Russie pour discuter avec le président Vladimir Poutine « du déploiement de forces militaires russes en Syrie », a annoncé mercredi un communiqué du bureau du Premier ministre israélien. Benjamin Netanyahu « exposera les menaces pesant sur Israël à la suite du renforcement militaire sur la scène syrienne et à la fourniture d’armement au Hezbollah et à d’autres organisations terroristes », selon ce communiqué.

13h20: Dupont-Aignan veut un référendum sur le rétablissement des frontières

Nicolas Dupont-Aignan, a proposé ce mercredi un référendum d’initiative populaire sur le retour des contrôles aux frontières nationales, via une pétition en ligne et une proposition de loi. « Il faut rétablir nos frontières nationales. Ça ne résoudra pas tout, mais ce sera un premier filtre », a déclaré le député souverainiste lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale. « Le système Schengen est mort, il explose sous nos yeux et le gouvernement français ne veut pas le reconnaître », alors que dans le même temps, il n’y a « pas de générosité pour les malheureux de l’intérieur », a-t-il estimé.

L’article 11 de la Constitution prévoit la possibilité d’organiser un référendum sur une proposition de loi à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement soutenue par un dixième des électeurs, soit 185 parlementaires et 4,5 millions de citoyens. A ce stade, deux députés Les Républicains ont adhéré à cette initiative, Nicolas Dhuicq et Lucien Degauchy, et la pétition en ligne (stopschengen.com) a recueilli « plus de 50 000 signatures », indique le député.

12h24: La Turquie exhorte la communauté internationale à agir contre Bachar al-Assad, seule solution pour régler la crise migratoire

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a estimé mercredi qu'un règlement du conflit en Syrie constituait la seule solution pour endiguer le flot des réfugiés syriens qui veulent tenter d'entrer en Europe pour échapper à la guerre. «La solution au problème de réfugiés ne peut être de fermer la porte à ces gens ou de mettre des barbelés à la frontière. La vraie question est d'arrêter le conflit dans ce pays le plus vite possible», a déclaré Recep Tayyip Erdogan lors d'un discours à Ankara.

«Ces gens veulent rester dans leur patrie. Mais cela leur est devenu impossible à cause de la situation (...) nous ne pouvons pas rester spectateurs lorsque des corps de réfugiés échouent sur les côtes de la Méditerranée ou de la mer Egée», a-t-il poursuivi. Le chef de l'Etat turc a une nouvelle fois appelé la communauté internationale à se mobiliser pour renverser le régime du président bachar al-Assad, sa bête noire.

12h11: Manuel Valls invité du 20h s'exprimera sur la crise migratoire

Le Premier ministre Manuel Valls sera l'invité du journal de 20h de TF1 mercredi, a annoncé la chaîne dans un communiqué. Parmi les sujets qui seront évoqués: la crise des migrants et les frappes aériennes de la France en Syrie. Ce dernier dossier a fait l'objet d'un débat sans vote mardi au Parlement, tandis que députés et sénateurs poursuivent ce mercredi sur «l'accueil des réfugiés en France et en Europe».

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé mercredi matin que la France effectuera «dans les prochaines semaines» ses premières frappes aériennes contre l'organisation Etat islamique (EI) en Syrie.

11h47: Migrants: l'Allemagne «renforce» ses contrôles sur une partie de la frontière française

Selon nos informations, des contrôles flexibles ont été mis en place sur une partie de la frontière franco-allemande. Une information confirmée par l'AFP. La police allemande a «renforcé» ses contrôles sur une partie de sa frontière avec la France, au niveau de la région Alsace (est de la France), a indiqué mercredi un porte-parole de la police fédérale, une décision due à la crise migratoire. Dans le Land (Etat région) du Bade-Wurtemberg (sud-ouest) frontalier avec l'Alsace, «nous avons renforcé l'intensité de nos contrôles (...) nous menons des contrôles frontaliers ponctuels, localisés et flexibles à différents endroits», a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'antenne locale de la police fédérale.

Lundi, Bernard Cazeneuve avait réagi à la proposition du FN de rétablir les contrôles à la frontière franco-allemande pour contenir l'afflux de réfugiés: «C'est stupide», a estimé le ministre de l'Intérieur sur RTL.

11h34: La Croatie ne va pas bloquer le passage des migrants

Le Premier ministre croate, Zoran Milanovic, a assuré mercredi que son pays allait permettre le passage sans encombre des migrants par son pays en direction de l'Europe occidentale. «Ils (les migrants) pourront passer par la Croatie et nous travaillons à ce propos (...). Nous sommes prêts à accepter ces gens, quelle que soit leur religion et la couleur de leur peau, et à les diriger vers les destinations où ils souhaitent se rendre, l'Allemagne et la Scandinavie», a-t-il dit en répondant aux élus croates, lors d'une session du Parlement.

11h26: Qui dit quoi sur la gestion de la crise migratoire en France? 

A quelquels heures d'un débat qui s'annonce houleux sur la crise migratoire pour les députés et sénateurs ce mercredi, 20 Minutes fait le point sur les positions des partis politique sur l'épineuse question de l'immigration. Pour retrouvez le papier, c'est pas ici.

11h19: Marion-Maréchal Le Pen appelle à soutenir Bachatr-al-Assad contre Daesh

La députée Marion Maréchal-Le Pen, tête de liste du Front national en Paca, a dit mercredi sur Sud Radio comprendre l'appel de Bachar al-Assad à l'union contre le terrorisme, diffusé mardi dans les médias russes, et appelle à soutenir l'armée du président syrien.  Le dictateur syrien a estimé que la crise des migrants en Europe ne pouvait être résolue que par la lutte contre le terrorisme, appelant «toutes les parties» à s'unir, alors que Paris a réaffirmé mardi qu'il était «hors de question» que les frappes françaises en Syrie contribuent à «renforcer le régime».

«Le flux de réfugiés, pour ceux qui en sont réellement, ne fuit pas Bachar al-Assad en réalité mais fuit la progression de l'Etat islamique», a réagi Mme Maréchal-Le Pen. La députée se «félicite de l'inflexion politique et diplomatique du gouvernement socialiste», après l'annonce de prochaines frappes aériennes contre l'EI en Syrie. Mais des troupes françaises au sol, «ce serait suicidaire», a-t-elle dit.«Au FN nous pensons qu'il faut aller encore plus loin», «je pense en effet qu'il faut travailler en partenariat avec ce qu'il reste de l'Etat syrien, de l'armée syrienne contre l'EI», a plaidé la députée. Comme sa tante Marine Le Pen, elle a jugé que la majorité des migrants n'était pas éligible à l'asile car ce sont «à 75% des hommes». Or «quand vous êtes un homme en âge de se battre, un réfugié politique, vous laissez votre mère, votre fille, votre soeur dans le pays aux mains de l'Etat islamique? C'est un peu surprenant quand même».

11h05: Sarkozy veut consulter les adhérents des Républicains par internet sur la gestion de l'immigration dès ce mercredi

Les Républicains planchent ce matin sur la gestion de la crise migratoire... et vont consulter leurs électeurs. Alors que le parti Les Républicains planche ce mercredi sur l'immigration, Brice Hortefeux a présentésur RTL trois «pistes»: «définir un nouveau périmètre européen qui comprendrait uniquement les états qui partagent et respectent des règles communes» , prévoir «expressément» la possibilité de suspendre la libre circulation et d'autoriser les contrôles aux frontières en cas de «crise migratoire grave» et enfin «extraire ou suspendre l'état qui n'assurerait pas le contrôle des ses frontières».

Nicolas Sarkozy «veut qu'aucun sujet ne soit tabou. Et surtout que les adhérents des Républicains, que les adhérents de notre famille puissent se prononcer par un vote sur des propositions qui seront concrètes, réfléchies». «Nous nous engageons tout simplement, lorsque le temps de l'alternance viendra, à mettre en oeuvre ce que nous aurons promis aujourd'hui», a-t-il ajouté. Les adhérents du parti seront amenés à s'exprimer par internet à partir de mercredi soir sur les différentes options proposées par le parti.

Le patron des Républicains avait déjà publié sur Twitter son plan pour limiter l'immigration.

11h00: Angela Merkel alliée de Marine Le Pen? Malek Boutih dénonce le «coup médiatique» de la chancelière qui nourrit des crises politiques

«Mme Merkel est devenue l'alliée de Mme Le Pen» a déclaré mardi Malek Boutih, député PS de l'Essonne, qui estime que «le comportement» de la chancelière allemande sur l'accueil des réfugiés «est en train d'instaurer des crises politiques au sein de chaque pays». «Le gouvernement allemand et Angela Merkel ont fait une faute politique énorme, c'est d'avoir décidé de manière unilatérale de faire un appel d'air aux réfugiés», a estimé Malek Boutih, invité du Talk Le Figaro.

«Le comportement de Mme Merkel est en train d'instaurer des crises politiques au sein de chaque pays, à commencer par le nôtre. Mme Merkel est devenue l'alliée de Mme Le Pen de fait. En ayant une politique sans aucune explication, sans aucune structure, sans aucune perspective, elle crée une inquiétude extrêmement profonde», a ajouté l'élu. «Angela Merkel a fait un coup médiatique», estime le député PS de l'Essonne, qui parle du «démembrement de l'Europe tel que l'Allemagne a commencé à le faire.»

Retrouvez notre éclairage: Pourquoi l'Allemagne accueille à bras ouverts les migrants

10h53: La Croatie, nouvelle porte d'entrée vers l'Europe du Nord, convoque un Conseil de sécurité nationale pour parler des migrants

La présidente croate Kolinda Grabar Kitarovic a convoqué mercredi le Conseil de sécurité nationale pour parler de la gestion de la crise migratoire alors que les premiers réfugiés du Moyen-Orient sont entrés dans la matinée dans ce pays de l'Union européenne. «Alors que la crise est encore plus complexe avec chaque jour qui passe, je dois mettre en garde contre les conséquences de la vague des migrants et ses potentielles conséquences sociales, économiques et sécuritaires. Ainsi (...) il est nécessaire de convoquer une réunion du Conseil de sécurité nationale sur cette question», selon un communiqué de la présidence. La réunion pourrait avoir lieu ce vendredi ou mardi prochain.

10h40: Des réfugiés syriens tentent de rejoindre la Grèce par la route

Depuis quelques jours, des centaines de migrants ont rallié Edirne dans l'espoir de pouvoir franchir la frontière grecque par la route, après un appel relayé sur les réseaux sociaux leur recommandant d'éviter désormais une traversée périlleuse de la mer Egée entre les stations balnéaires du sud-ouest turc et les îles grecques. Pour éviter un afflux de réfugiés le long de la frontière, les autorités turques ont décidé de les bloquer dans la gare routière d'Istanbul, distante de 250 km, où des centaines de personnes font le siège des compagnies de transport pour monter dans un autocar. Environ un millier de migrants syriens ont toutefois réussi à atteindre Edirne en véhicules particuliers ou même à pied. Ils ont été regroupés dans la gare routière et dans une mosquée de la ville sous l'étroite surveillance des gendarmes qui leur interdisent d'approcher la frontière ce mercredi.

 

 

 

10h32: Intox et désintox sur la crise des migrants

Des djihadistes dissimulés parmi les migrants, un photomontage pour dénoncer une invasion fantasmée... Depuis le début de cette crise des migrants, la Toile relaie de nombreuses fausses rumeurs, 20 Minutes fait le tour de ces intox par ici.

Retrouvez en vidéo ces fausses rumeurs

 

10h28: Bayrou déplore le «manque d'autorité de la France» sur la question des migrants

Le président du MoDem, François Bayrou, a reproché mercredi à François Hollande d'être «à la traîne» d'Angela Merkel et déploré un «manque d'autorité de la France», dont la voix «manque en Europe» dans la crise des migrants.

«François Hollande est à la traîne d'Angela Merkel et il est très largement dans l'improvisation. C'est ce que tout le monde voit. On a avancé l'idée d'une répartition des réfugiés. (...) Au début, François Hollande a dit non et deux semaines après, il dit oui. Et il se fait le propagandiste», a accusé François Bayrou sur France Info. «Les chiffres annoncés en Allemagne ont créé un appel et fait que des dizaines ou centaines de milliers de personnes supplémentaires se sont mises en route», a estimé le maire de Pau qui regrette que «l'Europe n'arrive pas à s'organiser». Le candidat à l'Elysée en 2002, 2007 et 2012 a réaffirmé son souhait de voir la création «par les puissances et notamment les puissances de la région, l'Europe et les Etats-Unis de zones protégées sur place en Syrie en Irak. Nous avons les moyens militaires d'isoler des zones, ne serait-ce que parce que nous avons la maîtrise du ciel».

10h22: Francis Lalanne choque avec un clip sur les réfugiés

Il joue du piano assis, lunettes de soleil et coeur sur la main. Francis Lalanne a écrit une chanson pour soutenir les réfugiés baptisés «Plus jamais ça» qui débute par ces paroles: «Ouvrir son coeur, son esprit, ouvrir les portes du paradis à tous ceux qui ont l'enfer aux fond des yeux». Mais cet appel à la générosité sur fond de violons crée un malaise avec un clip nourri d'images d'actualité assez choquantes. La polémique sur Twitter a poussé le chanteur à réagir: sur son Facebook, Francis Lalanne corrige: cette chanson date ent fait de 2003 et le clip fut réalisé en 2009. «Le clip a été posté ce jour sur Youtube avec la photo "choc", par le producteur, par solidarité avec les migrants.
La situation qui empirait à Sangatte m'a inspirée ce texte il y a 15 ans», se justifie le chanteur.

09h57: Rachida Dati veut sanctionner financièrement les pays d'origine des migrants

Une idée originale... pour ne pas dire irréaliste. Rachida Dati (Les Républicains), invitée sur BFMTV par Jean-Jacques Bourdin, estime qu' «il faut sanctionner financièrement les pays qui laissent trop partir leurs citoyens». 

Autre proposition concernant la Syrie et la lutte contre le terrorisme cette fois: la maire du 7e arrondissement appelle la France à «contraindre l'Arabie-saoudite, le Qatar etc. à intervenir au sol contre Daesh»

09h52: Les migrants tentent de passer par la Croatie

A la suite de la fermeture par la Hongrie de sa frontière avec la Serbie, des autobus qui convoyaient jusqu'alors les migrants depuis le centre d'accueil de Presevo vers la Hongrie ont affiché mardi soir des pancartes portant une nouvelle destination: Sid, une ville du nord-ouest de la Serbie, située à quelques kilomètres de la Croatie.

S'ils peuvent entrer en Croatie, les migrants qui désirent se rendre dans le nord de l'Europe devront ensuite traverser la Slovénie. Un premier autobus de migrants est arrivé mercredi dans la ville serbe de Sid, avec un premier groupe de 30 à 40 migrants arrivé vers 4h30 heure locale (2h30 GMT) à la gare routière de Sid.

09h48: Une fondation qui a aidé les universitaires pourchassés par la nazis aident aujourd'hui des chercheurs syriens et irakiens à fuir leur pays

Créée en 1933 pour secourir les universitaires menacés par les nazis, une fondation britannique aide aujourd'hui professeurs et chercheurs syriens et irakiens à fuir leur pays pour préserver leur savoir indispensable pour la reconstruction future de ces Etats. «Actuellement, nous soutenons quelque 140 universitaires ainsi que leurs familles, ce qui représente entre 300 et 340 personnes», a indiqué à l'AFP Stephen Wordsworth, le directeur du Conseil pour les universitaires en danger (Council for At-Risk Academics, cara1933.org), seule fondation de ce type en Europe. Une centaine d'universités britanniques, françaises, allemandes, australiennes et canadiennes s'engagent ainsi à accueillir gratuitement ces esprits brillants tandis que la fondation prend en charge leur logement et les frais de séjour.

09h38: Une vingtaine de migrants ont traversé la frontière entre Serbie et Croatie

Un groupe d'une vingtaine de migrants, en majorité des femmes et des enfants, sont entrés en Croatie mercredi matin depuis la Serbie, les premiers à entrer dans l'Union européenne depuis que la Hongrie a fermé sa frontière, a annoncé la police mercredi. «Une vingtaine de migrants, essentiellement des femmes et des enfants, sont entrés en Croatie près de Tovarnik», à la frontière avec la Serbie, a annoncé un porte-parole de la police, Domagoj Dzigumovic, en précisant que leur enregistrement était en cours.

09h27: Après l'entrée en vigueur de la nouvelle législation, 367 migrants arrêtés en Hongrie risquent la prison

Seuls 367 migrants ont pénétré illégalement en Hongrie mardi, au premier jour d'entrée en vigueur d'une nouvelle législation destinée à endiguer les entrées dans ce pays,a annoncé la police mercredi. Sur ces 367 migrants, 316 sont poursuivis pour avoir endommagé la clôture barbelée érigée à la frontière serbe, et 51 pour l'avoir simplement franchie, des délits désormais passibles de respectivement cinq et trois ans de prison. Principal pays de transit en Europe centrale pour les migrants désireux de rejoindre l'ouest de l'Europe, avec plus de 200.000 passages depuis le début de l'année, la Hongrie a fermé dans la nuit de lundi à mardi sa frontière avec la Serbie, que traversaient la quasi-totalité d'entre eux. Outre des peines de prison pour les franchissements de la clôture barbelée érigée sur les 175 km de la frontière serbo-hongroise, la nouvelle législation permet notamment un déploiement de l'armée sur le tracé.

09h20: Le flux de migrants se ralentit depuis la nuit dernière à la frontière autrichienne

Le flux de migrants en provenance de Hongrie s'est tari dans la nuit de mardi à mercredi à la frontière autrichienne, où seuls 100 passages ont été relevés par la police après l'entrée en vigueur d'une nouvelle législation antimigrants en Hongrie. Lundi, veille de l'entrée en vigueur des nouvelles mesures de Budapest, un record de 20.000 passages avaient été enregistrés.

Parallèlement, la police autrichienne a commencé mercredi vers 7h (5h GMT) à procéder à de premiers contrôles frontaliers, notamment au principal poste austro-hongrois à Nickelsdorf, sans conséquences notables sur le trafic routier et autoroutier. Vienne a obtenu mardi le feu vert de la Commission européenne pour l'introduction de contrôles frontaliers temporaires en raison de la crise des migrants. L'Autriche a assuré que ces contrôles seraient mis en oeuvre de façon «progressive» et «limitée».