Glissement de terrain fatal au Mexique

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Un autocar est prisonnier de la boue après un glissement de terrain, dans l'Etat de Puebla, au Mexique. Les secours ont peur d'espoir de retrouver vivants les 40 à 60 passagers.
Un autocar est prisonnier de la boue après un glissement de terrain, dans l'Etat de Puebla, au Mexique. Les secours ont peur d'espoir de retrouver vivants les 40 à 60 passagers. — Reuters

Un autocar, transportant de 40 à 60 passagers, a été enseveli par un glissement de terrain dans le centre du Mexique, mercredi matin. Les secouristes, toujours à l’œuvre jeudi matin, ont peu d'espoir de retrouver des survivants. Les corps de 14 personnes ont été remontés à la surface, jeudi en début d'après-midi.

Des cercueils déjà sur place


Un premier cadavre, celui d'une femme de 40 ans, a été extrait de la boue, a annoncé à la presse le gouverneur de l'Etat de Puebla, Mario Marin, qui a assuré que les recherches se poursuivaient pour tenter de retrouver des survivants. Toutefois, les secouristes ont peu d'espoir de retrouver des survivants et les services du procureur de Puebla ont fait parvenir des cercueils sur le lieu de l'accident.

L'accident est survenu mercredi vers 7h (14h françaises) sur une route de montagne près du village de Zacacoapan, à 400 km au sud de Mexico. Les secouristes ont mis plus de douze heures pour atteindre l'autocar en raison du mauvais état de la route et des fortes pluies.
Une pelle-mécanique a été transportée sur place pour dégager les gravats avant de laisser la place aux services de Protection civile et aux militaires.

Entre 40 et 60 victimes

Le véhicule «est totalement recouvert par une grande quantité de terre» et «nous savons qu'il y a plus de 40 passagers à bord selon des témoins qui affirment que l'autocar était plein», a indiqué un responsable municipal.
La présidence du Mexique a pour sa part estimé à 60 le nombre de passagers de l'autocar qui assurait la liaison entre Tlacotepec de Porfirio Diaz et Tehuacan, lorsqu'il a été emporté par des tonnes de terre et de rochers.
«Je conduisais mon 4x4, nous étions derrière l'autocar quand nous avons vu tomber de la terre» sur l'autobus, a raconté à l'AFP Mario Jimenez. «Nous avons tenté de creuser à mains nues et avec des pelles, mais sans résultat».

Pendant la saison des pluies, qui dure de juin à octobre, les glissements de terrain sont fréquents au Mexique.