L'Eurogroupe discute de l'aide à la Grèce, sujet «difficile» prévient la Finlande

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Le ministre des Finances Luis De Guindos (à d.) et son homologue italien Pier Carlo Padoan le 12 juillet à Bruxelles, avant une réunion des ministres des Finances de la zone euro
Le ministre des Finances Luis De Guindos (à d.) et son homologue italien Pier Carlo Padoan le 12 juillet à Bruxelles, avant une réunion des ministres des Finances de la zone euro — THIERRY CHARLIER AFP

Les ministres des Finances de la zone euro se retrouvaient lundi après-midi pour discuter notamment de l'aide financière nécessaire à la Grèce pour tenir à court terme, mais ce sera «difficile», a prévenu la Finlande.

«Il faut que nous trouvions des solutions de court terme par rapport aux échéances financières qui sont celles de la Grèce, et nous allons commencer à en parler aujourd'hui», a déclaré à son arrivée à la réunion le Commissaire européen aux affaires économiques Pierre Moscovici.

Au terme d'une négociation-marathon ce week-end à Bruxelles, les créanciers d'Athènes sont tombés d'accord pour discuter d'un plan d'aide financière à la Grèce, pays au bord de l'effondrement.

Mais ce plan ne pourra pas être immédiatement mis en place et l'Eurogroupe doit trouver des solutions transitoires pour permettre à la Grèce de tenir jusqu'à ce qu'il le soit.

«Il faudra quelques jours pour trouver les bonnes manières de faire», a averti le ministre français des Finances Michel Sapin.

«Nous devons trouver les bonnes solutions pour faire en sorte qu'il y ait un accompagnement», a-t-il ajouté.

Le ministre finlandais des Finances Michael Stubb, un des faucons européens hostiles à Athènes, a quant à lui prévenu que ces négociations seraient «difficiles».

«Je ne pense pas que beaucoup de pays aient un mandat pour donner de l'argent sans conditions», a-t-il dit.

D'après les évaluations des créanciers, la Grèce, dont les banques sont fermées depuis la fin juin et qui doit honorer plusieurs échéances, a besoin de sept milliards d'euros d'ici au 20 juillet et de cinq milliards d'euros de plus d'ici à la mi-août.

Les ministres des Finances vont aussi commencer à aborder les modalités d'application d'un des points essentiels du programme d'aide à la Grèce, «les options pour mettre en place le fonds des privatisations» dont les créanciers exigent la constitution, a ajouté M. Moscovici.

L'Eurogroupe devra aussi choisir son président entre l'Espagnol Luis de Guindos et son actuel patron, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem.