Attentats manqués: le niveau d’alerte revu à la baisse

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A trois jours de l'anniversaire des attentats de 2005, le niveau d'alerte terroriste en Grande-Bretagne a été abaissé d'un cran, passant du niveau «critique» (attentat jugé imminent) au niveau «grave».

Un agent de Scotland yard en Australie

L'enquête, qui a progressé très rapidement, a permis d'arrêter en quelques jours huit suspects, sept hommes et une femme qui travaillaient tous pour le service de santé britannique (NHS), provoquant une vive émotion dans le milieu médical du pays. Ils seraient tous d'origine indienne ou moyen-orientale. Un enquêteur de Scotland Yard est attendu en Australie pour interroger l'un des huit suspects, arrêté alors qu’il tentait de quitter le pays à l’aéroport de Brisbane.

Les deux autres hommes, arrêtés mardi près de Blackpool (nord-ouest de l’Angleterre) dans le cadre de la loi antiterroriste, n'ont finalement aucun lien avec l'enquête sur les attentats manqués.

Contrôle renforcé des étrangers qualifiés

Par ailleurs, Gordon Brown a annoncé mercredi que le contrôle des étrangers qualifiés voulant travailler dans le système public de santé britannique allait être renforcé.
«A la lumière de ce qu'il s'est passé au NHS, j'ai demandé à Lord (Alan) West, le nouveau secrétaire d'Etat en charge du terrorisme, de mener une enquête immédiate sur les dispositions que nous devons adopter en matière de recrutement au sein du NHS», a annoncé le Premier ministre lors de sa première séance hebdomadaire de questions à la Chambre des Communes.

Sur les quelque 240.000 médecins travaillant au NHS, environ 75.000 ont été formés à l'étranger, dont 27.500 en Inde et près de 2.000 en Irak, selon les chiffres officiels.
«Nous allons également étendre le contrôle des antécédents des immigrants qualifiés (...) en demandant aux personnes qui les parrainent de nous communiquer la vérification de leurs antécédents», a-t-il poursuivi, ajoutant qu'il était «prêt à étudier» la proposition du chef du parti Conservateur David Cameron de créer une police des frontières.

Commémoration des attentats du 7 juillet


C’est donc dans une ambiance tendue que le Royaume-Uni se prépare à commémorer samedi le deuxième anniversaire des attentats-suicide du 7 juillet à Londres, qui avaient fait 56 morts dont les quatre kamikazes.

Une commémoration que les familles des victimes ont voulue discrète, avec un dépôt de gerbe à la gare londonienne de Kings Cross à l'heure des attentats, en présence notamment du maire de Londres Ken Livingstone et de son homologue parisien Bertrand Delanoë.