«Emailgate»: Hillary Clinton s'excuse pour avoir utilisé sa boîte email personnelle

ETATS-UNIS C'est la première fois que la candidate fait son mea culpa...

P.B. avec AFP

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Hillary Clinton en campagne à Cedar Rapids dans l'Iowa (Etats-Unis), le 7 septembre 2015.
Hillary Clinton en campagne à Cedar Rapids dans l'Iowa (Etats-Unis), le 7 septembre 2015. — Charlie Neibergall/AP/SIPA

« C’était une erreur, je suis désolée. » Les mots ont eu du mal à sortir, mais après des semaines d’une polémique sur ses emails qui refuse de mourir, Hillary Clinton a présenté ses excuses, mardi. L’ancienne Première dame, dont la cote de popularité s’est érodée ces dernières semaines, avait jusqu’alors affirmé que l’utilisation d’une messagerie privée, à la place du compte gouvernemental, était plus pratique pour elle.

Dans une interview diffusée mardi soir sur la chaîne ABC, elle a pris la pleine responsabilité de cette décision, affirmant qu’elle la regrettait. « Quand je regarde ça aujourd’hui, même si ce que j’ai fait était autorisé, j’aurais dû utiliser deux comptes, un pour mes emails personnels, un pour les messages de travail », a-t-elle ajouté.

« Aucune information classifiée »

Hillary Clinton a cependant maintenu que lorsqu’elle occupait son poste de secrétaire d’Etat elle n’a « reçu ou envoyé aucune information qui était à l’époque classifiée », et que tous ses interlocuteurs, « y compris la Maison Blanche », savaient qu’elle utilisait un compte personnel.

L’affaire de ses emails n’en finit plus de peser sur la campagne de la candidate démocrate, sa cote de popularité ayant chuté à 41 % selon un sondage Gallup de vendredi dernier, son score le plus bas depuis 1992.

Attaquée par les républicains

En outre, le sujet n’est pas près de se tarir, le département d’Etat rendant public au coup par coup les 30.000 emails officiels que Mme Clinton a restitués fin 2014. Le FBI et le département d’Etat ont lancé des enquêtes, et sur les 4.000 messages publiés par l’administration fin août, environ 150 ont été rétroactivement classifiés en raison de contenus sensibles pour la sécurité nationale.

Les républicains dénoncent un comportement condamnable sinon pénalement, au moins moralement, et insinuent que les Clinton manquent de transparence et se sont toujours crus au-dessus des lois.