Proche-Orient: La mère du bébé palestinien brûlé vif a succombé à ses blessures

PROCHE-ORIENT La jeune institutrice de 26 ans avait été admise avec des brûlures au troisième degré couvrant 80% de son corps...

20 Minutes avec AFP
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Des Palestiniens portent le corps du petit Ali Dawabcheh, 18 mois, brûlé vif dans l'incendie de la maison familiale imputé à des extrémistes juifs, le 31 juillet 2015.
Des Palestiniens portent le corps du petit Ali Dawabcheh, 18 mois, brûlé vif dans l'incendie de la maison familiale imputé à des extrémistes juifs, le 31 juillet 2015. — Majdi Mohammed/AP/SIPA

La mère d'Ali Dawabcheh, un nourrisson palestinien de 18 mois brûlé vif dans l'incendie de leur maison imputé à des extrémistes juifs, a succombé à ses blessures dans la nuit de dimanche à lundi, ont indiqué l'hôpital israélien où elle était soignée et sa famille.

Le 31 juillet, des hommes masqués ont jeté des cocktails molotov par les fenêtres de la maison des Dawabcheh dans le village de Douma, entouré de colonies dans le nord de la Cisjordanie occupée. Ali Dawabcheh, 18 mois, a été tué dans l'incendie. Huit jours plus tard, son père Saad Dawabcheh a succombé ses blessures. Ahmed, quatre ans, l'autre enfant de la famille, est, lui, toujours hospitalisé.

Les funérailles pourraient se tenir dans la journée de lundi

La mère, «Riham Dawabcheh, est décédée dans la nuit», a indiqué à l'AFP une porte-parole de l'hôpital Tel Hashomer de Tel-Aviv où la jeune institutrice de 26 ans avait été admise avec des brûlures au troisième degré couvrant 80% de son corps.

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Depuis Douma, Anouar Dawabcheh, un membre de la famille des trois victimes, a confirmé avoir été informé de la mort de Riham Dawabcheh. Il a ajouté que les funérailles pourraient se tenir dans la journée de lundi à Douma. Les Israéliens devraient remettre le corps de Riham Dawabcheh aux autorités palestiniennes à un check-point à l'entrée de la Cisjordanie occupée et il sera ensuite rapatrié à Douma.

Israël a durci son action contre les extrémistes juifs

L'incendie criminel a été signé d'inscriptions désignant la pratique du «prix à payer», des actes de vandalisme commis par de jeunes colons extrémistes contre les Palestiniens, les chrétiens, les Arabes israéliens et même les soldats et les policiers israéliens. Cette attaque est la dernière en date d'une longue liste d'actes dont les auteurs ont rarement été punis.

Les dirigeants israéliens ont toutefois unanimement condamné, fait rare dans le cas de violences contre des Palestiniens, un acte «terroriste» après l'incendie de Douma. Sous le feu des critiques d'une partie de l'opposition et de l'étranger qui l'accusent d'accorder l'«impunité» aux auteurs d'attaques antipalestiniennes, Israël a récemment durci son action contre les extrémistes juifs en lançant des raids dans des colonies et en plaçant des figures de l'activisme antipalestinien en détention sans inculpation.