VIDEO. La police tchèque renonce à l'inscription de numéros sur les mains des migrants

IMMIGRATION

20 Minutes avec AFP

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Une policière tchèque en train d'inscrire au marqueur un numéro d'identification sur le bras d'un enfant réfugié syrien.
Une policière tchèque en train d'inscrire au marqueur un numéro d'identification sur le bras d'un enfant réfugié syrien. — Zpravy

Devant le levée de boucliers, ils renoncent. La police tchèque a annoncé jeudi avoir renoncé au procédé controversé de l’inscription de numéros sur les mains de migrants interpellés, sévèrement dénoncée la veille par des juristes et des militants humanitaires. « La police est sensible aux critiques apparues dans les médias », indique un communiqué publié par la direction de la police de la République tchèque.

Des bracelets en plastique avec l’identité des migrants

Les policiers vont désormais utiliser des bracelets en plastique portant les renseignements d’identification nécessaires, lit-on dans ce texte. Mardi, des policiers avaient utilisé des marqueurs pour inscrire des numéros sur la peau de 214 réfugiés, en majorité syriens, interpellés à Breclav (sud-est), à bord de trains venant d’Autriche et de Hongrie. Une porte-parole du ministère tchèque de l’Intérieur, Lucie Novakova, a déclaré mercredi à l’AFP que ce marquage avait été introduit en raison du grand nombre d’enfants parmi les réfugiés.

« Empêcher que des enfants se perdent »

« Notre objectif est d’empêcher que des enfants se perdent », a-t-elle dit. Ce procédé rappelle inévitablement celui utilisé par les nazis pour identifier les prisonniers des camps de concentration, selon ses critiques. Le ministre tchèque de l’Intérieur, Milan Chovanec, a de son côté affirmé jeudi que les policiers à Breclav avaient été obligés de « travailler vite et sous stress ».

La République tchèque est à l’heure actuelle pour les migrants surtout un pays de transit vers l’Europe de l’Ouest. Les Premiers ministres de quatre pays d’Europe centrale (Hongrie, Pologne, Slovaquie, République tchèque) se réuniront vendredi à Prague, pour se pencher en commun sur l’actuelle crise migratoire.