Grèce: Le parti de Tsipras dépassé pour la première fois par la droite dans les sondages

GRECE Les Grecs interrogés se prononcent majoritairement pour un gouvernement de coalition, alors que l'ex-Premier ministre a appelé les électeurs à lui donner «un mandat fort, une majorité absolue»...

M.C. avec AFP

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L'ex-Premier ministre grec Alexis Tsipras lors d'un meeting à Athènes le 29 août 2015.
L'ex-Premier ministre grec Alexis Tsipras lors d'un meeting à Athènes le 29 août 2015. — Petros Giannakouris/AP/SIPA

C'est une première. A dix-huit jours des élections législatives anticipées en Grèce, la droite est créditée d'une légère avance sur le parti de gauche radicale Syriza, dans un sondage diffusé mercredi soir sur la chaîne de télévision MEGA.

Le principal parti d'opposition, la Nouvelle Démocratie (ND-droite) recueille selon ce sondage 25,3% des intentions de vote contre 25% pour le parti d'Alexis Tsipras. L'ex-Premier ministre, qui a démissionné le 20 août, reste toujours populaire (41,9%). Mais le dirigeant de la ND, Vangélis Meïmarakis recueille désormais plus d'avis favorables (44,3%) que lui contrairement aux précédents sondages.

Les Grecs seraient favorables à un gouvernement de coalition

Les néonazis d'Aube dorée, dont les dirigeants et cadres sont poursuivis en justice pour des crimes, arrivent en troisième position avec 5,5%. Les dissidents du parti Syriza, qui ont formé le parti eurosceptique Unité populaire sont crédités de 4% des intentions de vote aux législatives anticipées, le troisième scrutin depuis le début de l'année.

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Les personnes interrogées se prononcent également majoritairement pour un gouvernement de coalition (58,9%) alors qu'Alexis Tsipras, dont la démission après la scission de son parti a ouvert la voie aux élections anticipées du 20 septembre, a appelé les électeurs grecs à lui donner «un mandat fort, une majorité absolue».

Le 25 janvier, Syriza était arrivé au pouvoir avec 36,3% des voix contre 27,8% pour la droite, en promettant aux électeurs la fin de l'austérité. Le gouvernement Tspiras s'est ensuite résigné à conclure un accord avec l'UE et le FMI pour un troisième programme d'aide financière au pays surendetté, assorti d'exigences de réformes et mesures d'économie. L'échantillon du sondage, effectué entre le 31 août et le 2 septembre par téléphone à travers le pays est d'un millier de personnes.