Destruction d'un temple par Daesh: «Un crime intolérable», pour l'Unesco

PATRIMOINE L'organisation de l'Etat islamique a détruit le temple de Bêl, à Palmyre, comme l’ont confirmé des images satellites…

20 Minutes avec AFP
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A gauche, Palmyre détruit par Daesh ; à droite, le même site quatre jours avant.
A gauche, Palmyre détruit par Daesh ; à droite, le même site quatre jours avant. — UNITAR-UNOSAT / AFP

« Un crime intolérable contre la civilisation. » L’Unesco déplore ce mardi la destruction du temple de Bêl à Palmyre en Syrie par les djihadistes de l’organisation de l’Etat islamique. Après avoir exprimé son « profond désarroi », la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokovaelle assure toutefois, dans son communiqué, que « ce crime n’effacera jamais 4 500 ans d’histoire ».

« Il est fondamental d’expliquer l’histoire et la signification des temples de Palmyre. Quiconque a vu Palmyre garde à jamais le souvenir d’une ville qui porte en elle la dignité de tout le peuple syrien, et qui incarne les plus hautes aspirations de l’humanité », ajoute-t-elle. « Chacune de ces attaques nous appelle à partager encore davantage le patrimoine de l’humanité, dans les musées, dans les écoles, dans les médias, à la maison ».

« Ils ont tué Palmyre »

« Face à ce nouveau crime de guerre, l’Unesco réaffirme sa détermination à poursuivre la protection de ce qui peut être sauvé, par une lutte sans merci contre le trafic illicite des objets culturels, par la documentation et la mise en réseau des milliers d’experts, en Syrie et dans le monde, qui s’emploient à favoriser la transmission de ce patrimoine aux générations futures, y compris par les moyens technologiques modernes », poursuit la directrice de l’Unesco.

Commentant mardi la diffusion de photos satellitaires de l’ONU qui confirment la destruction du plus grand temple du site antique, le directeur des Antiquités de Syrie, Maamoun Abdelkarim, a affirmé qu’il « s’agissait du plus beau symbole de toute la Syrie. Et nous l’avons perdu à tout jamais. Ils ont tué Palmyre ».