Migrants: Hollande attendu à Berlin pour «donner une nouvelle impulsion»

CRISE Les deux dirigeants se retrouveront en fin d’après-midi à la chancellerie pour un entretien bilatéral consacré à la situation en Ukraine mais aussi aux migrants...

20 Minutes avec AFP

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French President Francois Hollande (R) and German Chancellor Angela Merkel (L) attend a meeting with the Ukrainian president in Kiev on February 5, 2015. Angela Merkel and Francois Hollande touched down in Kiev on February 5 with a new peace plan to stop an upsurge in fighting in east Ukraine. AFP PHOTO / SERGEI SUPINSKY
French President Francois Hollande (R) and German Chancellor Angela Merkel (L) attend a meeting with the Ukrainian president in Kiev on February 5, 2015. Angela Merkel and Francois Hollande touched down in Kiev on February 5 with a new peace plan to stop an upsurge in fighting in east Ukraine. AFP PHOTO / SERGEI SUPINSKY — AFP

Le dossier des migrants est un défi pour l’Europe. François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel tenteront ce lundi à Berlin de « donner une nouvelle impulsion » franco-allemande à la réponse européenne à la crise des migrants, a-t-on appris auprès de l’Elysée. Les deux dirigeants se retrouveront en fin d’après-midi à la chancellerie pour un entretien bilatéral consacré à la situation en Ukraine mais aussi aux migrants, avant d’être rejoints par le président ukrainien Petro Porochenko.

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« Il faut redonner des impulsions pour que ce qui a été décidé (par l’Union européenne fin juin sur les migrants) soit mis en oeuvre et ouvrir éventuellement de nouvelles perspectives », souligne-t-on à Paris. « La situation ne se règle pas » et les décisions prises par l’UE ne sont « pas suffisantes, pas assez rapides et pas à la hauteur » dans leur mise en oeuvre, ajoute-t-on de même source.

Accélérer la mise en place des centres d’accueil

Les deux dirigeants devraient ainsi discuter de la volonté de leurs deux pays d'« aller beaucoup plus loin dans l’harmonisation » des politiques d’asile (normes d’accueil, procédures d’accueil…) et de « mettre en place une politique européenne complète ». Pour autant, ils ne devraient pas « sortir un nouveau papier » sur cette question dès lundi soir, relève-t-on à l’Elysée.

Parmi les priorités figurerait l’établissement d’une liste commune des « pays d’origine sûrs », dont les migrants ne sont pas considérés a priori comme demandeurs d’asile. Ces listes sont composées jusqu’à présent par chacun des Etats membres de l’UE avec de fortes disparités, notamment sur les Balkans. Il s’agirait aussi d’accélérer la mise en place des centres d’accueil et d’identification des demandeurs d’asile et des migrants illégaux en Italie et en Grèce en fixant « des échéances, par exemple la fin de l’année ».

« Tant que l’on n’aura pas ces centres d’accueil, des retours de migrants illégaux qui permettront de dissuader de nouvelles arrivées et une solidarité interne à l’UE, rien ne se passera », souligne-t-on à Paris, où l’on appelle à avancer sur tous ces fronts à la fois.

L’Europe est le théâtre d’une crise migratoire

La rencontre de Berlin intervient alors que l’Europe est le théâtre d’une crise migratoire sans précédent.

Les garde-côtes italiens ont ainsi coordonné le sauvetage de 4.400 migrants en mer Méditerranée pour la seule journée de samedi alors que plus de 100.000 migrants d’Afrique, du Proche-Orient et d’Asie du Sud ont atteint les ports italiens depuis le début de l’année. L’Allemagne s’attend à recevoir pour sa part jusqu’à 800.000 demandeurs d’asile en 2015.