Attentat de Bangkok: Un portrait-robot diffusé, un étranger recherché

TERRORISME Trois suspects ont été identifiés...

C.B. et N.Beu. avec agences
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Le portrait robot du suspect de l'attentat de Bangkok
Le portrait robot du suspect de l'attentat de Bangkok — AP/SIPA

Après les photos, la police thaïlandaise a diffusé mercredi le portrait-robot du suspect de l’attentat meurtrier de Bangkok. Il présente un homme, plutôt jeune, avec une chevelure brune très fournie et porte des lunettes à monture noire. Il pourrait être « étranger ou thaïlandais », selon le porte-parole de la police nationale Prawut Thavornsiri.

Trois suspects au total

Cet homme ferait partie d’un « réseau » d’après le chef de la police thaïlandaise, Somyot Poompanmoung, qui estime qu’il ne peut « pas avoir agi seul ». Pour appuyer cette thèse, la police avance d’ailleurs que deux autres suspects ont été identifiés sur des images de vidéosurveillance, selon Reuters.

Sur ces images, le premier suspect transporte un sac à dos, qu’il glisse calmement sous un banc au pied de la grille du sanctuaire Erawan dans le quartier commerçant de Chidlom avant de quitter les lieux. Trois minutes plus tard, une bombe a explosé à cet endroit précis. Les deux autres suspects sont vêtus de rouge et de blanc.

Un « étranger » recherché

De son côté, un tribunal thaïlandais a émis mercredi un mandat d’arrêt contre un étranger non identifié. D’après le mandat, émis par l’une des cours pénales Bangkok, cet « étranger non identifié » est soupçonné de « meurtre avec préméditation » et de complot entre autres charges.

La police thaïlandaise estime par ailleurs que la bombe qui a explosé lundi était petite mais puissante et sophistiquée. L’engin explosif était constitué d’au moins trois kilogrammes d’explosifs, emballés dans un récipient hermétique. D’après les médias locaux, la bombe contenait des roulements à billes qui sont destinées à engendrer des blessures plus importantes. Les enquêteurs pensent que l’explosion a été déclenchée à distance, soit par une minuterie soit par un appel passé depuis un téléphone mobile.

L’explosion a été suffisamment forte pour laisser un petit cratère, arracher des parties de la grille autour du sanctuaire et des morceaux de béton. L’onde de choc a été ressentie dans des immeubles qui se trouvent à des centaines de mètres du sanctuaire.

La seconde bombe, une imitation ?

Après une seconde explosion mardi après-midi à Bangkok à proximité de la station de métro Saphan Taksin, proche de la rivière Chao Praya, qui n’a pas fait de blessés, la police avait indiqué qu’il existait un lien entre les deux attaques.

Mais mercredi, le chef de la police a finalement précisé qu’il pourrait aussi s’agir d’une « imitation ». L’explosion a tué des étrangers et des Thaïlandais, la plupart d’entre eux étaient en train de prier au sein du sanctuaire à ciel ouvert.

Onze étrangers ont trouvé la mort : trois Chinois, deux Hongkongais dont l’une possédait un passeport britannique, un Indonésien, quatre Malaisiens, une Singapourienne et six Thaïlandais ont été tués, d’après la police. Trois resteraient non identifiées. Plus de 120 personnes ont également été blessées, 68 étaient encore hospitalisées mercredi, dont 12 toujours dans un état grave.