Migrants: Une quarantaine de personnes mortes étouffées dans un bateau en Méditerranée

DRAME L'opération de secours est en cours...

20 Minutes avec AFP

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Un document publié par l'Office italien marine de presse Marina Militare le 11 Août, 2015
Un document publié par l'Office italien marine de presse Marina Militare le 11 Août, 2015 — MARINA MILITARE / AFP

Au moins une quarantaine de personnes sont mortes samedi au cours d'un nouveau drame en mer, vraisemblablement étouffées dans la cale d'un bateau transportant des centaines de migrants, selon les médias italiens.

«Opération de secours en cours sur un bateau (...) De nombreux migrants secourus. Au moins quarante morts», affirme la Marine dans un message sur son compte Twitter.

 

 

Selon le Corriere della Sera, il ne s'agit pas d'un naufrage et la quarantaine de corps ont été retrouvés dans la cale, vraisemblablement morts étouffés. L'embarcation, qui naviguait au sud de l'île de Lampedusa, transportait quelque 400 personnes selon le quotidien. La Marine militaire n'était pas immédiatement joignable samedi à la mi-journée.

Selon une journaliste de la chaîne de télévision RaiNews, qui se trouvait pour un reportage au centre de coordination des opérations de la marine, l'opération de secours a débuté peu après 7h du matin (5h GMT). Un hélicoptère de la marine a repéré un bateau en difficulté à environ 21 milles des côtes libyennes, au sud de l'île italienne de Lampedusa.

Une quarantaine de corps dans la cale

Le bateau, qui transportait quelque 300 migrants, était «surchargé et commençait à couler», a raconté la journaliste de RaiNews. Un navire de la marine s'est alors approché, a commencé les opérations de secours, et a découvert dans un deuxième temps qu'il y avait une quarantaine de corps dans la cale.

D'après les nombreux témoignages recueillis auprès des survivants de ces voyages très dangereux entre la Libye et l'Italie, les passeurs ont l'habitude d'entasser dans la cale les migrants ayant payé le moins pour la traversée. Piégés dans cet espace confiné, les migrants courent le risque de mourir étouffés ou asphyxiés par les émanations de carburant, ou encore noyés si le bateau chavire et coule sans leur laisser le temps de sortir.

Très souvent, les passeurs ou les passagers du pont font usage de violences pendant la traversée pour empêcher ceux de la soute de sortir, un mouvement peut faire chavirer ces embarcations toujours surchargées.