Rendez-vous à Charm el-Cheikh

PROCHE-ORIENT Les dirigeants arabes et israéliens se retrouvent pour tenter de renforcer l'Autorité palestinienne...

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De gauche à droite : le président égyptien Hosni Moubarak, le président palestinien Mahmoud Abbas, le Premier ministre israélien Ehud Olmert et le roi de Jordanie Abdallah II
De gauche à droite : le président égyptien Hosni Moubarak, le président palestinien Mahmoud Abbas, le Premier ministre israélien Ehud Olmert et le roi de Jordanie Abdallah II — Sipa

Que faire alors que le Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza ? C’est la question que vont se poser les présidents égyptien Hosni Moubarak et palestinien Mahmoud Abbas, le Premier ministre israélien Ehud Olmert et le roi Abdallah II de Jordanie, lors d’un sommet israélo-arabe lundi à Charm el-Cheikh, dans le Sinaï égyptien.

Les quatre dirigeants, soutenus dans leur démarche par l'Occident, auront des entretiens bilatéraux avant le sommet qui doit commencer à 19h locales (18h à Paris).

Des gestes d’Israël attendus

Un tête-à-tête, le premier depuis le 15 avril, est prévu en soirée entre le dirigeant israélien et le président de l'Autorité Palestinienne alors qu'une forte attente de gestes concrets pèse sur Israël afin de venir renforcer le Fatah en Cisjordanie face à son rival islamiste. Le gouvernement israélien a ainsi approuvé dimanche «le principe» du transfert de centaines de millions de dollars de taxes douanières et impôts dus aux Palestiniens.

Le porte-parole de Mahmoud Abbas, Nabil Abou Roudeina, a souligné que le leader palestinien demanderait «la levée complète du siège et la mise en place d'actions concrètes pour faire avancer le processus de paix vers la création d'un Etat palestinien».

Ehud Olmert a cependant dit ne pas souhaiter relancer les discussions de paix israélo-palestiniennes avant que le nouveau gouvernement d'urgence palestinien ne se «stabilise».
    
Vers la levée de barrages en Cisjordanie ?

Selon la presse israélienne, il aurait aussi renoncé pour des raisons de sécurité à la levée d'un demi-millier de barrages routiers en Cisjordanie, contrairement à ce qu'il aurait promis au président américain George W. Bush. Le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul Gheit, avait appelé dimanche son homologue israélienne, Tzipi Livni, pour demander à Israël une série de gestes forts, y compris la levée de ces contrôles routiers.

Le Caire s'attend à ce que le Premier ministre israélien soulève à nouveau devant le président Moubarak la question des tunnels de contrebande d'armes creusés sous la frontière séparant l'Egypte de la bande de Gaza.
    
Dimanche, Abdallah II a aussi souligné la nécessité que ce sommet soit «une occasion de mettre au point un calendrier précis pour une reprise des négociations» entre Israéliens et Palestiniens.
    
Hostile à ce sommet, le Premier ministre palestinien limogé, issu du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a de son côté dénoncé «les mirages des Américains et des Israéliens», appelant à la «fermeté et à la résistance».