Irak: Des combattants kurdes visés par une attaque chimique

COMBATS L'attaque est survenue lors d'affrontements dans une région où les peshmergas combattent Daesh...

L.C. avec AFP

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Des combattants peshmergas sur une route de Kirkuk (Irak) le 30 janvier 2015
Des combattants peshmergas sur une route de Kirkuk (Irak) le 30 janvier 2015 — Marwan Ibrahim AFP

Des combattants kurdes ont été visés « il y a quelques jours » par une attaque à l’arme chimique dans le nord de l’Irak, au sud-ouest d’Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, a annoncé ce jeudi le ministère allemand de la Défense, qui a formé ces combattants.

« Il y a eu une attaque à l’arme chimique (…) il y a eu des peshmergas blessés avec des irritations des voies respiratoires », a dit un porte-parole du ministère, sans préciser qui était à l’origine de l’attaque alors que les Kurdes combattent l’organisation terroriste Daesh.

Gaz toxique

«Des spécialistes américains et irakiens sont en route pour déterminer ce qui s'est réellement passé», a-t-il indiqué. L'attaque au gaz toxique a été menée au mortier, a-t-il indiqué, sans préciser la nature du produit utilisé.

Le porte-parole a indiqué que les soldats de la Bundeswehr déployés dans le nord de l'Irak pour former les combattants kurdes n'avaient à aucun moment été en danger. «Les soldats allemands n'ont pas été touchés ni menacés (...) la protection de nos soldats dans le nord de l'Irak reste quoi qu'il en soit au plus haut niveau», a-t-il souligné.

Brûlures, migraines, vomissements

Les djihadistes de Daesh ont été par le passé accusés d'avoir utilisé des armes contenant des gaz toxiques contre les combattants kurdes. Les Unités de protection du peuple kurde (YPG) et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) ainsi que des experts ont rapporté en juillet dernier des attaques chimiques courant dans la province de Hassaké, dans le nord-est de la Syrie, contre des combattants kurdes.

Là aussi, la nature précise du gaz n'avait pas été déterminée : «les projectiles dégagent à l'impact un gaz jaune avec une forte odeur d'oignon pourri».

Les forces kurdes avaient alors fait état de «brûlures à la gorge, aux yeux et au nez, accompagnées de maux de tête, des douleurs musculaires, une perte de concentration, des problèmes de mobilité et des vomissements».

Précédemment, en mars 2015, le gouvernement de la région autonome du Kurdistan irakien avait affirmé avoir les preuves d'une utilisation du gaz chloré comme arme chimique par Daesh contre ses forces. Le chlore, qui fut utilisé lors de la Première Guerre mondiale, est un gaz suffocant, interdit dans les conflits armés par la Convention sur les armes chimiques de 1997.