VIDEO. Explosions en Chine: La censure est déjà à l'œuvre

CATASTROPHE Les autorités chinoises tentent de contrôler les informations qui circulent...

Victor Point

— 

Des hommes patientent en attendant d'être pris en charge par les secours, après les explosions à Tianjin, en Chine, dans la nuit du 12 au 13 août.
Des hommes patientent en attendant d'être pris en charge par les secours, après les explosions à Tianjin, en Chine, dans la nuit du 12 au 13 août. — TPG/NEWSCOM/SIPA

En Chine, la ville de Tianjin a été très brutalement tirée de son sommeil la nuit dernière. Deux énormes explosions, suivies d’un gigantesque incendie, ont secoué la quatrième métropole du pays, faisant pour le moment et officiellement un peu plus de quarante morts et des centaines de blessés. Le bilan va très certainement s’alourdir dans les prochaines heures.

Mais, déjà, les premières suspicions sont nées à propos de la future honnêteté des autorités chinoises… qui ne sont pas connues pour leur transparence lorsqu’il s’agit de catastrophes, surtout industrielles. Les mauvaises conditions de sécurité de ces sites sont régulièrement pointées du doigt. En août 2014, une explosion dans une usine de métaux avait fait au moins 71 morts dans le centre-est du pays.

Alors, les autorités chinoises distribuent des consignes… Comme le confirme ce journaliste sur place : « Même les journalistes locaux sont priés de ne pas prendre de photos. »

 

Mais ce qui n’était qu’une recommandation a clairement basculé ces dernières heures dans la censure. Sur Weibo, le Twitter chinois, très contrôlé par les autorités, les internautes doivent déjà s’y plier. Cette universitaire basée à Hong-Kong en témoigne : « Je viens d’essayer à plusieurs reprises de retweeter sur Weibo un commentaire critique de @LiYuan6 [responsable de la version chinoise du Wall Street Journal basée à Pékin et suivie par 2 millions de personnes sur le réseau social chinois] à propos de Tianjin, mais "permission refusée" »

 

Ironie du sort, le siège des censeurs de Weibo se situe… à Tianjin, connu comme étant la capitale de la censure chinoise. Mais Weibo est loin d’être le seul réseau social concerné.

 

Mots-clés :