VIDEO. Irak : Une attaque de Daesh au camion piégé fait une cinquantaine de morts à Bagdad

TERRORISME L'attentat a été revendiqué par le groupe extrémiste sunnite Daesh...

L.C. avec AFP

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Photo d'une attaque à la voiture piégée survenue à Khan Beni Saad, à 30 km de Bagdad (Irak), le 18 juillet 2015.
Photo d'une attaque à la voiture piégée survenue à Khan Beni Saad, à 30 km de Bagdad (Irak), le 18 juillet 2015. — Karim Kadim/AP/SIPA

Un camion piégé a explosé jeudi dans un marché d'un quartier chiite de Bagdad, tuant une cinquantaine de personnes et en blessant des dizaines d'autres, dans un attentat revendiqué par le groupe extrémiste sunnite Etat islamique.

Il s'agit de l'un des attentats les plus sanglants ayant frappé ces derniers mois la capitale irakienne.

Plus de 80 blessés

L’explosion s’est produite vers 6 heures locales (5h heure de Paris) dans un marché de fruits et légumes à Sadr City, un grand quartier chiite à forte densité. Un colonel de la police a fait état de la découverte de 38 cadavres et des restes d'une dizaine d'autres personnes. Un responsable médical a lui fait état de 59 morts. Les deux responsables ont indiqué que 82 personnes avaient été blessées.

L’explosion a dévasté le marché, tuant également des chevaux qui tiraient des carrioles chargées de fruits et légumes, selon un photographe de l’AFP.

Des ambulanciers ramassaient des restes humains et des fruits et légumes étaient éparpillés un peu partout dans le marché, tandis que des véhicules étaient en feu, selon la même source.

Daesh revendique l'attaque

Dans un communiqué, Daesh a salué une «opération bénie qui a permis aux soldats de l'Etat islamique de faire exploser un camion piégé» dans le quartier de Sadr City.

L'organisation extrémiste sunnite Daesh, qui occupe de vastes pans de territoire irakien à l’ouest et au nord de Bagdad, vise souvent les chiites, qu’elle considère comme hérétiques.

Une partition?

Le général Raymond Odierno, qui fut le plus haut gradé de l'armée américaine en Irak et qui prendra sa retraite cette semaine, s'est montré pessimiste mercredi au sujet du conflit latent entre les communautés chiite et sunnite, qui a culminé dans les années 2006-2007 faisant des dizaines de milliers de victimes.

«Cela devient de plus en plus difficile chaque jour», a dit lors d'une conférence de presse Raymond Odierno, interrogé sur la réconciliation entre ces deux communautés, prédisant un avenir dans lequel «l'Irak ne ressemblera plus à ce qu'il était par le passé».

Concernant une éventuelle partition du pays, il a estimé que «c'est à la région, aux personnalités politiques et aux diplomates de trouver comment cela peut se passer, mais c'est quelque chose qui pourrait arriver». «Cela pourrait être la seule solution mais je ne suis pas encore prêt à l'affirmer», a-t-il encore déclaré.