VIDEO Vol MH370: Quels sont les moyens déployés pour retrouver les débris?

CRASH Les recherches de morceaux de l'avion dureront jusqu'à vendredi dans une zone autour de l'île de La Réunion...

Victor Point
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Un militaire des Fazsoi à la recherche de débris en mer à l'est de la Réunion, vendredi 7 août.
Un militaire des Fazsoi à la recherche de débris en mer à l'est de la Réunion, vendredi 7 août. — P. Becot / Fazsoi

Un morceau de flaperon et tout redevient possible. Mercredi 29 juillet, des débris trouvés à la Réunion appartenant probablement au Boeing 777 du vol MH370 de la Malaysia airlines ont relancé les recherches pour tenter de comprendre la disparition de l'avion en mars 2014. L'enquête n'avait pour l'instant rien permis d'affirmer, laissant place aux théories les plus fantasques...

Une enquête internationale, puisqu'outre l'immense zone de recherche dans l'océan Indien, les 239 personnes à bord venaient de quatorze pays différents (pour l'essentiel des Chinois et des Malaisiens, mais aussi quatre Français, sept Indonésiens, six Australiens ou trois Américains). Mais en faisant surface à La Réunion, les supposés débris du MH370 ont mis la France au centre du jeu. Leur analyse a d'ailleurs été confiée au BEA, à côté de Toulouse, qui a accueilli une douzaine de chercheurs malaisiens.



Un avion, quelques bateaux

« Les moyens locaux des Forces armées de la zone Sud océan Indien (Fazsoi), de la gendarmerie et de la police nationale sont mobilisés », a expliqué vendredi le préfet de la Réunion, Dominique Sorain. Les recherches doivent durer une semaine dans un premier temps.

Dans le détail, « pour les Fazsoi, il s’agit d’un avion Casa, d’un hélicoptère de la marine Panther et de la vedette La Verdon. Pour la gendarmerie, ce sont la vedette de la brigade nautique côtière, les hélicoptères de la section aérienne et des patrouilles pédestres sur le rivage nord-est. La police mobilisera également des patrouilles pédestres sur le bord du rivage. » L'enquête judiciaire a été confiée à la gendarmerie des transports aériens (GTA).


L'avion Casa déployé par les Fazsoi pour aider à la recherche de débris en mer. - P. Becot / Fazsoi

 

En outre, grâce à une initiative de la mairie de Saint-André à la Réunion, depuis ce lundi matin, une centaine de personnes ratissent le littoral oriental de l'île, sur une quinzaine de kilomètres, aux alentours de l'endroit où a été trouvé le bout de flaperon. Il sont tous salariés d'associations chargées de la protection de l'environnement.

Les Maldives s'en mêlent

Les Français ne sont évidemment pas les seuls à s'activer après cette découverte. Toutes les îles de l'océan Indien sont potentiellement concernées, au premier rang desquelles les Maldives. Des débris retrouvés sur une plage sont déjà en cours d'analyse par la Malaisie.

Au final, les moyens déployés ne paraissent pas énormes par rapport à l'ampleur de la tâche. Mais ce que nous ont déjà appris ces recherches, pour lesquelles l'Australie, aidée des Etats-Unis, de la Chine, de la France et de la Malaisie, avait déployé, en vain, de gros moyens après la disparition du vol, c'est qu'il va probablement falloir que les aiguilles sortent toutes seules de leur (immense) botte de foin...


Une immense zone de recherche à l'est de la Réunion pour découvrir d'éventuels débris du MH 370. - jj/tsq, I.Vericourt/S.Ramis/J.Jacobsen / AFP