VIDEO. Disparition du MH370: Pour les enquêteurs australiens, les débris retrouvés donnent «un coup de fouet» aux recherches

DISPARITION Les équipes australiennes sont confortées dans leurs recherches…

A.Ch. avec AFP

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Le débris d'avion retrouvé relance l'enquête sur le vol MH370
Le débris d'avion retrouvé relance l'enquête sur le vol MH370 — Laura Damase, FRANCIS CURTA AFPTV

Dans l’enquête sur la disparition du vol MH370, les enquêteurs australiens sont confortés par la découverte des débris d’avion à la Réunion et se montrent plus affirmatifs que les Français sur l’appartenance de ces débris au vol disparu. Pour le responsable australien des opérations, la découverte d'un fragment d'aile d'un Boeing 777 à la Réunion a donné «un vrai coup de fouet» aux recherches de l'avion du vol MH370, en «confortant» le choix des zones maritimes explorées.

Des recherches à 4.000km de la Réunion

«Cette découverte a donné un véritable coup de fouet à nos équipes déployées (sur l'océan) pour les opérations de recherche, et à nos personnels à Canberra et à Perth», a expliqué Martin Dolan, commissaire en chef du Bureau australien de la sécurité des transports (ATSB). «Cela nous conforte dans l'idée que nous avons pris les bonnes décisions. Nous avons des équipes totalement dévouées aux recherches, mais cela leur a donné un réel encouragement et ils restent concentrés pour retrouver l'appareil disparu», a ajouté Martin Dolan.

Après avoir passé en revue leurs données et les modélisations déjà effectuées, pour tenir compte des trajectoires potentielles empruntées par les débris à la dérive, l'ATSB reste confiant sur le bien-fondé de la zone de recherches actuelle, à environ 4.000 km de l'île de la Réunion. Les eaux qu'inspectent les navires de recherche sont à ce point éloignées de toute terre, que ces derniers mettent jusqu'à six jours pour regagner les côtes australiennes afin de se ravitailler en nourriture et en carburant.

De grosses pièces de carlingue pourraient être intactes

En revanche, les informations supplémentaires que pourrait livrer l'examen approfondi du flaperon sur les circonstances de la disparition du MH370 ne devraient pas être d'un grand secours pour les enquêteurs australiens. «Nous n'avons pas besoin de nous interroger sur la manière dont l'avion s'est abîmé en mer. Cela ne concerne que la quantité de débris générée», a souligné Martin Dolan. Mais même dans le cas où le Boeing aurait enregistré un choc très violent en heurtant la mer, les moteurs ont dû «rester largement intacts», a-t-il relevé. Et «dans le scénario le plus probable, un choc un peu moins violent, il y aura de grosses pièces de la carlingue demeurées intactes, qui seront plus faciles à détecter avec les techniques que nous utilisons».