Fin des rumeurs, le lion Jericho est bien vivant mais n'est pas le frère de Cecil

ANIMAUX Cet épisode intervient une semaine après le scandale de la mort du lion Cecil, abattu par un chasseur américain...

20 Minutes avec AFP

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Le lion Cecil, au Zimbabwe.
Le lion Cecil, au Zimbabwe. — Capture d'écran Youtube

L’autorité des parcs nationaux du Zimbabwe a mis un terme dimanche aux rumeurs sur la mort d’un autre lion du parc de Hwange, annonçant qu’il était bien vivant, une semaine après le scandale de la mort du lion Cecil abattu par un chasseur américain aux abords du parc.

« Le lion connu sous le nom de Jericho est toujours vivant », a indiqué l’autorité des parcs et de la protection de la faune sauvage du Zimbabwe dans un communiqué.

 

 

Very happy news

Posted by Friends of Hwange Trust on dimanche 2 août 2015

 

Le lion fait partie d’un projet de recherche sur la longévité des lions dirigés par le chercheur britannique Brent Stapelkamp qui a pu photographier le lion vers 7h après qu’il se soit repu d’une proie. Le communiqué souligne que les deux lions ne sont pas frères.

Spécimen protégé et attraction vedette

Des informations contradictoires ont circulé samedi sur le sort de Jericho. Une ONG travaillant avec des informateurs de terrain à la fiabilité aléatoire a semé la consternation en affirmant qu’il avait été abattu. L’annonce diffusée par l’ONG a aussitôt enflammé la Toile et les médias anglosaxons qui se passionnent depuis des jours pour le safari scandaleux du riche chasseur américain.

Jusqu’à ce qu’une autre association, les Amis de Hwange, ne fasse ressusciter Jericho en affirmant que l’information semblait fausse. Le Zimbabwe a réclamé vendredi l’extradition de Walter Palmer, riche chasseur de trophée américain du Minnesota (nord des États-Unis) qui a tué début juillet le lion Cecil, spécimen protégé et attraction vedette du parc Hwange (ouest), près des célèbres chutes Victoria.

Mâle dominant du parc, Cecil, remarquable par sa crinière noire mais peu connu des Zimbabwéens, était équipé d’un collier émetteur. Le chasseur a affirmé s’être aperçu qu’il s’agissait d’un spécimen protégé une fois l’animal mort, quand il s’est approché et a découvert le collier GPS.

Permis de chasse en règle

Son guide a assuré que le permis de chasser à l’arc était parfaitement en règle, que son client américain était innocent et n’avait nullement cherché à s’offrir la tête de ce grand lion.

En revanche, il a admis que Walter Palmer s’est pris en photo avec sa proie malgré la découverte du collier, et est reparti aux Etats-Unis comme si de rien n’était en prenant ses dispositions pour récupérer son trophée, la tête débarrassée du collier, qui a depuis été confisquée par les autorités.

La mort du lion Cecil a suscité une virulente polémique aux Etats-Unis.

Pour mémoire voici une vidéo sur les circonstances de la mort de Cécil