Crash d'un avion d'Air Algérie: Les familles des victimes demandent le rapatriement des restes à Ouagadougou

BURKINA FASO Les restes non-identifiés ont été enterrés dans un cimetière malien...

20 Minutes avec AFP

— 

Une photo fournie le 25 juillet 2014 par l'ECPAD montrant des soldats français sur le site du crash du vol AH5017 d'Air Algérie
Une photo fournie le 25 juillet 2014 par l'ECPAD montrant des soldats français sur le site du crash du vol AH5017 d'Air Algérie — - ECPAD

Cent-seize personnes, dont cinquante-quatre Français ont péri dans le drame. Les familles des victimes du vol AH 5017 d’Air Algérie, qui s’est écrasé il y a un an jour pour jour au Mali, ont exigé vendredi le rapatriement à Ouagadougou (Burkina Faso) des restes non-identifiés de leurs proches, enterrés à Bamako (Mali).

« J’appelle de tous mes voeux à ce que les restes post-mortem non identifiés de nos proches enterrés dans un cimetière à Bamako soient rapatriés à Ouagadougou », a déclaré Delphine Tricot, présidente de l’association des victimes françaises, AH5017 Ensemble.

La majeure partie des restes humains avait été envoyée en France pour identification après le crash de l’avion, qui devait relier Ouagadougou à Alger, avant d’être retournée en janvier aux familles. Les restes non-identifiés ont été enterrés dans un cimetière de la capitale malienne.

« Nous suivrons toutes les voies de droit pour les récupérer »

Les associations de victimes ont déjà saisi le président français François Hollande et les dirigeants burkinabé et malien sur cette question, a précisé Delphine Tricot, dont le mari a péri dans l’accident.

« Nous suivrons toutes les voies de droit pour les récupérer », a martelé Me Halidou Ouédraogo, le président des proches des victimes burkinabé du crash, qui a perdu sa fille cadette dans l’accident.

Plusieurs familles des victimes s’étaient donné rendez-vous à Ouagadougou pour commémorer jeudi et vendredi le tout premier anniversaire du crash.

Outre une veillée funèbre en présence des autorités burkinabé, parents et proches ont posé des gerbes de fleurs au cimetière de Goughin (à l’ouest de Ouagadougou), où reposent les victimes burkinabés du drame.

Déplorant les nombreuses « zones d’ombre » qui entourent l’accident, les familles se sont également réunies pour examiner les résultats de l’enquête, afin de déterminer la suite judiciaire à donner.

La cause principale de l’accident, révélée par le Bureau français d’enquêtes et d’analyses (BEA) réside dans la non-activation par les pilotes du système d’antigivre des moteurs, qui a pu provoquer le décrochage de l’avion.