États-Unis: Uber fait plier le maire de New York

TRANSPORTS La Ville souhaitait limiter la croissance d'Uber à 1% pendant une année, le temps d'évaluer l'impact sur les embouteillages et la pollution...

20 Minutes avec agences
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Le maire de New York, Bill de Blasio, a déclaré lundi qu'il souhaitait freiner "aussi vite que possible" l'entreprise de service de transports Uber
Le maire de New York, Bill de Blasio, a déclaré lundi qu'il souhaitait freiner "aussi vite que possible" l'entreprise de service de transports Uber — Andrew Caballero-Reynolds AFP

Engagée dans un bras de fer avec Uber, la ville de New York a signé un accord ce mercredi et a repoussé le vote d’une loi qui visait à réduire les capacités de développement de l’entreprise de services de transport dans la mégalopole américaine.

L’accord passé entre les deux protagonistes évite une confrontation qui avait démarré avec le lancement par Uber d’une campagne de publicités à la télévision et par emails extrêmement agressive, reprenant des déclarations du maire Bill de Blasio appelant à freiner « aussi vite que possible » la société de VTC.

Pour la Californie, les chauffeurs des Uber sont des salariés

Limiter la croissance d’Uber à 1 %

Cet accord implique également que le conseil municipal doit renoncer à une loi qui devait être soumise au vote cette semaine et prévoyait d’importantes restrictions pour Uber. Le texte proposait notamment de limiter la croissance d’Uber à 1 % pendant une année, le temps d’évaluer l’impact sur les embouteillages et la pollution.

Ce vote est « ajourné pour la durée de l’étude » sur le trafic qui s’achèvera en novembre, précise le bureau du maire. En effet, la Ville va mener une étude sur quatre mois pour évaluer l’impact d’Uber et d’autres sociétés de transport de passagers sur les embouteillages et la pollution.
 

Plus de 20.000 chauffeurs amateurs contre 13.587 taxis jaunes

L’entreprise californienne, qui a progressé très vite à New York, avec plus de 20.000 véhicules contre 13.587 taxis jaunes, avait affirmé que de telles restrictions auraient détruit 10.000 emplois et privé d’un service vital les arrondissements hors Manhattan, où les taxis jaunes vont peu. Elle avait aussi accusé le maire d’être « à la solde de ses gros donneurs, les taxis ».

Selon des statistiques officielles, le nombre moyen de courses quotidiennes dans les taxis jaunes a baissé de 10 % sur un an, passant de 487.275 en avril 2014 à 435.459, l’année suivante.