Espagne: Le gouvernement grec a gagné en «stabilité» estime le chef de Podemos

L.C. avec AFP

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Alexis Tsipras et Pablo Iglesias lors d'un meeting de Syriza à Athènes (Grèce), le 22 janvier 2015.
Alexis Tsipras et Pablo Iglesias lors d'un meeting de Syriza à Athènes (Grèce), le 22 janvier 2015. — ARIS MESSINIS / AFP

Le chef du parti espagnol Podemos Pablo Iglesias, proche du Premier ministre grec Alexis Tsipras, a estimé jeudi que l’accord entre la Grèce et ses créanciers avait le mérite de lui offrir une « stabilité » et de permettre d’envisager une restructuration de la dette.

Crise grecque : Les premières réformes adoptées malgré l’opposition de députés Syriza

« Soit l’accord, soit une sortie de l’euro »

« Moi comme Alexis [Tsipras] n’aimons pas l’accord, mais c’était une situation limite : soit l’accord, soit une sortie de l’euro », a-t-il déclaré à des journalistes à Madrid. Il s’exprimait pour la première fois sur ce texte depuis qu’il a été adopté lundi dernier par l’Eurogroupe, composé des ministres des Finances des 19 Etats membres de la zone euro.

« D’une certaine manière, le gouvernement a gagné en stabilité », a-t-il ajouté en évoquant ce plan d’aide sur trois ans, un troisième sauvetage de plus de 80 milliards d’euros. Et « en même temps, il a obtenu que le sujet de la restructuration de la dette soit envisagé », a-t-il encore défendu.

Elections législatives prévues à la fin de l’année

La formation antilibérale Podemos, très proche de Syriza, le parti de gauche radicale de d’Alexis Tsipras, est en campagne pour des élections législatives à la fin de l’année en Espagne, avec l’intention affichée de chasser le parti conservateur de Mariano Rajoy du pouvoir.

Le débat politique se focalise de ce fait depuis des mois sur la situation en Grèce, la droite soulignant les difficultés d’Alexis Tsipras pour démontrer les « risques » du projet politique de Podemos.

Plus de majorité parlementaire pour Tsipras

Dans la nuit de mercredi à jeudi, sur fond d’échauffourées dans les rues d’Athènes, le Premier ministre grec a fait adopter au Parlement de premières réformes posées comme conditions par les créanciers de la Grèce à un nouveau plan d’aide. Il a au passage perdu sa majorité parlementaire, les oppositions à certaines de ces mesures très draconiennes ayant été nombreuses au sein de Syriza.

A la mi-journée, la Commission a annoncé qu’après l’adoption de ces réformes, la Grèce avait bien rempli les exigences de la zone euro pour lancer des négociations sur un nouveau plan d’aide.