Tweet nazi, menaces d’El Chapo… Les grosses boulettes du candidat républicain Donald Trump

MONDE Le milliardaire américain a fait son entrée dans la campagne avec l'étiquette de «serial-gaffeur»...

W.M.

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Donald Trump s'exprime le 16 juin 2015 à New York pour annoncer sa candidature à la prochaine présidentielle américaine
Donald Trump s'exprime le 16 juin 2015 à New York pour annoncer sa candidature à la prochaine présidentielle américaine — KENA BETANCUR AFP

Tel un scarabée, Donald Trump traîne ses boulettes sur la longueur. Le candidat républicain à la présidence, a fait son entrée dans la campagne américaine avec l’étiquette de « serial-gaffeur ». Ce mardi, le milliardaire s’est illustré grâce à un tweet sur fond de bannière étoilée avec des soldats qui se sont, en fait, révélés être des personnes déguisées en Waffen-SS.


L’équipe de campagne de Donald Trump a expliqué que l’erreur venait d’un jeune stagiaire qui avait « créé et posté la photo ». Un porte-parole a indiqué que le fautif s’était « excusé et [avait] effacé le tweet ».

Propos sur les Mexicains

Ce n’est pas la première fois que le milliardaire se prend les pieds dans le tapis. Le 16 juin, il déclarait à l’encontre des Mexicains : « Lorsque le Mexique envoie ses gens, ils n’envoient pas leurs meilleurs éléments (…) Ils apportent de la drogue, ils apportent de la délinquance, ce sont des violeurs. Et certains, je suppose, sont des gens bien. »

Il a tenté de se rattraper ensuite en précisant qu’il « aimait » le Mexique. Avant de s’enfoncer tout seul en déclarant que sa déclaration polémique ne s’appliquait qu’aux migrants présents illégalement aux Etats-Unis.

Menace de mort

Trop tard, NBC ne diffusera pas le concours Miss Univers qu’il co-détient. Pareil avec l’émission The apprentice qu’il animait.

Rebelotte lorsque le Mexicain Joaquin Guzman, dit « El Chapo », considéré comme l’un des plus gros narcotrafiquants au monde, s’évade de prison. Sur Twitter Trump fustige immédiatement « les officiels mexicains corrompus », les présentant comme responsables de l’évasion d’« El Chapo ».

Surprise, un compte Twitter au nom de Joaquín Guzman Loera (authentification impossible) lui répond vulgairement : « Si tu continues à me les briser, je vais te faire ravaler tes paroles… » Ce compte avait été ouvert en 2012 au moment de la cavale d'« El Chapo », soulève Le Point. Visiblement, la menace est prise au sérieux. Le FBI a d’ailleurs pris l’affaire en main.