Nucléaire iranien: Une nuit blanche en vue pour les négociateurs

DIPLOMATIE La date-butoir pour fixer les modalités pratiques prévues par l'accord-cadre de Lausanne est ce lundi soir...

20 Minutes avec AFP

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Les chefs de la diplomatie des Etats négociateurs réunis à Vienne, le 9 juillet 2015.
Les chefs de la diplomatie des Etats négociateurs réunis à Vienne, le 9 juillet 2015. — SIPA

La dernière ligne droite ? Les équipes de négociation se préparaient ce lundi soir à une nuit blanche pour finaliser l'accord sur le nucléaire iranien.

Iran, Etats-Unis, Allemagne, Russie, Chine, France, Royaume-Uni, et Union européenne : aucun chef de la diplomatie ne manquait à l’appel au 17e jour de pourparlers à Vienne. Il faut dire que le dernier délai pour déterminer les modalités pratiques prévues par l'accord cadre signé en avril à Lausanne était fixé à ce lundi soir.

S’ils ont « fait de réels progrès », il reste en effet « des points de désaccord qui ne sont pas résolus », a rappelé dans la soirée Josh Earnest, porte-parole du président américain Barack Obama.

Depuis deux jours, tous les acteurs assurent que l’accord est quasi bouclé - à « 98 % » selon un diplomate. Mais il faut encore des « décisions politiques » pour résoudre deux ou trois points de friction, martèlent-ils à l’unisson.

Ce lundi, un message du president iranien, Hassan Rohani, faisant état d’un accord est brièvement apparu sur son compte Twitter. Il a ensuite été retiré pour revenir un peu plus tard au conditionnel.

Autre indice montrant qu’un épilogue est en vue : le ministre iranien de l’Intérieur a demandé aux autorités locales de se préparer à des scènes de liesse dans les rues, la population espérant que la levée des sanctions internationales permettra une amélioration de ses conditions de vie en cas d’accord.

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Les discussions se sont éternisées en raison de désaccords sur la durée de l’accord, le rythme de la levée des sanctions ou l’accès aux sites militaires iraniens.

Les négociations ont également buté sur la levée de restrictions sur le programme balistique et le commerce des armes, réclamée par Téhéran avec le soutien de Moscou.