Les fonctionnaires en grève mercredi... Varoufakis explique son départ...

CRISE GRECQUE Retrouvez tous les développements de la journée du 13 juillet sur «20 Minutes»...

A-L.B. ; C.B.

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Angela Merkel, Alexis Tsipras et François Hollande durant le sommet européen à Bruxelles, le 12 juillet 2015.
Angela Merkel, Alexis Tsipras et François Hollande durant le sommet européen à Bruxelles, le 12 juillet 2015. — Intime/Athen/REX Shutte/SIPA
  • Le résumé à 9h: La zone euro a décidé à l'unanimité d'entamer des négociations en vue d'accorder un troisième plan d'aide à la Grèce, qui risquait sinon une sortie de l'Union monétaire, annonce le président du Conseil européen Donald Tusk.
  • Cet accord intervient quelques heures avant que la Banque centrale européenne ne décide de maintenir ou non l'économie grecque sous perfusion.
  • Si le texte soumis ne prévoit a priori pas de sortie temporaire de la Grèce de la monnaie unique, il risque d'être difficile à accepter en Grèce où le gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras avait promis qu'il ne se laisserait pas imposer de nouveaux sacrifices.

Ce live est à présent terminé. Merci de l'avoir suivi.

Les élus de la majorité grecque se réuniront mardi pour examiner le projet de loi sur les mesures de rigueur imposées qui doivent être adoptées d'ici à mercredi par le Parlement grec faute de quoi l'accord tombe à l'eau.

En attendant, nous vous proposons de lire l'analyse par des spécialistes des effets de la crise grecque sur le couple franco-allemand.

21 h 30 : Quelques centaines de manifestants à Athènes

Un rassemblement à l’appel du syndicat des fonctionnaires grecs Adedy et de petits partis de gauche, non représentés au Parlement et hostiles à l’austérité et l’euro, a eu lieu sur la place Syntagma, sous le Parlement dans le centre d’Athènes.

Les manifestants agitaient des banderoles d’Adedy réclamant la « Suppression de l’austérité, [l'] effacement de la dette ». Celles du petit parti de gauche Antarsya proclamaient : « Non au nouvel accord », « Renversement de la politique du gouvernement », « Non jusqu’à la fin ». Certains manifestants ont brulé un drapeau de Syriza, selon une photographe de l’AFP.

Selon la police, quelque 700 manifestants étaient rassemblés.

20h38 : Varoufakis explique son départ

Il aurait en effet perdu une bataille au sein du gouvernement. Une explication qui éclaire d'une lumière nouvelle les conflits intra-Syriza. A lire par ici.

20h21 : La Maison Blanche salue un pas en avant important

« Les Etats-Unis se félicitent de cet accord », a déclaré Josh Earnest, porte-parole de Barack Obama, tout en soulignant que des « étapes importantes » restaient encore à franchir.

19h49 : L'Argentine voit dans l'accord une « perte de souveraineté »

L’Argentine, qui a connu le défaut de paiement en 2001, critique l’accord annoncé pour la Grèce. « C´est une perte de souveraineté pure et simple. Le FMI demande au Premier ministre grec Alexis Tsipras de signer pour que le Fonds [monétaire international] impose comment gérer l´argent » des Grecs, a dénoncé le chef du gouvernement argentin, Anibal Fernandez. « Ce qui a été proposé, c’est une réforme très dure qui oblige la Grèce à te tirer une langue de 50 centimètres de long », c’est-à-dire à faire de lourds sacrifices, a ajouté Anibal Fernandez.

19h44 : Pour Fillon, « le plus dur commence »

Si François Fillon dit son « soulagement » d'éviter « un saut dangereux dans l’inconnu », l'ancien Premier ministre estime aussi que « le plus dur commence ». « Il faudra s’assurer de la bonne foi des autorités grecques et de la résilience de son peuple qui a été sauvé du chaos mais trompé par les promesses de Syriza. Il faudra restaurer la confiance au sein de la zone euro car cet accord aux forceps a provoqué des blessures qui laisseront des traces. Par ailleurs, méditons cette crise et réagissons pour renforcer la gouvernance politique de l’euro », ajoute-t-il.

18h55 : Lutte ouvrière dénonce une « mise sous tutelle »

« Ce n’est rien d’autre qu’une mise sous tutelle de la Grèce. C’est une politique criminelle dirigée contre le peuple grec et contre tous les exploités d’Europe », dénonce LO dans un communiqué. Selon le parti, Merkel n'est pas seule à blâmer. « Le couple franco-allemand forme au contraire une fine équipe. Hollande aide Merkel à faire passer la pilule auprès de l’électorat conservateur allemand, quand celle-ci sert d’alibi à Hollande pour imposer ses mesures d’austérité », pointe-t-il.

18h52 : Hidalgo félicite Hollande

« L’accord entre la Grèce et l’Union européenne prouve que le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, est digne de la confiance de ses partenaires, puisqu’il a su prendre des décisions courageuses dans l’intérêt de son pays », dit la maire de Paris dans un communiqué. « Il faut aussi souligner le rôle très important dans cet accord du Président François Hollande qui, en conservant sa confiance au gouvernement grec tout en l’incitant à continuer les réformes, a rehaussé l’image de la France en Europe », ajoute-t-elle.

18h50 : Il reste « beaucoup à faire »

Il reste « beaucoup à faire » pour que l’accord conclu entre la Grèce et les Européens sur un possible nouveau plan d’aide au pays porte ses fruits, estime le secrétaire américain au Trésor. « Les promesses [contenues dans l’accord] vont requérir des décisions difficiles de l’ensemble des parties et beaucoup reste à faire », a déclaré Jacob Lew dans un communiqué, tout en saluant un « important pas en avant ».

18h47 : Les parlementaires grecs voteront mercredi

Les députés et les sénateurs débattront et voteront chacun sur le plan d’aide à la Grèce mercredi après-midi, a-t-on appris lundi auprès des deux chambres. Le débat au Sénat débutera à 16h15. A l’Assemblée, les modalités seront fixées mercredi matin en conférence des présidents. François Hollande a annoncé lundi matin que le Parlement français voterait mercredi, comme d’autres Parlements européens cette semaine, sur un projet de troisième plan de secours pour Athènes, estimé entre 82 et 86 milliards d’euros.

18h35 : Le financement transitoire pas encore trouvé

Le financement transitoire pour permettre à la Grèce de faire face à ses besoins immédiats de fonds, dans l’attente d’un possible troisième plan d’aide international, n’a pas été trouvé car il est « très complexe » à mettre en place, a déclaré le patron de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem. C’est « très complexe », « nous n’avons pas encore trouvé la clé », a commenté Dijsselbloem, évoquant des difficultés financières, techniques, budgétaires et politiques. Un groupe de travail a été mis sur pied et a commencé à travailler.

18h25 : Le président de l’Eurogroupe réélu

Le ministre néerlandais des Finances, Jeroen Dijsselbloem, a été réélu par ses homologues de la zone euro président de l’Eurogroupe, a annoncé le Conseil européen sur Twitter. « Je remercie mes collègues pour leur soutien, leur coopération et j’ai hâte d’exercer un second mandat de président de l’Eurogroupe », a tweeté le ministre, âgé de 49 ans.

18h21 : Le syndicat des fonctionnaires appelle à une grève de 24 heures mercredi

Le syndicat grec des fonctionnaires, Adedy, a appelé à une grève de 24 heures mercredi, jour probable du vote au Parlement de nouvelles mesures de rigueur. « Nous appelons à une grève de 24 heures, lors du vote de l’accord anti-populaire et à des manifestations à 18h [19h à Athènes] sur la place Syntagma » à Athènes, a indiqué un communiqué de l’Adedy. Il s’agit de la première grève depuis l’arrivée au pouvoir de Syriza en janvier.

17h52 : Le FMI se dit « prêt à travailler » avec Athènes et les Européens

« Le FMI est prêt à travailler avec les autorités grecques et les partenaires européens pour aider à faire avancer cet important effort », a déclaré le porte-parole du Fonds, Gerry Rice, dans un communiqué. L’implication du FMI dans le plan d’aide à la Grèce, constante depuis 2010, a fait récemment grincer des dents en Europe où certains ont critiqué l’approche purement économique de l’institution. Les autorités d’Athènes souhaitaient elles très clairement ne plus avoir à négocier avec le FMI qui porte, selon elles, une responsabilité « criminelle » dans la situation en Grèce. Un obstacle de taille demeure toutefois. Le Fonds ne peut pas prêter le moindre centime à la Grèce depuis que le pays a fait défaut vis-à-vis de l’institution le 30 juin. A court de liquidités, le pays risque de manquer un nouveau remboursement de quelque 450 millions attendu ce lundi, portant à près de 2 milliards d’euros les arriérés qu’il devra apurer s’il veut de nouveau avoir accès aux ressources du FMI.

17h42: La Bourse de Paris finit en hausse de 1,94%

La Bourse de Paris a commencé la semaine avec le sourire, saluant par une franche progression (+1,94%) l'accord entre la zone euro et la Grèce qui permet d'éviter au pays une sortie de l'union monétaire. L'indice CAC 40 a pris 95,03 points à 4.998,10 points, dans un volume d'échanges de 4,6 milliards d'euros. Vendredi, il avait déjà bondi de 3,07%.

17h37: Qu'est-ce que l'Europe attend de Tsipras? 

Au terme de près de 17 heures de négociations marathon, les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro sont parvenus lundi à un accord sur un éventuel troisième plan d’aide international à la Grèce. Une issue qu’Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, a saluée ce lundi matin, en évoquant un « accord difficile », mais qui pour lui garantit la « relance » de l’économie grecque. A quel prix ? 20 Minutes vous répond par ici.

17h17: «On a dépossédé le peuple grec de sa liberté», avance Le Pen

La présidente du FN, Marine Le Pen, a affirmé lundi qu'à la place d'Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, elle aurait engagé la Grèce vers la sortie de l'euro, «monnaie religieuse, sacrificielle, vaudou» qui «ne fonctionne pas». «La Grèce n'est plus libre. On a dépossédé le peuple grec de sa liberté», a critiqué la dirigeante d'extrême droite, soulignant qu'«il a été évoqué la nécessité pour le parlement grec de soumettre les lois» à Bruxelles «avant qu'elles ne soient votées». D'après elle, c'est une «vente à la découpe de la Grèce qui vise à priver les Grecs de l'intégralité de leur patrimoine commun! C'est clairement une mise en esclavage d'un pays au sein même de l'UE».

16h21 : Au fait, quels sont les besoins de la Grèce ?

Daprès les évaluations des créanciers, la Grèce, dont les banques sont fermées depuis la fin juin et qui doit honorer plusieurs échéances, a besoin de sept milliards deuros dici au 20 juillet et de cinq milliards deuros de plus dici à la mi-août.

16h20 : Un Eurogroupe très tendu

Les ministres des Finances de la zone euro se retrouvent ce lundi après-midi pour discuter de l’aide financière nécessaire à la Grèce pour tenir à court terme. Le plan arraché ce lundi matin ne pourra pas être immédiatement mis en place et l’Eurogroupe doit trouver des solutions transitoires pour permettre à la Grèce de tenir jusqu’à ce qu’il le soit. « Il faudra quelques jours pour trouver les bonnes manières de faire », a averti le ministre français des Finances Michel Sapin. Le ministre finlandais des Finances Alexander Stubb, un des faucons européens hostiles à Athènes, a quant à lui prévenu que ces négociations seraient « difficiles ». « Je ne pense pas que beaucoup de pays aient un mandat pour donner de l’argent sans conditions », a-t-il dit. Les ministres des Finances vont aussi commencer à aborder les modalités d’application d’un des points essentiels du programme d’aide à la Grèce, « les options pour mettre en place le fonds des privatisations » dont les créanciers exigent la constitution, a ajouté Moscovici.

16h18 : « Le chemin à parcourir reste long », estime Hénart

« Le Parti radical qui appelait la semaine dernière à la plus grande fermeté dans les négociations conduites avec la Grèce se réjouit qu’un accord ait été trouvé cette nuit en contrepartie de réformes sérieuses menées par le gouvernement Tsipras. (…) Malgré cette victoire, le Parti radical rappelle que le chemin à parcourir reste long puisqu’Alexis Tsipras devra encore faire adopter et mettre en œuvre toutes les réformes promises aux pays de la zone euro », a réagi Laurent Hénart, président du Parti radical.

15h59 : « Sortir des égoïsmes nationaux », demande EELV

« Si les écologistes sont soulagés que l’hypothèse d’un Grexit soit écartée, ils regrettent qu’une pression excessive ait été exercée sur la Grèce. (…) Maintenant que le pire est évité, cette sortie de crise doit être le point de départ d’une relance de la construction européenne, pour aller vers plus de démocratie et de solidarité. La gouvernance de la zone euro doit être revue pour sortir des égoïsmes nationaux et faire émerger un véritable intérêt général européen », a déclaré Europe Ecologie-Les Verts dans un communiqué.

15h47 : « J’espère que la Grèce va entreprendre des réformes structurelles », déclare de Sarnez

« L’avenir dira si l’accord est bon et je le souhaite de toutes mes forces. J’espère que c’est un accord qui va favoriser le développement de la Grèce, cela est très important. J’espère que la Grèce va entreprendre des réformes structurelles. Il faut que nous soyons, nous l’Europe, à ses côtés pour qu’elle puisse les entreprendre et pour les aider. Je souhaite qu’il y ait de l’argent qui soit investi pour la croissance grecque, c’est très important. En échange de quoi, d’ailleurs, c’est la promesse de rééchelonnement de la dette qui pourra intervenir », a déclaré à iTELE Marielle de Sarnez, députée européenne et première vice-présidente du MoDem.

15h36 : « Cet accord va dans le bon sens », juge Jacob

« Je pense que cet accord va dans le bon sens pour trois raisons : la première, c’est qu’il met en place des réformes structurelles qui ont trop longtemps été différées en Grèce (TVA, retraites, etc.). Ensuite, il crée un fonds de privatisation qui va être affecté à la recapitalisation des banques grecques et au remboursement de la dette. Troisièmement, il met en place une réforme de l’Etat de façon à avoir une administration digne de son nom », a réagi Christian Jacob, chef de file des députés Les Républicains, ajoutant que « François Hollande a joué un rôle relativement mineur ».

15h12: L'Allemagne se défend

L'accord laborieusement trouvé lundi sur la Grèce a été conclu par l'ensemble des membres de la zone euro et pas seulement par l'Allemagne, dont les prises de position sont partagées par d'autres pays, a affirmé lundi le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, à Berlin. «C'est un accord qui a été atteint après un dur travail, en dix-sept heures, par les dix-neuf membres de la zone euro», a déclaré ce porte-parole, Steffen Seibert, au cours d'un point presse du gouvernement. «L'Allemagne ne s'est retrouvée seule à aucun moment et d'aucune manière que ce soit», a-t-il insisté, soulignant qu'il y avait eu «suffisamment d'occasions» d'entendre les prises de position des autres pays «peut-être plus petits» et que «beaucoup partageaient les prises de position allemandes». «Ce qu'il y a dans cet accord, point par point, ce sont des mesures que les autres pays européens ont également appliquées et qui ont donné de bons résultats. Ce n'est rien de particulièrement exotique», s'est défendu le porte-parole d'Angela Merkel.

15h06: Ce tweet confirme l'information de l'AFP

Il émane du journal Kathimerini, un quotidien publié à Athènes.

15h05: Le gouvernement prolonge la fermeture des banques

Le gouvernement grec a décidé lundi de prolonger de nouveau la fermeture des banques pour une durée qui devait être annoncée lundi soir, a indiqué à l'AFP une source du ministère des Finances, ayant requis l'anonymat. Après une réunion entre le ministre adjoint des Finances Dimitris Mardas et les directeurs des principales banques grecques, et malgré l'accord trouvé à Bruxelles, le gouvernement a décidé le maintien du contrôle des capitaux et la fermeture des banques, une mesure imposée au pays depuis le 29 juin, a indiqué cette source.

15h03: L'Eurogroupe va bientôt débuter

Les ministres des Finances de la zone euro arrivent déjà, comme en témoigne ce tweet

14h54 : La contestation en images sur Twitter

20 Minutes a sélectionné quelques tweets critiquant l'accord arraché ce lundi. La plupart circulent via le «hashtag» ou mot-clé #ThisIsACoup, soit, en français, «ceci est un coup d'Etat».

14h53: La BCE maintient ses prêts d'urgence ELA aux banques grecques au niveau actuel

Le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a maintenu lundi au niveau actuel ses prêts d'urgence (ELA) en faveur des banques grecques, a annoncé ce même jour un porte-parole de l'institution. Le plafond de ces prêts, dont le montant déjà accordé aux établissements grecs avoisine les 89 milliards d'euros, a été maintenu «inchangé».

14h38 : L’accord grec, important pour la « sécurité » dans l’Otan, selon Stoltenberg

« Je salue cet accord parce que je pense qu’il est important pour l’économie grecque, mais aussi pour l’ensemble de l’Europe et de l’Otan », a déclaré au cours d’un point de presse à Ljubljana le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Jens Stoltenberg. « La stabilité, la prospérité économique sont importantes pour plusieurs raisons, à commencer par la sécurité de tous nos pays », a souligné Stoltenberg à l’issue d’un rencontre avec le Premier ministre slovène Miro Cerar. Stoltenberg s’est dit convaincu que malgré le programme draconien d’économies conclu avec les bailleurs européens en échange d’un troisième plan d’aide, lundi matin, la Grèce « continuer (ait) à investir dans la défense à l’avenir ». « La Grèce est un allié très impliqué, qui a consacré plus de 2 % de son produit intérieur brut à la défense pendant plusieurs années, et je suis tout à fait sûr qu’elle restera un allié très impliqué » au sein de l’Otan, a-t-il assuré.

14h35 : Les Grecs invités sur Facebook à une manifestation

« Nous quittons cette Europe ». Tel est le mot d’ordre d’un événement Facebook, qui appelle à un rassemblement ce lundi à 19h place Syntagma, à Athènes. L’objectif affiché des organisateurs est de « gâcher les plans » des dirigeants européens. « Nous disons NON à cette Europe ! », expliquent les organisateurs, qui ont invité 62.000 personnes. 22.000 ont déjà affirmé qu’elles viendraient.

14h28 : Mariano Rajoy salue « un accord équilibré »

Le chef du gouvernement conservateur espagnol a salué lundi à Madrid l'«accord équilibré» conclu entre la Grèce et la zone euro, insistant sur le nécessaire respect des engagements de toutes les parties. «Je crois que c'est un accord équilibré», a déclaré le dirigeant au cours d'une conférence de presse. Il «renforce la monnaie commune» et permettra à la Grèce de renouer avec «la croissance et la création d'emploi», à condition que «tout le monde (...) respecte ses engagements», a-t-il encore déclaré.

13h59 : Français et Allemands se congratulent

« Je voulais souligner à quel point les relations franco-allemandes (…) ont été déterminantes pour arriver à un compromis et rassembler l’ensemble des Européens », a déclaré le ministre français Laurent Fabius en marge des négociations sur le nucléaire iranien. L’accord conclu lundi sur la Grèce « n’aurait pas été possible sans la coopération franco-allemande », a ajouté son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, lors d’une déclaration conjointe à la presse. « La France et l’Allemagne sont capables de surmonter des obstacles en coopérant et en faisant des compromis (…) même quand il y a des intérêts et des opinions très différents en Europe », a-t-il ajouté.

13h38 : Le Bundestag devrait voter vendredi

Les députés allemands devraient se prononcer vendredi sur le principe d’un troisième plan d’aide international à la Grèce, a annoncé le président du Bundestag, Norbert Lammert. Interrogé sur la date à laquelle les députés allemands, en vacances, pourraient être convoqués en session extraordinaire, Lammert a répondu : « Il semble bien que cela soit pour vendredi matin », précisant toutefois qu’il fallait auparavant que les députés grecs légifèrent d’ici à mercredi, comme l’exigent leurs créanciers. Le vote allemand doit donner un mandat au gouvernement pour les négociations proprement dites sur cette nouvelle aide.

13h33 : Un cadre de Podemos dénonce un « coup d’Etat financier »

Un responsable régional du parti Podemos, l’allié espagnol du parti grec Syriza, dénonce l’accord entre la zone euro et la Grèce, assurant que l’Europe a ainsi tenté « un coup d’Etat financier », visant à transformer la Grèce en un « protectorat ». « Ce que l’on recherche en Grèce, c’est à faire un coup d’Etat financier, transformer (le pays) en protectorat », avance Pablo Echenique, ex-député européen et actuellement député régional. « La solidarité européenne n’existe pas », dénonce l’élu, premier responsable de Podemos à réagir à l’accord conclu à Bruxelles. Echenique est réputé dur au sein du mouvement antilibéral dirigé par Pablo Iglesias, le secrétaire général du parti. « Attend Alexis (Tsipras), nous arrivons et nous allons être plus forts », avait clamé dimanche Pablo Iglesias.

13h28 : Baylet félicite Tsipras et Hollande

« Le PRG salue le sens des responsabilités d’Alexis Tsipras et se félicite du rôle déterminant de la France et de son Président François Hollande, écrit le président du parti dans un communiqué. Une fois de plus, le savoir-faire diplomatique du chef de l’Etat français et son profond attachement à la construction européenne auront été décisifs. » A l’inverse, Jean-Michel Baylet « condamne ceux qui, en France, ont plaidé pour que l’Union européenne organise son propre démantèlement et se résume à un jockey club de quelques grandes puissances ».

13h23 : Bartolone « salue » l’accord

« Le soulagement est grand pour tous les amoureux de l’Europe et d’une certaine idée de son unité », explique le président de l’Assemblée générale dans un communiqué. « La France, par la voix de François Hollande, a pesé de tout son poids pour permettre cette issue heureuse. Avec détermination, notre pays a plaidé pour que continuent de prévaloir les exigences qui fondent le projet européen : elles appellent autant à la responsabilité qu’à la solidarité, autant à la discipline européenne qu’au respect de la souveraineté des Etats et de la dignité des peuples », ajoute-t-il. En ce qui concerne le vote de mercredi, Claude Bartolone exprime sa confiance. « Je ne doute pas que le vote qui se tiendra à l’Assemblée nationale mercredi confirmera l’attachement de la France à l’appartenance de la Grèce à la zone euro, et notre volonté de voir se redresser durablement l’économie de ce pays ami », écrit-il.

13h19 : Mélenchon critique « un revolver sur la tempe »

Jean-Luc Mélenchon estime que François Hollande n’était qu’un « simple assesseur » de la chancelière allemande Angela Merkel et critique un accord arraché à Alexis Tsipras « un revolver sur la tempe ». « Telle est dorénavant l’Union européenne. Un revolver sur la tempe, une nation déjà asphyxiée et placée sous blocus financier doit conclure un "accord" après treize heures de "discussion" », a dénoncé dans un communiqué l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2012. Selon lui, « le gouvernement d’Alexis Tsipras a résisté pied à pied comme nul autre ne l’a aujourd’hui fait en Europe. Il accepte donc un armistice dans la guerre qui lui est menée ». Mélenchon reproche aussi à Hollande d’avoir « beaucoup trop tardé à intervenir » et « beaucoup trop tardé à envoyer ses experts aider les experts grecs ». « Le résultat le voilà : c’est l’agenda de Mme Merkel qui sert de base aux discussions », a-t-il aussi dénoncé sur iTELE.

12h31: Quand est-ce que la Grèce pourra vraiment bénéficier d'un troisième plan d'aide?

20 Minutes vous répond dans cet article sous la forme d'un calendrier détaillant les principales échéances à venir... Histoire d'y voir un peu plus clair. 

12h18: L'euro ne parvient pas à profiter de l'accord grec

L'euro n'a que brièvement tenté de se reprendre face au dollar lundi après l'accord de la zone euro sur des négociations pour un troisième plan d'aide à la Grèce, les cambistes se concentrant de nouveau sur les perspectives monétaires des États-Unis. L'euro a fait une brève incursion à la hausse au moment de l'annonce de la décision unanime d'entamer des négociations en vue d'accorder un troisième plan d'aide à la Grèce, obtenu après dix-sept heures de négociations ardues et permettant d'éviter in extremis une sortie du pays de l'Union monétaire. Mais la monnaie unique est rapidement repartie à la baisse. «Un accord a beau avoir été trouvé, les investisseurs se demandent maintenant ce qui va se passer», a noté Alex Edwards, courtier chez UKForex. Si ce texte ne prévoit a priori pas de sortie temporaire de la Grèce de la monnaie unique, comme évoqué noir sur blanc dans un projet des ministres des Finances, il risque d'être difficile à accepter dans le pays où le gouvernement de gauche radicale du Premier ministre Alexis Tsipras avait promis qu'il ne se laisserait pas imposer de nouveaux sacrifices. Vers 10h50, l'euro valait 1,1069 dollar contre 1,1149 dollars vendredi.

11h26: L'accord sur la Grèce vient d'être mis en ligne

C'est ce qu'annonce le Conseil européen sur Twitter 

11h09 : « Il faut maintenant d’urgence un véritable Gouvernement économique de la zone euro », pour Jego

Le député de la Seine-et-Marne (UDI) a également choisi Twitter pour exprimer son opinion

11h07 : « Personne n’a pensé aux contribuables français », tweete Philippot

Le vice-président du FN a réagi sur Twitter 

11h06 : « La création d’un gouvernement économique européen est à l’ordre du jour », conclut Vigier

Pour Philippe Vigier, président du groupe UDI à l’Assemblée nationale : « La conclusion de cet accord démontre que même au plus fort d’une crise sans précédent, les Européens entendent assumer une communauté de destin. (...) La France doit mettre la création d’un gouvernement économique européen à l’ordre du jour de l’agenda européen. Ce n’est qu’en faisant le pari d’un fédéralisme assumé que l’Europe sortira de la récession, qui conduit à la montée des populismes, et pourra à nouveau être synonyme de Progrès pour les peuples ».

11h04 : « La France a refusé d’abandonner le peuple grec », selon Guillaume

« Après le référendum grec du 5 juillet, beaucoup en Europe et en France ont voulu condamner la Grèce à la sortie de la zone euro. Mais la France, par la voix du Chef de l’État, a refusé d’abandonner le peuple grec. Sa ténacité à relancer les négociations était utile et nécessaire pour l’avenir de l’Europe. Le compromis trouvé est un signe important de solidité de l’Europe, aucun pays n’est abandonné », avance Didier Guillaume, président du groupe PS au Sénat.

11h03: « François Hollande a renforcé l’influence et les intérêts de la France », juge Le Roux

« L’accord conclu à Bruxelles a fait prévaloir l’unité et la solidarité de la zone euro sur les égoïsmes nationaux. Comme le souhaitait le peuple grec, comme le voulait la France, la Grèce restera dans l’euro et continuera de bénéficier du soutien européen pour sortir de ses difficultés et se moderniser. En défendant le projet européen, François Hollande a renforcé l’influence et les intérêts de la France », écrit Bruno Le Roux, président du groupe PS à l’Assemblée nationale dans un communiqué.

11h02: « Il faut garder une mobilisation forte auprès de la Grèce », affirme Cosse

« On a un accord et quel que soit son contenu, il faut saluer cet accord qui permet d’échapper au pire. (…) La dureté de l’accord interroge sur la construction européenne de demain. Cela pose la question de comment mettre de la démocratie dans ces débats (…) On ne sortira pas de la question grecque sans un vrai plan d’investissement en Europe. Il faut garder une mobilisation forte auprès de la Grèce », a réagi Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts.

11h: « La Grèce, c'est l'Europe », tweete Manuel Valls

Le Premier ministre a réagi sur Twitter

10h57 : « Le peuple grec a maintenant un avenir », estime Cambadélis

« Le peuple grec n’est pas au bout de ses souffrances mais il a maintenant un avenir. Et cet avenir est en Europe. L’Europe a su rester fiable tout en étant solidaire », réagit dans un communiqué Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste. « Cela appelle d’autres avancées dans la construction européenne. Le Parti socialiste, qui remercie les socialistes européens pour leurs prises de position, au final communes, entend jouer tout son rôle pour que l’Europe fasse un nouveau pas politique vers plus de coordination et d’harmonisation ».

10h55 : « L’euro rend fou », estime Dupont-Aignan

« Les dirigeants européens prétendent être parvenus à un accord ce matin. En réalité, seules les apparences ont été sauvées », écrit Nicolas Dupont-Aignan, député-maire de Yerres et président de Debout la France dans un communiqué. « L’euro est devenu un tel mythe que les chefs d’Etat vivent dans un monde parallèle dans lequel sauver une monnaie justifie tous les sacrifices. Nous savons désormais qu’ils sont prêts à tout, y compris ruiner l’économie européenne et bafouer le suffrage populaire ».

10h50: Les marchés européens saluent l'accord entre la zone euro et la Grèce

Les marchés européens saluaient lundi matin l'accord entre la zone euro et la Grèce pour négocier un troisième plan d'aide au pays et éviter in extremis une sortie du pays de l'union monétaire. Vers 10h, la Bourse de Paris gagnait 2,05% tandis que Francfort prenait 1,31%, Londres 0,76%, Madrid 1,30% et Milan 0,69%. L'euro a réagi en atteignant jusqu'à 1,1197 dollar avant de retrouver le niveau de 1,1106 dollar, contre 1,1149 dollar vendredi vers 22h. Il reculait également face au yen, à 136,61 yens contre 136,86 yens vendredi soir.

10h40: Découvrez le texte de l'accord

Il est tweeté par un journaliste du Financial Times 

 

10h25: «Nous avons livré jusqu'au bout un combat juste», affirme Tsipras

Le gouvernement grec a «livré jusqu'au bout un combat juste», qui a débouché sur un «accord difficile» mais garantissant la «stabilité financière» et la relance en Grèce, a déclaré lundi le Premier ministre grec, Alexis Tsipras. «La grande majorité du peuple grec va soutenir cet effort (...) nous continuerons à nous battre» pour «les réformes radicales dont la Grèce a besoin», a-t-il ajouté, à l'issue de dix-sept heures de négociations pour le renflouement du pays.

10h10: Les Parlements nationaux devraient voter sur le plan grec cette semaine

Les Parlements nationaux qui doivent voter sur le projet d'aide européenne à la Grèce le feront probablement cette semaine, a espéré lundi le patron de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem. «Dans les prochains jours, mardi ou mercredi, les Grecs légifèreront. Le plan dans son ensemble devra être approuvé, mais aussi les premières actions» exigées par les créanciers, a déclaré Dijsselbloem à la presse à l'issue d'un sommet de l'Eurogroupe validant un projet de troisième plan d'aide à la Grèce. «Une fois que cela a été fait, nous aurons un Eurogroupe téléphonique, probablement mercredi, qui sera le signal pour les autres Parlements (...) mercredi, jeudi ou vendredi», a-t-il ajouté, soulignant que les Parlements étaient bien évidemment souverains. «Quand ils auront fait cela, nous aurons alors une décision plus formelle» pour démarrer les négociations, a précisé Dijsselbloem.

9h45: «Le chemin sera long et difficile», avertit Angela Merkel

La chancelière Angela Merkel a prévenu lundi que le chemin serait «long» et «difficile» pour que la Grèce, à laquelle ses partenaires européens consentent d'accorder une troisième aide en échange de réformes, retrouve le chemin de la croissance. L'accord trouvé après dix-sept heures de négociations entre la Grèce et ses partenaires de la zone euro comprend «une large palette de réformes au moyen desquelles, je crois, la Grèce a la chance de revenir sur le chemin de la croissance», a déclaré la chancelière. Mais «le chemin sera long et, si j'en crois les négociations de cette nuit, difficile».

9h43: Qu'en est-il de la dette de la Grèce?, questionne une journaliste

«C'est la question la plus controversée. Certains disent que cette dette n'est pas soutenable, ce qui veut dire qu'il ne sert à rien de prêter de l'argent à la Grèce, qu'il vaut mieux la sortir de la zone euro. Il fallait donc démontrer que la dette de la Grèce était soutenable pour maintenir le pays dans la zone euro. (..) Il y aura un reprofilage de la dette par un allongement des échéances et par une renégociation des intérêts. C'était un élément très important pour la Grèce.»

9h33: L'Europe allemande n'a-t-elle pas imposé sa volonté aux autres pays? demande une journaliste

«En Allemagne, il y avait une pression assez forte pour le Grexit et dans bon nombre d'autres pays également. Et moi j'ai refusé cette solution. Ce n'est pas cette voie là qui a été choisie, c'est bien parce qu'il y a eu cette volonté de compromis. L'Europe a d'abord été européenne et non au service d'une opinion publique», répond François Hollande.

9h30: «Le Grexit a disparu»

C'est ce que vient d'affirmer le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à l'AFP. «Nous avons trouvé un accord, il fut laborieux», a aussi souligné Jean-Claude Juncker lors d'une conférence de presse. «Depuis le début, la Commission n'a cessé d'insister sur le fait que nous ne saurions accepter une quelconque forme de Grexit».

9h25: La Grèce n'a-t-elle pas été humiliée?, interroge un journaliste

Le président français rappelle d'abord ce qui a été accordé à la Grèce, soit «80 milliards d'euros, ce qui n'avait jamais été apporté». Hollande rappelle également le «programme d'investissements de 35 milliards d'euros» ainsi que la solidarité monétaire en termes de liquidités qui va se mettre en place. Ensuite, il énumère ce qui a été demandé au pays, c'est-à-dire de faire des réformes, mais «celles qu'Alexis Tsipras a lui-même accepté», en termes de marché des produits, du travail, de l'énergie. «L'intérêt général de l'Europe a été obtenu».

9h24: «Aujourd'hui, même si ça a été long, je pense que ça a été pour l'Europe une bonne nuit et un bon jour»

Voilà comment Hollande conclut sa conférence de presse avant de répondre aux questions des journalistes.

9h20: Que va-t-il se passer à présent? 

C'est ce que rappelle François Hollande à l'instant. D'abord, le parlement grec va se réunir dans les prochaines heures pour valider l'accord. Les parlements des différents Etats de la zone euro se réuniront également dans les prochains jours. En France, ce rendez-vous est fixé à mercredi. A partir de là, les négociations du futur programme d'aide à la Grèce s'ouvriront. Car, comme le rappelle le président français, «ce qui a été ouvert aujourd'hui, c'est la négociation permettant à la Grèce d'accéder à un nouveau programme».

9h16: François Hollande donne une conférence de presse

Le président rappelle que les négociations ont duré toute la nuit et que ce temps était nécessaire: «Nous avons passé beaucoup d'heures avec Mme Merkel et M. Tsipras pour arriver à cet accord». Hollande a estimé que Tsipras avait fait un choix courageux. 

9h02: Donald Tusk se félicite de cet accord

Le président du Conseil européen se félicite (en anglais) de l'accord unanime trouvé avec la Grèce: «Le sommet de la zone euro a trouvé un accord à l'unanimité. Sommes tous prêts pour un programme d'aide pour la Grèce via le Mécanisme européen de stabilité(MES), avec des réformes sérieuses et un soutien financier».

 

9h02: Accord unanime de la zone euro pour négocier un 3e programme d'aide à la Grèce

8h56: Pierre Moscovici réfute tout déchirement entre la France et l'Allemagne

Pierre Moscovici, le commissaire européen aux Affaires économiques, assure sur RTL que le couple franco-allemand ne se déchire pas, même s'il s'oppose sur l'attitude à prendre vis-à-vis de la Grèce. 

8h52: Le fonds de garantie des privatisations serait basé «en Grèce» et non au Luxembourg, annonce Valls

Le fonds de garantie des privatisations grecques proposé par l'Allemagne et initialement envisagé au Luxembourg serait finalement basé «en Grèce» et «géré par la Grèce», a indiqué lundi le Premier ministre Manuel Valls qui a insisté sur le «respect de la souveraineté» de la Grèce. Interrogé sur France Inter sur l'hypothèse de ce fonds basé au Luxembourg, évoquée dimanche, Manuel Valls a répondu: «non. C'était la proposition initiale du ministre des Finances allemand. Et aujourd'hui ce fonds, si j'en crois les dernières informations que nous avons de cette nuit - et encore une fois je suis prudent -, serait en Grèce, géré par les Grec».

8h49: Un accord a été trouvé, annoncent le Premier ministre belge et luxembourgeois

Un accord a été trouvé entre la Grèce et les pays de la zone euro, annonce ce lundi matin sur Twitter le Premier ministre belge, qui écrit (en anglais) un simple «Agreement». 

8h45: A Bruxelles, réunions avec les chefs d'Etats et à quatre se succèdent

A Bruxelles, après une nuit de discussions, les chefs d'Etat de la zone euro bataillent toujours ce lundi matin pour tenter de boucler un compromis avec la Grèce. Les réunions entre les chefs d'Etats et à quatre -entre la Grèce, l'Allemagne, la France et le président du Conseil européen - se succèdent, rappelle une journaliste de France 2.

8h38: Pour l'ambassadeur d’Allemagne en France, il n'y a pas de problème entre la France et l’Allemagne

Susanne Wasum-Rainer, ambassadeur d’Allemagne en France, repousse l'idée selon laquelle son pays serait intransigeant durant ces négociations. «Je ne crois pas que l'on peut réduire la crise actuelle à une dichotomie entre l'austérité et la solidarité. Le problème est plus complexe. Et moi, je trouve que le couple franco-allemand fonctionne à merveille! C'est toujours utile que les deux plus grands pays de la zone euro défendent des positions différentes», a-t-elle assuré sur Europe 1. «On n'a aucun intérêt à une sortie de la Grèce de la zone euro», a ajouté cette diplomate.

8h35: Stéphane Le Foll explique à propos de l'Allemagne que «chacun doit défendre une part de l'intérêt européen»

Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement français, a déclaré ce lundi qu'il fallait «respecter la ligne de l'Allemagne» dans le dossier grec mais que «chacun (devait) défendre une part de l'intérêt européen», et a jugé «pas très responsables» les déclarations de Nicolas Sarkozy. «Il y a une page d'Histoire pour l'Europe qui va s'écrire, je l'espère. La France et le président de la République auront cherché tout au long de ces négociations à rendre compatible le maintien de laGrèce dans la zone euro avec les impératifs liés à la créance due par la Grèce aujourd'hui. Cette discussion porte à la fois sur une dimension économique mais aussi sur une dimension politique», a déclaré Stéphane Le Foll sur France Info.

8h25: Manuel Valls Valls juge qu'un «Grexit» serait un «désastre» pour la Grèce et la zone euro

Le Premier ministre français, interrogé ce lundi sur France inter sur les négociations avec la Grèce, estime qu'une sortie du pays de la zone euro serait «un désastre». A propos du coût d'un plan de sauvetage de la Grèce, Manuel Valls a évoqué «80 milliards d'euros déjà provisionnés. La France y prendra sa part, à hauteur de 20%». «Cela ne coûtera rien à la France», a-t-il expliqué, ajoutant que «la représentation nationale (Parlement) doit être consulté (...) il y aura mercredi sans doute un vote [sur ce dossier]».

8h15: Selon Pierre Laurent (PSCF) L'Allemagne entend «empêcher l'accord» et veut une «humiliation politique» de la Grèce 

Le gouvernement allemand d'Angela Merkel tente «d'empêcher l'accord» entre la Grèce et les autres pays de l'UE et ne recherche rien d'autre qu'une «humiliation politique du peuple grec», a estimé lundi le secrétaire national du Parti communiste. «A chaque fois qu'on est proche d'un accord pourtant difficile mais nécessaire pour la Grèce, l'Allemagne en rajoute une louche pour essayer d'empêcher l'accord. C'était déjà le cas la semaine dernière», a accusé Pierre Laurent sur France 2.

7h56: «Le résultat reste incertain», selon le porte-parole du gouvernement chypriote

Après plus de quinze heures de négociations, rythmées par des apartés des dirigeants allemand, français et grec et du président du Conseil européen, «le résultat reste incertain», a tweeté (en grec) ce lundi matin le porte-parole du gouvernement chypriote, Nikos Christodoulides. Ce dernier évoque «deux dossiers importants» toujours en suspens. 

7h45: Le temps presse en Grèce

Après 15 heures de tractations, les heures sont comptées pour la Grèce, dont les caisses sont vides et l'économie exsangue. Le pays, soumis à un contrôle des capitaux et dont les banques sont fermées depuis le 29 juin, vit suspendu aux aides d'urgence de la BCE.

Or celle-ci attend «un signal politique» pour décider de maintenir ou non l'économie grecque sous perfusion, a souligné dimanche une source européenne proche des discussions.

7h35: Les désaccords en train de se résoudre?
A l'aube, un compromis entre la Grèce et ses créanciers s'est dessiné sur la liste des exigences réclamées à Athènes pour renouer le dialogue en vue d'un renflouement du pays. Cependant, la Grèce ne veut pas que le FMI participe au financement d'un nouveau plan d'aide, pourtant exigé par l'Allemagne, et rejette l'idée de créer hors du pays d'un fonds regroupant des actifs grecs à hauteur de 50 milliards d'euros pour garantir les privatisations promises.

Selon un tweet du Premier ministre slovène, le premier à jeter l'éponge lundi matin en raison d'autres obligations, l'écart s'était toutefois réduit, «une seule question» restant à régler. 

 

7h20: Alexis Tsipras entre le marteau et l'enclume

La marge de manoeuvre pour le Premier ministre est très étroite car les réformes réclamées par les créanciers de la Grèce, hautement impopulaires, sont à peine différentes de celles qui ont été rejetées massivement par 61% des électeurs lors du référendum du 5 juillet.

Pour faire approuver ces réformes par le Parlement, Alexis Tsipras a dû se rapprocher de l'opposition, au prix de dissensions internes à son parti Syriza, ce qui laisse craindre une nouvelle crise politique.

7h15: Les bourses remontent légèrement

L'euro se replie légèrement face au dollar ce lundi matin dans les premiers échanges en Asie. Les marchés s'affichent en hausse en attendant le résultat de négociations cruciales entre la Grèce et les dirigeants de la zone euro. Tokyo s'appréciait de 1,50%, Sydney 0,64%, Séoul 1,25% et Hong Kong 0,22%. L'euro oscillait autour de 1,1136 dollar après être descendu un peu plus tôt à 1,1089 dollar.

6h55: #ThisIsACoup («C'est un coup d'Etat»), le cri de colère des internautes

Les exigences des dirigeants européens à l'égard de la Grèce indignent une partie des internautes, qui expriment leur colère, principalement dirigée contre l'Allemagne et son ministre des Finances Wolfgang Schäuble, avec le mot-dièse #ThisIsACoup:

..ou de la part de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF: 

 

5h45: Il resterait deux points de désaccord

«Deux grandes questions restent ouvertes», mais «nous avons dégagé le terrain et sommes d'accord sur presque tout le reste», a commenté une source gouvernementale grecque. Les points d'achoppement sont «la participation du FMI, dont la Grèce ne veut pas», au possible nouveau programme de renflouement, et la création au Luxembourg d'un fonds regroupant 50 milliards d'actifs grecs pour garantir la mise en oeuvre des privatisations prescrites au pays, une idée «rejetée» par Athènes.

«Avec un pistolet sur la tempe, n'importe qui serait d'accord», a déclaré la même source, invoquant la gravité de la situation financière de la Grèce et de ses banques pour justifier les concessions consenties par le gouvernement.

5h30: Redécouvrir tous les événements de la journée et de la nuit de dimanche à lundi sur cette actualité par ici

5h02: Le projet de compromis va être soumis aux dirigeants de toute la zone euro pour approbation

Le projet d'accord pour maintenir la Grèce dans l'euro a été mis sur la table par les dirigeants allemand, français, grec et le président du Conseil européen. «Il y a un accord à quatre qui va maintenant être soumis aux 19» dirigeants de la Zone euro, a indiqué une source europénne, quelques minutes après la reprise des discussions au sommet.