VIDEO. Grèce: Athènes accepte plusieurs exigences de ses créanciers

EUROPE Le Parlement grec doit se prononcer par un vote sur ces propositions dès vendredi afin de permettre ou non au gouvernement de négocier ce paquet de réformes...

20 Minutes avec AFP

— 

Des manifestants pro-euro agitent un drapeau grec et un drapeau européen devant le Parlement grec, à Athènes, le 9 juillet 2015.
Des manifestants pro-euro agitent un drapeau grec et un drapeau européen devant le Parlement grec, à Athènes, le 9 juillet 2015. — Petros Karadjias/AP/SIPA

Les propositions sont arrivées avant la fin du délai prévu. La Grèce s'est engagée jeudi, dans un document envoyé quelques heures avant l'expiration de l'ultimatum, à reprendre la majeure partie des propositions des créanciers, pour les convaincre de reprendre leur aide et éviter une sortie du pays de la zone euro.

Crise grecque : Revivez les temps forts de la journée de jeudi

Selon le texte des propositions publié par le gouvernement grec, la Grèce souhaite une solution « pour régler » son énorme dette publique, à 180 % du PIB, ainsi qu’un « paquet de 35 milliards d’euros » consacré à la croissance.

Grèce : Alexis Tsipras doit proposer un programme de réformes avant minuit

La Grèce s’engage à adopter presque toutes les mesures proposées par les créanciers

Dans ce texte de 13 pages intitulé « Actions prioritaires et engagements », la Grèce s’engage à adopter presque toutes les mesures proposées par les créanciers le 26 juin, qu’Athènes avait alors rejetées en annonçant la tenue d’un référendum qui a vu la victoire du non à plus de 60%.

Ce qui coince entre la Grèce et ses créanciers

TVA unifiée à 23%

Alors que la hausse de la TVA était l'un des points d'accrochage avec les créanciers de la Grèce, les nouvelles propositions acceptent « un système unifié des taux de la TVA à 23 %, incluant aussi la restauration », qui jusqu’ici était à 13 %. Pour les produits de base, l’électricité et les hôtels, la TVA reste à 13 % et à 6 % pour les médicaments, livres et places de théâtre.

Suppression des avantages fiscaux des îles

Le gouvernement propose la suppression des avantages fiscaux pour les îles (soit la réduction de 30 % de la TVA appliquée depuis plusieurs années), à commencer par les îles les plus riches et touristiques, comme le souhaitaient les créanciers. Cette suppression va commencer en octobre et sera faite graduellement pour s’achever « d’ici la fin 2016 », précise le texte.

Age de la retraite relevé, dépenses militaires réduites

Concernant l’âge du départ à la retraite, il est fixé à 67 ans ou 62 ans avec 40 ans de travail et sera relevé graduellement d’ici à 2022. Des réformes pour la déréglementation de certaines professions (ingénieurs, notaires) et du secteur du tourisme sont également prévues. Le plafond des dépenses militaires sera réduit de 100 millions d’euros en 2015 et de 200 millions en 2016 contre une réduction de 400 millions proposée par les créanciers.

Programme de privatisations

Le gouvernement grec accepte de limiter la hausse de la taxe sur les sociétés de 26 à 28 % comme le souhaitent les créanciers et de procéder au programme de privatisations des nombreuses entreprises publiques.

Le Parlement grec doit se prononcer par un vote sur ces propositions dès vendredi afin de permettre ou non au gouvernement de négocier ce paquet de réformes. Le débat au Parlement débutera à 13h, heure française. Avec ces réformes sur la table, les créanciers vont pouvoir « estimer le montant du programme d’aide » pour la Grèce, a indiqué une source européenne au fait des discussions.