Le nouveau gouvernement palestinien formé samedi

PROCHE-ORIENT Israéliens et Américains réfléchissent à l'aide à apporter à la Cisjordanie pour aider le président Abbas contre le Hamas...

avec AFP

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L'indépendant Salam Fayyad, nommé par le président Mahmoud Abbas pour former le gouvernement d'urgence palestinien, devrait être investi samedi et immédiatement ouvrir la voie à la formation du cabinet d'urgence, annoncé par le président de l’Autorité palestinienne. Jeudi, ce dernier a limogé le gouvernement d'union dominé par le Hamas après la prise de contrôle par la force de la bande de Gaza par le groupe islamiste.

Le Hamas a immédiatement rejeté la nomination de Salam Fayyad et le Premier ministre limogé, Ismaïl Haniyeh, a affirmé que son gouvernement continuerait à assumer ses fonctions.

Les Palestiniens se retrouveraient ainsi avec deux gouvernements: un dirigé par le Hamas à Gaza et un autre par Fayyad, qui n'est affilié ni au Hamas ni au Fatah, en Cisjordanie.

Selon le quotidien israélien Haaretz, la décision de dissoudre le cabinet Hanieyh est vue à Washington comme une preuve supplémentaire de la nécessité d’aider Abbas face au Hamas. Les Etats-Unis pourraient d’ailleurs demander à Israël de relâcher la pression militaire autour de la Cisjordanie, ce qui reviendrait à améliorer les conditions de vie et montrer aux Palestiniens qu’il fait meilleur vivre sous le Fatah que sous le Hamas. Selon le New York Times, Israël s'est dit prêt à reprendre graduellement sa coopération financière.

L’autre inquiétude américaine et israélienne, voir un état islamique créé à la frontière de l’Egypte, renforce également l’idée de soutenir davantage Mamoud Abbas. «Personne ne veut abandonner des centaines de milliers, sinon des millions, de personnes dans la bande de Gaza à la merci d’une organisation terroriste», a expliqué un porte-parole de la Maison Blanche.

En visite mardi aux Etats-Unis, le Premier ministre israélien Ehud Olmert devrait évoquer avec le secrétaire général de l’ONU et le président des Etats-Unis la possibilité de déployer une force multinationale le long de la frontière entre l'Egypte et le territoire de Gaza pour empêcher la contrebande d'armes.