Crise grecque: Nicolas Sarkozy sans concessions avec Athènes

CRISE GRECQUE Invité au «20 heures » de TF1, l’ex-chef de l'Etat a fustigé les décisions politiques et économiques prises par le peuple grec…

Fabrice Pouliquen

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Nicolas Sarkozy, le 2 juillet 2015 à Châteaurenard.
Nicolas Sarkozy, le 2 juillet 2015 à Châteaurenard. — AFP

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Nicolas Sarkozy ne s’est pas montré tendre avec la Grèce engluée, depuis le « non » au référendum de dimanche sur les conditions imposées par les pays créanciers, dans une crise qui pourrait la faire sortir de la zone euro.

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Invité du « 20 heures » de TF1, le chef de file des Républicains a multiplié les reproches à l’encontre du peuple grec, à commencer par avoir mis à sa tête un « gouvernement d’extrême gauche ». « Si la Grèce est aujourd’hui au bord de la faillite, c’est malheureusement parce qu’elle n’a pas d’administration digne de ce nom pour percevoir les impôts et parce qu’elle a fait un certain nombre de choix fiscaux, économiques et étatiques qui ne correspondent en rien aux exigences qui sont celles d’un grand pays de 10 millions d’habitants, membre de l’Union européenne », analyse-t-il. Un peu plus tôt dans son intervention, l’ancien président de la République estimait aussi que « la Grèce n’a pas fait les réformes que les autres pays européens ont faites. Les fonctionnaires grecs partent à la retraite à 57 ans, à 56 ans pour certains d’entre eux. On ne paie pas d’impôts sur les îles grecques… »

« Aujourd’hui, les Grecs doivent 45 milliards d’euros à la France »

Nicolas Sarkozy a aussi tenu à avancer des chiffres : « Aujourd’hui, les Grecs doivent 45 milliards d’euros à la France. C’est 2 300 euros par famille. D’ores et déjà, la dette grecque est étalée jusqu’à 2055. » Au regard des sommes en jeu, il a estimé, comme avant lui François Hollande et Manuel Valls que « tout doit être fait pour trouver un compromis. Mais il y a une ligne rouge à ne pas dépasser : le compromis qui doit être trouvé ne doit pas détruire la crédibilité des 18 autres pays membres de la zone euro […]. La plus mauvaise des solutions serait de demander aux pays de la zone euro de prêter de nouveau à la Grèce sans condition. »