Crise grecque: Revivez les événements de ce mercredi 8 juillet

LIVE Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, souhaite trouver « un compromis honorable » avec ses créanciers…

Anne-Laëtitia Béraud

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Le Premier ministre Manuel Valls, le 8 juillet 2015 à l'Elysée.
Le Premier ministre Manuel Valls, le 8 juillet 2015 à l'Elysée. — WITT/SIPA
  • Les Européens se sont donné jusqu'à dimanche pour parvenir à un accord avec la Grèce et se préparent sinon au «scénario noir» d'une sortie du pays de la zone euro, après un sommet mardi où Athènes est venu sans propositions concrètes de réformes. 
  • Le Premier ministre grec Alexis Tsipras s'est exprimé mercredi matin devant les parlementaires européens à Strasbourg: Il souhaite «trouver un compromis honorable» avec les partenaires européens, et s'engage à lutter contre «les oligarchies, les cartels, la fraude fiscale».
  • En France, un débat sans vote sur la situation de la Grèce se tiendra mercredi après-midi à l'Assemblée nationale.

Ce live est à présent terminé. Merci de l'avoir suivi. Rendez-vous jeudi pour l'annonce des mesures promises par Alexis Tsipras en échange d'une nouvelle aide de ses créanciers.

En attendant, vous pouvez lire cette interview décryptant l'attitude française dans la crise grecque.
 

22 h 20 : Les banques fermées jusqu'à lundi

Les banques grecques, fermées depuis le 28 juin, vont le rester jusqu’à lundi, a indiqué une source au ministère grec des Finances.

Les Grecs n’ont pu retirer depuis la fermeture que 60 euros par jour aux distributeurs, une limitation imposée pour éviter le manque de liquidités. Le ministère des Finances avait indiqué mardi que les banques rouvriraient « progressivement » d’ici à la fin de la semaine.

21 h 30 : Lagarde (FMI) pour une restructuration de la dette grecque

Prenant le contre-pied des Européens, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a affirmé qu’une restructuration de la dette de la Grèce était « nécessaire », « afin qu’elle ait une dette viable ». L’ancienne ministre de l’Economie a assuré qu’elle restait « engagée » pour trouver une solution à la crise dans le pays.

20h12: Nicolas Sarkozy mitraille le gouvernement grec
«Si la Grèce est en faillite aujourd'hui, c'est parce qu'elle n'a pas une organisation etatique capable de prélever des impôts», déclare Nicolas Sarkozy, toujours au 20h de TF1. L'ancien président de la république ne mâche pas ses mots à l'encontre du gouvernement «d'extrême gauche» grec. Il «n'a pas les réformes que les autres en Europe ont fait, ajoute-t-il. Les fonctionnaires grecs partent en retraite à 57 ans, à 56 ans pour certains d'entre-eux. On ne paie pas d'impôts sur les Îles grecques...»

20h10 : Sarkozy : « Il y a une ligne rouge à ne pas dépasser »
«Tout doit être fait pour trouver un compromis, je partage ce point de vue exprimé par monsieur Hollande et monsieur Valls, poursuit Nicolas Sarkozy. Mais il y a une ligne rouge : le compromis qui doit être trouvé ne doit pas détruire la crédibilité des 18 autres pays membres de la zone euro.» « La plus mauvaise des solutions serait de demander aux pays de la zone euro de prêter de nouveau à la Grèce sans condition », ajoute-t-il.

20h: «Aujourd'hui, les Grecs doivent 45 milliards d'euros à la France»
Invité du 20h de Gilles Bouleau, sur TF1, Nicolas Sarkozy estime qu'il faut informer les Français de la réalité des chiffres. «Aujourd'hui, les Grecs doivent 45 milliards d'euros à la France. C'est 2.300 euros par famille. D'ores et déjà la dette grecque est étalée jusqu'en 2055. »

19h49 : Pas de nouvelle aide à la Grèce sans conditions, demande le premier ministre portugais
Le Premier ministre portugais Pedro Passos Coelho a réclamé mercredi qu’un éventuel feu vert des pays membres de la zone euro à la nouvelle demande d’aide de la Grèce soit impérativement assorti de conditions.
« Au dernier sommet de la zone euro, tous se sont dits disposés à donner davantage d’aide à la Grèce. Mais qu’on puisse demander un prêt sans conditions, cela n’existe ni en Grèce ni nulle part ailleurs dans le monde », a-t-il plaidé pendant un débat au Parlement. « Personne ne fait du chantage à la Grèce. Ce que l’Europe a prêté à Grèce ces dernières années n’a été donné à aucun autre pays », a-t-il relevé, avant d’ajouter que « tous les pays européens font des sacrifices ».
Le Portugal a notamment mis en œuvre un programme d’austérité sans précédent, en contrepartie d’un plan d’aide international de 78 milliards d’euros accordé en 2011.

19h28: Nicolas Sarkozy au 20h de TF1 pour s’exprimer sur la crise grecque
Le chef de file des Républicains, Nicolas Sarkozy, sera en direct au journal de 20h de TF1 où il s’exprimera sur la crise grecque et l’avenir politique et économique de l’Europe.

18h44: La BCE laisse inchangé le niveau des prêts d'urgence aux banques grecques
La Banque centrale européenne (BCE) a laissé inchangé mercredi le niveau actuel des prêts d'urgence (ELA) qu'elle accorde aux banques du pays, dont elle avait cependant durci les conditions d'octroi lundi, a-t-on appris auprès d'une source bancaire. Depuis le 26 juin, les prêts ELA sont plafonnés à près de 89 milliards d'euros. 

18h16: La présidente du Parlement grec a écrit à Martin Schulz, le président du Parlement européen 

Dans cette lettre publiée par le site The Press Project sur Twitter, Zoe Konstantopoulou s'adresse au président du Parlement européen. Elle lui rappelle notamment la légitimité du référendum grec avant d'annoncer qu'un rapport sur la dette grecque (non diffusé dans cette lettre) est à disposition. 

17h59: Nicolas Dupont-Aignan prend la parole et défend une sortie de la Grèce de la zone euro

Le député (non-inscrit) et président de Debout la France salue le référendum de la Grèce. Il comprend aussi les Français qui ne veulent plus payer «à fond perdu pour les Grecs». Le député et ancien candidat à la présidentielle souhaite une «sortie en douceur» de la Grèce de la zone euro. «Il n'y aura aucun chaos et la Grèce volera de ses propres ailes», dit Nicolas Dupont-Aignan, citant les pays européens qui n'ont pas adopté la monnaie unique. Il cite ensuite le général de Gaulle: «On ne fait pas d'omelette avec des œufs durs» [Les œufs durs, ce sont les nations ; l'omelette, c'est l'Europe]. 

17h47: Philippe Vigier, président du groupe UDI, refuse aussi toute sortie de la Grèce de la zone euro

Parmi les conséquences d'un Grexit figurent «la chute de la démocratie grecque» ou des flux migratoires plus importants, explique le centriste. Il appelle à un programme de financements d'aide à la Grèce, mais déclare «inacceptable un effacement de la dette» grecque. Le centriste appelle à un «rééchelonnement » de cette dette. Philippe Vigier appelle encore à un plus grand «fédéralisme» de l'Europe.

17h45:Que pensent les députés alors que l'Assemblée nationale débat de la Grèce?

>> La réponse dans le reportage de notre journaliste à la salle des Quatre colonnes, par ici

17h43: L'heure des «décisions difficiles» est venue pour la Grèce et l'UE, estime le Trésor américain 

Un accord sur la Grèce n'est possible que si des «décisions difficiles» sont prises par Athènes sur les réformes et par les Européens sur un allègement de dette, a estimé le secrétaire américain au Trésor mercredi.

«Je ne pense pas qu'un Premier ministre grec puisse vendre de nouvelles mesures budgétaires en plus de réformes structurelles sans avoir une idée de la viabilité de la dette», a déclaré Jacob Lew à Washington.

Parallèlement, le responsable américain a assuré que les gouvernements européens ne pouvaient pas «vendre» de nouveau plan d'aide à Athènes «sans la certitude que l'accord sera strictement mis en oeuvre».

17h35: «La sortie de la Grèce de l'euro serait un saut dans l'inconnu mais la France ne doit pas accepter n'importe quel accord», estime Pierre Lequiller

«Les autres démocraties européennes ont le droit d'être respectées», commente le député LR qui ajoute que les pays ont payé pour la Grèce. 

Le député de droite appelle ensuite à un renforcement d'un gouvernement économique dans la zone euro «pour une convergence sociale et fiscale», avec un président à la tête de ce gouvernement pour harmoniser les économies européennes et constituer un fonds d'aide européen.

17h30: Pierre Lequiller se réjouit qu'il y ait bientôt un vote à l'Assemblée nationale sur la Grèce

Le député LR critique le parti grec de gauche radicale Syriza, actuellement au pouvoir, «qui n'a jamais engagé de réformes sérieuses depuis 5 mois (...) contre l'évasion fiscale, pour réformer les retraites». Il déplore aussi le manque d'entente de François Hollande avec le partenaire allemand sur la crise grecque. 

17h27: L'hémicycle de l'Assemblée nationale s'est dépeuplé depuis l'intervention de Manuel Valls

17h26: Pierre Lequiller prend la parole au nom du parti Les Républicains

Le député des Yvelines déplore tout d'abord que ce débat sur la Grèce arrive tardivement. Il attaque ensuite sur l'inaction supposée de François Hollande, l'illustrant avec l'action de Nicolas Sarkozy pendant son quiquennat. Cette critique de l'action du président de la République est d'ailleurs reprise par d'autres députés LR sur Twitter. 

17h25: Bruno Le Roux fustige ceux qui évoquent une sortie «sans drame» de la Grèce de la zone euro

Ce «Grexit» s'apparenterait à «jouer avec le feu» et qui appauvrirait les Grecs. «La place de la Grèce est en Europe, dans l'Union et dans l'euro», conclut-il.

17h15: Bruno Le Roux, président du groupe PS, prend la parole à l'Assemblée nationale

Le député socialiste rappelle que les négociations se poursuivent en ce moment même, jusqu'à dimanche où se nouera peut-être un accord.

17h14: Au Sénat, on s'exprime aussi sur la Grèce

17h10: Jean-Marc Ayrault dit que «nous sommes au bord du gouffre»

Une sortie de la Grèce de la zone euro, «ce sera un retour en arrière, la victoire du nationalisme» estime l'ancien Premier ministre sur LCP. Il appelle à des réformes de l'Etat grec et à «étaler la dette grecque» pour que «la Grèce reste dans l'Europe». 

17h03: André Chassaigne prend la parole au nom des communistes

Le président du groupe GDR dit que «nous vivons un moment historique». Il salue «le courage du peuple grec, qui a dit «non» au diktat de la Troika». Il fustige Jean-Claude Junker, la Banque centrale européenne, ou encore la directrice du FMI Christine Lagarde. «L'hypothèse d'une sortie de la zone euro, jamais évoquée par les Grecs, est un spectre que certains aiment agiter, l'Allemagne en particulier», critique-t-il. André Chassaigne refuse tout «Grexit».

17h: Roger-Gérard Schwartzenberg estime qu’il faut trouver une «solution de compromis» en Grèce

Le député PRG Roger-Gérard Schwartzenberg, président du groupe Radical (RRDP) (centre-gauche) prend la parole à l'Assemblée nationale. Il se dit favorable à une restructuration de la dette grecque.

16h42: François de Rugy, coprésident du groupe EELV, prend la parole

Il se félicite que Manuel Valls ait assuré, il y a quelques minutes, qu'il y aura un vote à l'Assemblée nationale sur la situation en Grèce, après les discussions de dimanche.

16h42: Le Premier ministre refuse de voir «la dislocation de l'Europe»

16h40: Manuel Valls veut avancer sur le dossier d'un gouvernement économique européen

Une intégration économique pour traiter les salaires, les problèmes de concurrence par exemple.

16h37: Manuel Valls estime que la demande d'aide financière de la Grèce de ce mercredi matin est «équilibrée»

Il ajoute que cette aide s'accompagnera de réformes en Grèce.«Nous avons 4-5 jours» pour arriver à un accord.

«Le destin de l'Europe comme construction européenne qui se joue.» Quelle que soit l'issue, l'Assemblée nationale se prononcera par un vote» assure le Premier ministre aux députés, dramatisant l'enjeu.

 

16h35: «Un accord est à portée de main» juge Manuel Valls

«La France et nos partenaires européens sont légitimement attachés à cela. L'Europe ce sont des règles communes à respecter et la France se mobilise jusqu'au bout. (..) Mais il faut que le gouvernement grec se mobilise aussi». Le Premier ministre juge que «c'est un moment de vérité» pour moderniser l'Etat grec, avant d'assurer que des financements seront apportés à la Grèce. 

16h32: «Nous refusons que la Grèce sorte de la zone euro au nom de je sais quelle conception de l'Europe» lance Manuel Valls

«Accepter une sortie de la Grèce de la zone euro serait un aveu d'impuissance et le contraire de nos engagements. Je m'y refuse», ajoute le Premier ministre à l'Assemblée nationale.

16h26: Manuel Valls appelle à «respecter les sensibilités qui sont différentes à Bratislava ou à Lisbonne»

Le Premier ministre assure que François Hollande et lui-même sont mobilisés pour travailler à un accord avec la Grèce, et à travailler de concert avec l'Allemagne. Quand l'essentiel est en jeu, la France et l'Allemagne ont le devoir de travailler ensemble, «cette relation n'est pas exclusive mais unique», précise le Premier ministre.

16h22: «La Grèce est un grand pays européen» souligne le Premier ministre

«La Grèce c'est une passion française» estime-t-il, rappelant la culture et l'histoire grecques. «Sachons entendre les mlessages d'un peuple qui a subi une austérité sans précédents. Les Grecs n'ont pas dit non à l'euro car tous savent combien on peut en sortir calmement», explique Manuel Valls, qui énumère des conséquences sociales catastrophiques. «L'Europe a besoin de solidarité, d'unité et de stabilité. [La Grèce], c'est aussi un enjeu géostratégique», proche géographiquement de la Turquie, proche culturellement avec la Russie, continue Manuel Valls.

16h17: Manuel Valls prend la parole

Le Premier ministre s'exprime à propos de la Grèce. Il rappelle la construction européenne et évacue la possibilité d'un «Grexit». «L'Europe est une voix qui parle et qui porte. Bien sûr elle a des manques (...) des faiblesses économiques. Mais sans l'Europe, nous perdrions beaucoup de nous-mêmes.» «Nous devons refuser une Europe du ressentiment, de l'humiliation et de la punition (...) l'Europe c'est le respect des peuples et des individus».

16h10: Nicolas Sarkozy interviendra au journal de 20h sur TF1 pour parler de la Grèce

15h30: Pour Malek Boutih, «il n'y a plus que des rapports de force entre Nations»

Le député (PS) de l’Essonne explique à 20 Minutes que «le gouvernement grec a construit sa position sur des "non". Il n'a fait aucune proposition. Le président Hollande gère cette crise qui n'est plus technique mais politique. Aujourd'hui, il n'y a plus que des rapports de force entre Nations».

15h14: Nicolas Dupont-Aignan souhaite «une sortie accompagnée de la zone euro»

Selon le député et président du parti souverainiste Debout le France, «l'Allemagne veut punir les Grecs». «La seule solution acceptable est une sortie accompagnée de la zone euro. La position mi-chèvre mi-choux de Hollande est incompréhensible», explique-t-il encore à 20 Minutes à l'Assemblée nationale.

15h12: Pour Michel Sapin, «oui, nous  voulons que la Grèce reste dans la zone euro»

Pour cela, «il faut prendre les moyens pour aboutir à ce que la Grèce reste durablement dans l'euro. Il faut un plan global, avec des réformes nécessaires, fiscales et budgétaires, à l'initiative du gouvernement grec.» Le ministre souhaite aussi un financement européen sur plusieurs années pour aider la Grèce. Il rappelle qu'il n'y aura pas de vote sur la Grèce à l'issue du débat dans l'hémicycle.

15h08: Michel Sapin prend la parole à l'Assemblée nationale

Le ministre des Finances répond à une question Jean Leonetti. Il revient sur la situation grecque après le référendum. Selon lui, «la France veut que la Grèce reste dans la zone euro, à condition qu'elle fasse des propositions.» «J'espère que le gouvernement grec tire de la force du référendum pour faire des compromis», dit-il aussi.

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15h00: Eric Ciotti dit «stop au chantage de ce pouvoir [grec] extrémiste»

C'est ce qu'affirme le député du parti Les Républicains, peu avant le débat sans vote sur la Grèce à l'Assemblée nationale. 

14h40: A l'Assemblée nationale, avant le débat sans vote sur la Grèce, des députés analysent la situation grecque

Pour le député PS Laurent Baumel, qui fait partie des frondeurs, «une sortie de la Grèce serait une catastrophe», selon notre reporter qui est salle des Quatre colonnes à l'Assemblée nationale. 

14h33: Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy estime que sur les propositions de la Grèce, le ton a changé et c'est «positif»

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a jugé «positif» mercredi que le ton de la Grèce ait changé, soulignant l'engagement d'Athènes à «respecter les règles», à honorer le service de la dette et à effectuer des réformes.

«La musique est différente, ce n'est pas celle que l'on a écoutée jusqu'à maintenant et c'est positif», a dit Mariano Rajoy lors d'une conférence de presse à Madrid, évoquant une lettre d'Athènes demandant un troisième sauvetage au Mécanisme de stabilité européen.

14h20: La ville de Paris annonce qu'elle va aider Athènes en produits de santé

Paris va aider «au renforcement du système de santé à Athènes, plus particulièrement sur la nécessité d’approvisionnement en médicaments en en produits de santé», annonce un communiqué de la Ville de Paris. «À plus long terme, les deux villes coopèreront davantage sur l’accès aux soins et l’accueil des migrants», ajoute-t-il.

14h05: C'est l'heure de «la dernière chance» pour un accord, estime Donald Tusk, président du Conseil européen

13h57: La Grèce promet des réformes des impôts et des retraites

La Grèce s'est engagée mercredi à des réformes des impôts et des retraites «dès la semaine prochaine» en échange d'un prêt sur trois ans par le Mécanisme de stabilité européen (MES), a indiqué le nouveau ministre grec des Finances Eucleide Tsakolotos. Dans une lettre adressée au président du MES et rendue publique, le ministre a formellement demandé un prêt sur trois ans en s'engageant à «un paquet de réformes et de mesures qui doivent garantir la stabilité des finances publiques (...)». Il a proposé «la mise en oeuvre immédiate, dès la semaine prochaine, de mesures pour réformer les secteurs d'impôts et des retraites».

13h28: Alexis Tsipras s'engage à «présenter des propositions concrètes et crédibles» 

A la tribune du Parlement européen à Strasbourg, le Premier ministre grec Alexis Tsipras s'est engagé à «présenter des propositions concrètes et crédibles» dès jeudi.

13h: Le ministre des Finances grec dément préparer une monnaie parallèle pour payer salaires et retraites

Le ministre des Finances grec a catégoriquement démenti mercredi préparer des «IOU» («I Owe you», «je vous dois»), des reconnaissances de dette qui serviraient à payer salaires et retraites, palliant le manque de liquidités.

Dans un communiqué, le ministre Euclide Tsakalotos a démenti des informations parues dans un quotidien grec, ajoutant que ce genre d'articles mine le pays et est dangereux, à une période où les négociations avec les créanciers de la Grèce (UE et FMI) sont toujours dans l'impasse.

12h45: La Grèce doit être aidée pour retrouver la croissance, annonce le ministre des finances italien

La Grèce doit être aidée pour rester dans la zone euro mais aussi pour retrouver la croissance, a déclaré mercredi à Rome le ministre italien des Finances Pier Carlo Padoan. L'ouverture d'un «chantier pour la Grèce» doit être accompagnée d'un «chantier pour l'Europe. Il faut un projet ambitieux et à long terme. Le gouvernement italien est prêt à soutenir ces deux chantiers», a déclaré ce ministre lors d'une assemblée de l'Association bancaire italienne.

12h30: La demande d'aide de la Grèce sera d'une durée de trois ans en échange de réformes

Avant jeudi minuit, le gouvernement grec devra faire parvenir à ses partenaires de la zone euro un programme de réformes économiques «détaillées» et «crédibles» qu'il promet de mettre en oeuvre en échange de cette aide. Celles-ci vont être étudiées par les créanciers de la Grèce (UE et FMI) avant d'être soumises aux ministres des Finances de la zone euro, qui doivent se réunir samedi à Bruxelles.

12h15: Le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer pense que la BCE ne peut plus soutenir les banques grecques

Sans accord politique avec la Grèce sur un programme de réformes, la Banque centrale européenne (BCE) ne pourra pas continuer à soutenir les banques grecques, a déclaré mercredi sur Europe 1 le gouverneur de la Banque de France. « Nous avons des règles et nous les avons interprétées au maximum pour pouvoir maintenir la ligne de survie des banques grecques mais nous ne pouvons pas indéfiniment continuer à augmenter les risques que nous prenons », a expliqué ce membre du conseil des gouverneurs de la BCE. «Je crains que s’il n’y a pas d’accord dimanche ce soit l’effondrement de l’économie grecque et le chaos», a-t-il ajouté. 

12h10: Les réservations de dernière minute en baisse de 30% pour le tourisme en Grèce 

Si des centaines de milliers de touristes visitent actuellement la Grèce, les réservations de dernière minute ont diminué de 30% depuis l'annonce du référendum grec, s'est alarmé mercredi Alexandre Lamnidis, représentant de la confédération du tourisme grec. Il a précisé que ces réservations de dernière minute représentent 20% du total des réservations. Celui-ci espère une conclusion rapide des négociations.

12h: La France demande à ses ressortissants de prévoir suffisamment d'espèces s'ils vont en Grèce

Une note de «dernière minute» du ministère français des Affaires étrangères conseille aux ressortissants de prévoir sufisamment de liquide pour payer en Grèce. Elle ajoute de prévoir des médicaments en cas de traitements car «les stocks de médicaments et de matériel médical [ont] tendance à s’épuiser dans les hôpitaux et les pharmacies»

11h55: La zone euro a reçu une demande de la Grèce pour un nouveau programme d'aide

La zone euro, qui est l'un des principaux créanciers de la Grèce, a reçu une demande d'un nouveau programme d'aide de la part du gouvernement grec, a indiqué mercredi à l'AFP un porte-parole du Mécanisme européen de stabilité (MES).

>> Qu'est-ce que le MES? C'est à lire ici

Cette requête était attendue après un sommet d'urgence mardi soir à Bruxelles, où les dirigeants de la zone euro se sont donné jusqu'à dimanche pour décider sur un nouveau programme d'aide, sans lequel la Grèce, dont les caisses sont vides et les banques fermées, risque de devoir quitter la zone euro.

11h53: La députée européenne PPE (droite) Michèle Alliot-Marie veut que les Grecs remboursent

L'ancienne ministre estime que si les Grecs font des efforts, les gouvernements font des erreurs. La députée européenne de droite appelle sur Twitter les Grecs à rembourser. 

 

11h50: «Tsipras a rendez-vous avec l'Histoire», estime le commissaire européen Moscovici

La sortie ou non de la Grèce de la zone euro sera «un critère de jugement» plus important pour l'Histoire que le résultat du référendum de dimanche, juge le commissaire européen Pierre Moscovici sur France 2 ce mercredi. 

11h43: Claude Bartolone déplore «une Europe des comptables»

Le président PS de l'Assemblée nationale est revenu sur France Inter sur la situation de la Grèce. Il déplore que «l'Europe soit le continent des tableaux Excel, le continent des comptables» et appelle à ce que «l'Europe redevienne le continent des espérances et du débat politique».

 

11h40: La Grèce a levé 1,625 milliard d'euros de bons du Trésor à six mois

La Grèce a levé mercredi 1,625 milliard d'euros en bons du Trésor à six mois, à un taux inchangé de 2,97% par rapport à la précédente émission il y a un mois, a annoncé l'Agence de la dette grecque (PDMA).

Cette émission de bons du trésor à court terme intervient tous les mois, et s'inscrit dans le cadre du renouvellement des bons du Trésor. Avec les soumissions non-concurrentielles qui courent jusqu'à jeudi, l'agence de la dette espère lever un total de 2 milliards d'euros à six mois, l'équivalent des bons du Trésor qui doivent être renouvelés ce mois-ci.

11h28: «Manfred Weber» dans les «tendances» sur Twitter

Le nom du président (allemand) du groupe PPE au Parlement européen, qui a violemment critiqué le Premier ministre grec Alexis Tsipras au sein de l'hémicycle européen, est en «trending topics» (tendances) sur le réseau social Twitter ce mercredi matin.

11h20: François Fillon «pas favorable à une sortie de la Grèce de la zone euro»

Le député du parti Les Républicains est revenu sur RTL sur la situation en Grèce et a dénoncé le manque d'«initiatives» des Européens, avant d’appeler au «renforcement de la gouvernance de la zone euro. Nous avons besoin d'un gouvernement économique de la zone euro». L'ancien Premier ministre estime que «la dette grecque peut être restructurée», et qu'il y a encore «un espace de discussion avec les Grecs». Il a ajouté que «la solution à étudier est celle du maintien de ce pays dans la zone euro», ajoutant craindre une montée des violences dans le pays si aucune solution n’est pas rapidement trouvée.

11h15: La Bourse de Hong Kong finit sur une chute de 5,84% 

Les investisseurs chinois ont réduit massivement leurs positions après la suspension de 1.300 titres à Shanghaï et Shenzen dans un climat de panique générale.

11h09: Marine Le Pen, présidente du groupe Europe des Nations et des Libertés critique «l'horreur des institutions européennes»

«L'euro et l'austérité sont des frères siamois» «La Grèce doit sortir de cette mâchoire de fer que représente l'euro» explique la présidente du FN qui ajoute que «l'euro n'est pas irréversible». «L'euro ce n'est pas pour toujours», continue-t-elle. 

 

11h05: Nigel Farage, président (britannique) du groupe eurosceptique ELDD estime que le plan d'aide «a échoué» 

Il critique l'euro et explique que la Grèce n'aurait «jamais du adhéré à l'euro». «Nous voyons une différence irréconcilibales entre la Grèce et l'Allemagne, entre le Nord et le Sud. L'Europe est en train de mourir», ajoute-t-il. «Vous devriez quitter l'euro» et reprendre le pouvoir dans votre pays, lui explique-t-il.

11h00: «J'attendais que Tsipras vienne ici nous dire ce que vous alliez faire, de mettre un système fiscal juste» déplore la députée européenne (allemande) Verts Rebecca Harms qui souhaite néanmoins bonne chance à Alexis Tsipras.

10h56:Gabriele Zimmer veut que l'«on respecte les gens en Europe»

La présidente (allemande) du groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (gauche) ajoute qu'«il faut respecter la décision de dimanche hier».

10h51: Guy Verhofstadt, président du groupe ADLE (Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe), accable Alexis Tsipras sur «le système clientéliste de la Grèce»

«800.000 fonctionnaires cela ne peut pas marcher », ajoute-t-il. «Mettez un terme aux privilèges des armateurs, des militaires, de l'Eglise orthodoxe, des privilèges des îles grecques, des privilèges des partis politiques». «On ne va pas continuer en rond (...) Montrez que vous êtes un vrai dirigeant et pas un faux prophète» 

10h46: Pour Ryszard Legutko, président (polonais) du groupe des conservateurs et réformistes européens, «il y a quelque chose de pourri dans l'Europe»

«Il y a aura des pertes à assumer,cela est certain», ajoute-t-il.

Guy Verhofstadt, président du groupe ADLE, prend ensuite la parole et explique que «la Grèce n'a pas fait assez d'efforts. Je suis furieux car nous ne voyons pas les réformes. Je suis furieux car nous voyons la perspective du Grexit depuis 5 ans. Et aujourd'hui nous courons vers le Grexit. Il faut que vous ayez une feuille de route, les intentions ne suffisent pas.»

10h40: Le député européen (italien) Gianni Pittella, président du groupe socialiste européen rappelle que son groupe ne veut pas de «Grexit»

«L'histoire de cette journée sera qu'il y a eu des gens qui ont mis leurs (différents) de côté pour soutenir l'Europe». 

10h35: «Vous aimez l'échec, nous aimons l'Europe» dit Manfred Weber, président du groupe PPE (allemand) à Alexis Tsipras

Le président du groupe conservateur du Parti populaire européen est considéré comme l'homme de confiance d'Angela Merkel, la chancelière allemande. Il accable le Premier ministre grec: «Nous respectons Alexis Tsipras mais nous allons continuer à le combattre. Vous aimez l'échec, nous aimons le succès, vous aimez la division, nous aimons le compromis. J'espère que vous trouverez  rapidement la raison et que vous présenterez un programme.» Il est hué par des députés qui hurlent «Shame on you» («Honte à vous»).

10h28: Fin de la déclaration d'Alexis Tsipras

«La crise grecque est l'impuissance à trouver une solution définitive à la crise d'une dette qui s'autoalimente. (...) Nous voulons trouver un compromis honorable pour éviter une rupture avec la tradition européenne.»

10h24: Alexis Tsipras revient sur les maux grecs

«Je ne suis pas de ceux qui prétendent que tous les maux du pays sont à mettre sur le dos des vilains étrangers. Si la Grèce est dans cette situation, c'est parce que pendant des décennies, les gouvernements ont gouverné de façon clientélisme, en soutenant la corruption, sans contrôler la fraude fiscale des plus riches. Au plus fort de l'austérité, les 10% les plus riches ont été épargnés».

«Les prétendues réformes précédentes n'ont pas amélioré le bien commun (...) Nous voulons lutter contre les oligarchies et les cartels, la fraude et l'évasion fiscale. Nous voulons moderniser l'Etat, ce sont pour nous des priorités. (...) Nous voulons nous en prendre aux mentalités qui ont enfoncé la Grèce et l'Europe. Nous sommes porteurs d'un mandat fort du peuple grec.» «A problème européen, il faut une solution européenne»

10h22: Alexis Tsipras explique l'aide financière n'est pas arrivée à la Grèce

«Les fonds attribués à la Grèce ne sont jamais parvenus au peuple grec, ils ont été attribués au sauvetage des banques». «Depuis août 2014, la Grèce n'a pas obtenu de décaissement dans le cadre du plan qui a pris fin en juin. 7,2 milliards d'euros n'ont pas été versés parce que le programme n'a pas été réalisé à l'époque.»

10h18: Alexis Tsipras veut un accord pour sortir de la crise

Le Premier ministre grec veut «un accord qui comporte des réformes nécessaires (...) Il faudra faire des efforts, mais le fardeau doit être porté par ceux qui peuvent le supporter. Les retraités, les travailleurs n'ont plus la possibilité de supporter ce fardeau».

Il appelle «à une juste répartition du fardeau» et veut un programme qui mène à la croissance, «sinon nous ne sortirons jamais de la crise». «Notre proposition doit aboutir à un engagement pour trouver une solution durable à la dette».

10h14: Pour Alexis Tsipras, «l'Europe sera démocratique ou alors elle aura du beaucoup de mal à survivre aux moments difficiles»

Le dirigeant appelle à respecter le choix du peuple grec. «J'assume la responsabilité de ce qu'il s'est déroulé durant les derniers 5 mois et demi. (...) Mais comprenons bien que cette responsabilité ne vient pas de ces 5 mois et demi, mais de ces 5 années passées». Alexis Tsipras revient sur les efforts des Grecs qui subissent des programmes d'austérité. «Le chômage, la pauvreté, l'exclusion sociale et la dette publique ont explosé» en Grèce, explique le dirigeant grec.

10h13: Plusieurs parlementaires européens exhibent des pancartes «NO» «OXI» dans l'hémicycle

10h11: Alexis Tsipras prend la parole au Parlement européen

Le Premier ministre grec prend la parole à «un moment crucial» pour la zone euro et l'Europe. Il revient sur le référendum grec et pour chercher une «solution durable» «sans austérité extrême» pour son pays.

10h10: La Bourse de Shanghai dévisse de près de 6% en clôture

La Bourse de Shanghai a dévissé de près de 6% mercredi en clôture, dans un climat de panique générale en dépit de nouvelles mesures d'urgence des autorités et de la suspension des échanges sur quelque 1.300 titres des marchés chinois. L'indice composite shanghaïen a terminé sur un plongeon de 5,90%, soit 219,93 points, à 3.507,19 points, dans un volume d'échanges de 700,2 milliards de yuans (104 milliards d'euros).

 

10h06: «Nous sommes tous responsables de cette crise» dit Donald Tusk

Avant d'ajouter que «nous avons tous la responsabilité de sortir de cette crise».

10h: Donald Tusk évoque des «moments difficiles» pour l'Europe

Le président du Conseil européen a pris la parole en premier. Il explique que «nous sommes confrontés à des moments difficiles, uniques pour l'Europe et l'Union européenne». Il revient ensuite sur le déroulé de la crise grecque et du ballet diplomatique européen juste avant et après le référendum grec. Le parlementaire appelle «tous les dirigeants à trouver un consensus (...) sans qui nous arriverons à la fin des négociations (...) sans quoi nous arriverons au scénario du pire (....) et cela sera très douloureux pour les Grecs.»

9h56: Alexis Tsipras arrive dans l'hémicycle du Parlement européen

Le Premier ministre grec va présenter ses propositions dans quelques minutes.

9h52: Donald Tusk, président du Conseil européen, arrive dans l'hémicycle

La séance du Parlement européen consacrée à la situation grecque va bientôt débuter.

9h50: Un financier australien tend la main au retraité grec qui pleure

Un financier australien ému par l'image d'un retraité grec en pleurs devant sa banque a indiqué mercredi qu'il se rendait en Europe pour lui porter secours après avoir appris que l'homme était un ami de la famille. Les photos de Giorgos Chatzifotiadis à Thessalonique ont fait le tour du monde. Incapable de retirer la pension de sa femme après le service minimum imposé aux banques, le retraité était assis à même le sol, en larmes, son livret d'épargne et sa carte d'identité par terre, et, sur un autre cliché, levant les bras au ciel.

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9h47: La Bourse de Tokyo a chuté de plus de 3%

A l'issue des échanges, l'indice Nikkei des 225 valeurs vedettes a perdu 3,14% (-638,95 points) à 19.737,64 points, tombant sous la barre des 20.000 points pour la première fois depuis le 18 juin.

9h40: Alexis Tsipras va s'exprimer devant les parlementaires européens

Le Premier ministre grec doit s'exprimer en début de matinée devant le Parlement européen à Strasbourg, aux côtés du président du Conseil européen Donald Tusk et du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

9h30: La Croix rouge allemande prête à apporter rapidement une aide humanitaire à la Grèce

Le pays, en état d'urgence financière, qui rencontre déjà des «difficultés dans les soins médicaux», a indiqué ce mercredi le porte-parole de l'organisation, Dieter Schütz. «Nous sommes prêts dans tous les cas», assure-t-il dans une interview au quotidien Leipziger Volkszeitung, estimant que «les retraités, les pauvres, les malades et les réfugiés» sont ceux qui souffrent actuellement le plus de la crise dans laquelle est plongée la Grèce.

>> Plus d'informations sur ces déclarations à lire ici

9h22: La Bourse de Hong Kong chute de 4,74% à l'ouverture

La Bourse de Hong Kong a ouvert mercredi en net repli de 4,74%, plombée par la chute des marchés chinois et les négociations entre la Grèce et ses créanciers. La Bourse de Hong Kong, l'une des principales places financières d'Asie avec Singapour, est fortement tributaire des flux internationaux et à ce titre ressent les soubresauts en zone euro.

9h20: La Bourse de Tokyo en baisse

Cette bourse a ouvert en baisse mercredi. A la première minute des échanges, l'indice Nikkei des 225 valeurs vedettes cédait 0,46% (-94,10 points) à 20.282,49 points, dans le sillage des places européennes qui ont plongé mardi.