Les armes se sont pratiquement tues à Gaza

D'après AFP

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Les combattants du Hamas dans le bureau du président Mahmoud Abbas à Gaza, le 15 juin 2007 après leur prise de contrôle de la ville
Les combattants du Hamas dans le bureau du président Mahmoud Abbas à Gaza, le 15 juin 2007 après leur prise de contrôle de la ville — REUTERS/Suhaib Salem

Le Hamas régnait en maître incontesté vendredi à Gaza où les combats ont pratiquement cessé après la prise des quartiers généraux de l'Autorité palestinienne par le mouvement islamiste.

A part quelques tirs sporadiques, les rues de Gaza-ville étaient calmes et des habitants ont commencé prudemment à sortir dans leurs quartiers après être restés terrés chez eux pendant une semaine pour se mettre à l'abri des combats d'une extrême violence qui ont fait 113 morts en une semaine.

Le complexe présidentiel aux mains du Hamas

Symbole de la prise du pouvoir par le Hamas, des combattants de sa branche armée étaient déployés à l'intérieur d'al-Mountada, le complexe présidentiel abritant les bureaux du chef de l'Autorité palestinienne et du Fatah, Mahmoud Abbas.

Le Hamas a annoncé vendredi avant l'aube avoir pris le contrôle de l'ensemble de la bande de Gaza après avoir mis en déroute les forces fidèles au Fatah de Mahmoud Abbas, qui a dénoncé depuis la Cisjordanie un coup militaire et limogé le gouvernement d'union dominé par les islamistes.

Les drapeaux verts du mouvement islamiste flottaient le matin sur les quartiers généraux de la Sécurité jadis contrôlés par le Fatah. On ignorait dans l'immédiat le sort des centaines de membres des services de sécurité dont les sièges ont été occupés par le Hamas. Certains auraient pris la fuite et d'autres auraient été arrêtés, selon des témoins.

Ismaïl Haniyeh s’oppose à Mahmoud Abbas

Le Premier ministre issu du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a qualifié de «précipitées» les décisions de Mahmoud Abbas, affirmant que le gouvernement qu'il dirige «va continuer à assumer ses fonctions et ne se dérobera pas à ses pouvoirs envers le peuple palestinien». Ismaïl Haniyeh a toutefois assuré que son mouvement n'avait pas l'intention de proclamer «un Etat» dans la bande de Gaza.