Crise grecque: Revivez les événements du mardi 7 juillet 2015

LIVE Un ultimatum a été fixé à dimanche...

N. Beu, A.-L.B., F.P. et F.R.

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Une file de retraités devant la banque nationale grecque, le 7 juin 2015 à Athènes.
Une file de retraités devant la banque nationale grecque, le 7 juin 2015 à Athènes. — Emilio Morenatti/AP/SIPA

0h30: C'est terminé pour ce soir

Un sommet pour rien. Désormais, la partie de poker va se jouer au bluff avant l'ultimatum de dimanche. On mise pour un accord à 23h59, sur la rivière.

0h15 Tsipras prêt à un «effort» pour un accord qui «garantisse une sortie de crise»

Le Premier ministre grec s'est dit déterminé à «poursuivre l'effort» pour obtenir un accord avec les créanciers du pays «qui garantisse une sortie de crise» et «mette fin» à la perspective d'un grexit. Selon lui, «tous» ses partenaires réalisent que la crise grecque «est un problème européen qu'il faut résoudre».

23h45: Un «scénario détaillé» existe pour un Grexit

Les dirigeants européens ont préparé «un scénario détaillé» au cas où la Grèce devait sortir de la zone euro, affirme le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui n'exclut plus cette hypothèse face à l'enlisement des négociations avec Athènes. «Je n'exclus aucune hypothèse», a affirmé Juncker. «La Commission est prête à toutes les éventualités», a-t-il insisté.

23h15 : La Grèce à jusqu’à jeudi pour proposer des réformes

La Grèce a jusqu’à « jeudi au plus tard » pour présenter des réformes à ses créanciers afin de permettre une reprise des négociations sur un plan d’aide financière, a déclaré le président du Conseil européen Donald Tusk à l’issue du sommet de la zone euro.

« Nous nous sommes mis d’accord pour étudier de manière urgente s’il est possible de trouver les bases d’un accord », a-t-il précisé, confirmant que les 28 chefs d’Etat et de gouvernement se réuniraient à nouveau dimanche pour statuer sur un nouveau programme.

23h10 : « Nous avons besoin d’un programme sur plusieurs années», assure Angela Merkel
La Grèce a besoin d’un programme d’aide sur plusieurs années « qui aille bien au-delà de ce que nous discutions il y a encore dix jours» pour éviter une sortie de la zone euro, a affirmé Angela Merkel, à l’issue du sommet exceptionnel de la zone euro à Bruxelles. La chancellière attend « des propositions de réformes très détaillées » des autorités grecques « d’ici à jeudi ».

22h40 : La réouverture des banques grecques se fera progressivement, dans les prochains jours

Aucun calendrier précis n’a été communiqué, mais le ministre adjoint grec des Finances, Dimitris Mardas assure que la réouverture des banques grecques, fermées depuis huit jours, devrait se faire « progressivement », avec, d’ici à la fin de la semaine, une augmentation des services proposées. Cette réouverture qui dépend « des propositions de la Banque de Grèce, de l’Union des banques grecques et des conditions du marché », a-t-il précisé.

22h37 : Un nouveau sommet à Bruxelles, dimanche
Selon Matteo Renzi, le président du Conseil italien, un nouveau sommet doit avoir lieur ce dimanche à Bruxelles pour trouver une solution à la crise grecque. Renzi espère que cette rencontre sera « décisve ».

22h32 : Thomas Piketty écrit à Angela Merkel

« Nous exhortons la chancelière Merkel et la troïka [des créanciers du pays] à penser à rectifier le tir, afin d’éviter un nouveau désastre et de permettre à la Grèce de rester dans la zone euro. » C’est le message qu’adressent, dans une lettre ouverte, cinq économistes à la dirigeante allemande, ce mardi. Le site de The Nation publie l’intégralité de cette missive signée par le Français Thomas Piketty, ainsi que par Jeffrey Sachs, Heiner Flassbeck, Dani Rodrik et Simon Wren-Lewis.

« Nous devons restructurer et réduire la dette grecque, donner à l’économie un peu d’air pour qu’elle se rétablisse, et permettre à la Grèce de rembourser une dette moins lourde sur une plus longue période de temps », suggèrent les cinq cosignataires.

20h37: « Des progrès de fait », selon le ministre grec des Finances

La zone euro a montré mardi «une volonté politique de donner une nouvelle chance à la Grèce», a affirmé le nouveau ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos, à l'issue d'une réunion avec ses homologues à Bruxelles.

Euclide Tskalatos, qui a fait de très brèves déclarations à la presse, a aussi évoqué des «progrès» au cours de l'eurogroupe auquel il venait d'assister, en prélude à un sommet de la zone euro convoqué en urgence après le référendum grec sur les plans de renflouement des créanciers.

19h27: La Grèce présentera mercredi une synthèse tenant compte de l'avis des créanciers

Le gouvernement grec présentera mercredi un texte de synthèse provisoire, en vue de faire progresser les négociations sur le financement de la Grèce, qui tiendra compte des «propositions des institutions», des «résultats du référendum», et de la position commune des partis politiques grecs définie lundi, a annoncé mardi une source gouvernementale.

Cette proposition sera faite à l'occasion de la conférence téléphonique des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe)

19h10 : Au tour d’Angéla Merkel de recevoir un coup de fil de la Maison Blanche

Après Alexis Tsipras, ce mardi après-midi, Barack Obama a passé un coup de fil à Angela Merkel, la chancelière allemande. Pour parler de la crise grecque bien sûr. «Nous continuons à encourager l'ensemble des parties à participer de manière constructive aux discussions», a déclaré Josh Earnest, porte-parole de l'exécutif américain, appelant une nouvelle fois à un compromis.

18h51: «Il n’y a toujours pas de base pour des négociations», selon Angela Merkel

A l’entame du sommet dirigeants de la zone euro à Bruxelles, la chancelière allemande Angela Merkel a estimé qu'il n'existait «toujours pas de base pour des négociations» avec la Grèce sur un nouveau programme d'aide. «Nous allons discuter aujourd'hui des moyens d'avancer. Mais nous ne pourrons pas parvenir à une vue d'ensemble définitive.»

18h39: Hollande : «On ne va pas parler à la Grèce tous les trois mois»

«La responsabilité: c'est à la Grèce de faire des propositions; la solidarité: c'est à l'Europe de les mettre dans une perspective de moyen terme avec bien sûr une aide immédiate, mais encore faut-il qu'il y ait cette perspective de moyen terme. On ne va pas parler de la Grèce tous les trois mois!», a-t-il prévenu.

18h34: Hollande: «C'est dans la semaine que les décisions doivent être prises»

François Hollande a estimé ce mardi soir que les «décisions» pour maintenir la Grèce dans la zone euro doivent être prises «dans la semaine» et a évoqué la possibilité d'une «aide immédiate» après la victoire du non au référendum dimanche.

«Que voulons-nous ? Que la Grèce reste dans la zone euro, c'est l'objectif», a déclaré M. Hollande en arrivant à un sommet européen à Bruxelles convoqué en urgence deux jours après le référendum.

 

18h05: Selon une source gouvernementale, la Grèce remet sur la table les propositions du 30 juin «améliorées» 

La proposition grecque à ses créanciers sur un nouveau plan d'aide est celle du 30 juin «avec des améliorations», a indiqué mardi une source gouvernementale grecque.

Cette proposition comprend «des réformes, les besoins du financement du pays ainsi que le règlement de la dette» et «doit être discutée mardi et mercredi» avec les partenaires européens, a indiqué cette source.

18h: Un entretien téléphonique a eu lieu mardi après-midi entre Barack Obama et Alexis Tsipras

Le président américain ayant souhaité à cette occasion une issue heureuse aux négociations entre le Premier ministre grec et ses partenaires européens, a indiqué l'agence de presse grecque Ana (semi-officielle).

Selon l'Ana, cet entretien a eu lieu pendant qu'Alexis Tsipras se trouvait à Bruxelles, où il devrait s'entretenir avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, la chancelière allemande Angela Merkel, et le président français François Hollande avant sa participation au sommet européen extraordinaire, crucial pour le sort de la Grèce et de la zone euro.

17h52: Pour François Hollande, «les décisions sur la Grèce doivent être prises dans la semaine»

Le président français François Hollande a estimé mardi que les «décisions» pour maintenir la Grèce dans la zone euro doivent être prises «dans la semaine», en arrivant à un sommet convoqué en urgence après la victoire du non au référendum dimanche.

«Que voulons-nous ? Que la Grèce reste dans la zone euro, c'est l'objectif», a déclaré François Hollande. «Pour y parvenir, la Grèce doit faire des propositions sérieuses, crédibles» de réformes pour pouvoir compter sur la «solidarité» de l'Europe à savoir une nouvelle aide financière. «C'est dans la semaine que les décisions doivent être prises», a-t-il lancé.

17h35: Instant charme et habileté selon Michel Sapin

Le ministre français des Finances et des Comptes publics, en attendant François Hollande à Bruxelles, aurait jugé le nouveau ministre de l'Economie grec Euclide Tsakalotos plus «habile» et ayant «plus de charme» que son prédécesseur Younis Varoufakis, selon la journaliste de France 2 Maryse Burgot. 

17h25: Rencontre Hollande-Merkel-Tspiras-Juncker avant le sommet à Bruxelles 

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras, dont les Européens attendent les nouvelles propositions pour éviter une sortie de l'euro à son pays, rencontre Angela Merkel, François Hollande et Jean-Claude Juncker avant le sommet prévu dans la soirée à Bruxelles, a-t-on appris de sources concordantes. 

16h55: Demande probablement mercredi d'une nouvelle aide financière de la Grèce à la zone euro 

La Grèce va adresser probablement mercredi une nouvelle demande d'aide financière à la zone euro, a annoncé mardi le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, à l'issue d'une nouvelle réunion des ministres des Finances de la zone euro.

«Il n'y a pas eu de lettre aujourd'hui» pour formaliser une nouvelle demande d'aide de la part d'Athènes, a indiqué Jeroen Dijsselbloem devant la presse à Bruxelles. «Nous l'attendons très bientôt et il y aura une nouvelle réunion de l'Eurogroupe pour l'examiner», a-t-il ajouté.

16h23: Pas de «propositions concrètes» présentées lors de l'Eurogroupe, déplore Malte

La Grèce n'a pas fait de propositions concrètes de réformes, par écrit, lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro, a déploré le Premier ministre maltais Joseph Muscat avant un sommet extraordinaire à Bruxelles. «L'absence de propositions concrètes de la part du gouvernement grec n'aide pas pour le sommet des dirigeants de la zone euro ce soir», a indiqué Joseph Muscat sur son compte Twitter.

16h22: Alexis Tsipras devant le Parlement européen à Strasbourg mercredi

Le Premier ministre grec s'exprimera devant le Parlement européen à Strasbourg, trois jours après le référendum en Grèce qui a rejeté un plan de réformes des créanciers du pays (UE et FMI), a-t-on appris mardi de source gouvernementale grecque.

Le président du Parlement européen Martin Schulz a confirmé sur son compte twitter la présence d'Alexis Tsipras lors d'une session du parlement consacrée aux négociations en cours entre la Grèceet ses créanciers. 

16h20: Le référendum grec finalement inutile?

Si les Grecs ont exprimé leur ras-le-bol de l’austérité lors du référendum dimanche, l’économiste Stavros Mavroudeas, professeur à l’Université de Macédoine, à Thessalonique, doute que ce résultat donne réellement les moyens au gouvernement grec d’obtenir un meilleur accord avec dirigeants européens.

>> Lire par ici l'interview de l’économiste Stavros Mavroudeas, par notre envoyée spéciale à Athènes

16h00: Wall Street baisse un peu mais résiste

Wall Street baissait un peu mardi après l'ouverture, résistant plutôt à l'agitation mondiale autour de la crise grecque et des marchés chinois pour se préparer tranquillement à l'ouverture d'une saison de résultats: le Dow Jones cédait 0,26% et le Nasdaq 0,39%.

15h52: Le pétrole tente de se stabiliser à l'ouverture à New York à 52,53 dollars le baril

Les cours du pétrole tentaient de se stabiliser mardi à l'ouverture à New York, au lendemain d'une dégringolade qui les ont ramenés au niveau de la mi-avril, le marché étant encouragé par la nouvelle prolongation des discussions avec l'Iran. Vers 15H20, le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en août était stable par rapport à la clôture de la veille à 52,53 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), au lendemaion d'une chute de 7,73%.

15h40: L'Espagne n'est pas la Grèce, veut se persuader Madrid 

A six mois des législatives, la situation de la Grèce domine le débat en Espagne. Les conservateurs au pouvoir assurent qu'avec eux les risques de contagion sont écartés. Ils exploitent par ailleurs les difficultés de Syriza pour décrédibiliser son allié espagnol, Podemos. Lundi, le ministre de l'Economie Luis de Guindos s'est félicité de la relance de la croissance (3,3% prévus en 2015). Mais si un fossé sépare la Grèce, petit pays de onze millions d'habitants, et l'Espagne, quatrième économie de la zone euro avec 47 millions d'habitants, les similitudes politiques entre les deux pays sont cependant bien là. 

En Espagne comme en Grèce, Le déficit public était de 12,7% en Grèce et atteignait 11,1% en Espagne lorsqu'a éclaté la crise de la dette en Europe, en 2009. Dans les deux pays, des budgets d'austérité étaient adoptés, sur fond de récession et d'explosion du chômage. La Grèce a bénéficié de deux plans de sauvetage (240 milliards d'euros). L'Espagne d'un plan d'aide à son secteur bancaire de plus de 40 milliards.

15h25: Le hashtag «r» viral sur Twitter

Le mot-dièse  est de plus en plus utilisé sur le réseau social ce mardi. Ces messages visent à «expliquer» les raisons du «non» au référendum grec au président de la Commission européenne, Jean-Claude Junker. 

 

 

 

15h02: La touche d'humour d'un ministre grec sur Twitter

14h30: La Grèce ne propose rien à l'Eurogroupe

Selon la correspondante du quotidien grec Kathimerini, le Grèce s'est rendue à la réunion de l'Eurogroupe sans aucune proposition.

14h10 : Tsipras : « Nous avons besoin de 7 milliards d’euros dans les 48 heures »

« Nous avons besoin de 7 milliards d’euros dans les 48 heures », aurait déclaré le Premier ministre grec, selon l’agence de presse italienne Ansa.

13h30 : « Pas de prêt relais à la Grèce », déclare le Finlandais Alex Stubb

« Nous n’étudions pas un financement relais à ce stade », a-t-il déclaré mardi le ministre finlandais des Finances, Alexander Stubb, à son arrivée à une réunion de l’Eurogroupe.

13h18 : Jean-Claude en texting avec Tsipras

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, s'est livré à une séance de texting avec Alexis Tsipras en pleine session du Parlement européen, rabrouant au passage les eurodéputés qui critiquaient le temps qu’il passait sur son téléphone portable. «Cessez ce bavardage qui consiste à me dire que je regarde mon téléphone», a-t-il lancé. «Je suis en texting, comme on dit en franglais, avec le Premier ministre grec, je ne sais pas si vous avez l'occasion de faire de même mais je dois faire ça aujourd'hui. Je fais mon travail», s'est emporté le Luxembourgeois.

13h12: Une sortie de l'euro pas exclue si la Grèce ne présente pas de «réformes crédibles» dit la Commission européenne

Une sortie de la Grèce de la zone euro n'est «pas exclue» si Athènes ne présente pas «un paquet de réformes crédibles», a estimé mardi Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne, avant un sommet extraordinaire qui va explorer les minces chances de sauvetage du pays.

«Si la confiance n'est pas établie, si aucun programme de réformes crédible n'est présenté», une sortie de l'euro «ne peut être exclue», a déclaré le commissaire européen chargé de l'Euro, à son arrivée à une réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles.

 

13h10: Pas d'allègement de la dette en vue, selon le ministre allemand de l'Economie

Le ministre de l'Economie et vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel a réaffirmé mardi qu'une éventuelle discussion sur un allègement de la dette grecque n'était pas envisageable avant la mise en oeuvre de réformes par Athènes. On pourra «parler de la possibilité de réduire la dette seulement quand le gouvernement grec montrera qu'il met en oeuvre les réformes», a déclaré M. Gabriel dans une interview à l'hebdomadaire Stern.

Dans le cas contraire, «la dette recommencerait à augmenter dès le lendemain de la réduction de dette», a-t-il ajouté. Berlin s'est pour l'heure montré ferme à l'égard d'Athènes refusant de négocier actuellement une restructuration de la colossale dette du pays, au bord de l'asphyxie financière. 

13h05: Marine Le Pen souhaite restructurer la dette grecque et en «supprimer» une partie

La présidente du Front national Marine Le Pen a dit mardi être désormais favorable à la «restructuration» de la dette grecque mais aussi à «une suppression si possible d'une partie» de celle-ci. «Il faut agir sur la dette. Nous sommes pour la réunion d'un sommet de l'eurozone sur les dettes, et notamment pour envisager la restructuration de la dette grecque et au passage d'ailleurs envisager si possible la suppression d'une partie de la dette grecque» a déclaré Mme Le Pen sur BFMTV.

Interrogée sur le coût pour le contribuable d'une telle action sur la dette grecque, Marine Le Pen a jugé que «le coût, c'est si on continue à prêter de l'argent à la Grèce pour sauver l'euro.»

13h00: Aux Grecs de faire «des propositions complètes, crédibles, efficaces» dit Moscovici
Le gouvernement grec doit faire à ses partenaires de la zone euro et ses créanciers «des propositions crédibles, complètes, efficaces» afin d'éviter le Grexit, a déclaré mardi le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, à son arrivée à une réunion de l'Eurogroupe à Bruxelles. «Le Grexit (la sortie de la Grèce de la zone euro, NDLR) serait un échec terrible (...) un échec collectif» et c'est aux Grecs de «dire comment ils souhaitent agir pour éviter le pire», a dit aussi Pierre Moscovici. La réunion des 19 ministres des Finances de la zone euro, dont le Grec Euclide Tsakalotos, successeur de Yanis Varoufakis, sera suivie dans la soirée d'un sommet extraordinaire consacré aux conséquences du référendum en Grèce.

12h55: Le commissaire européen Pierre Moscovici ne veut pas de Grexit

Avant la réunion importante de l'Eurogroupe, le Commissaire européen aux Affaires économiques et financières Pierre Moscovici rappelle sur Twitter que la Commission européenne ne veut pas de «Grexit». 

12h45: «Le pire est à venir»: Paroles de Grecs après le référendum, recueillies par notre envoyée spéciale à Athènes 

Comment le camp du «oui» envisage-t-il l’ère post-référendum, au lendemain de la consultation populaire sur le plan d’austérité des créanciers de la Grèce, largement rejeté par plus de 61 % des électeurs? C'est à lire dans le reportage de notre envoyée spéciale à Athènes..

12h30: Un possible programme d'aide humanitaire pour la Grèce

Le commissaire européen au développement Neven Mimica a évoqué la possibilité de mettre en place programme d'aide humanitaire pour la Grèce, rapporte Euractiv.fr. «Je dirais que cela sera une partie importante de la discussion au niveau européen», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, selon ce site spécialisé sur l’Europe.

12h06: Pour Hervé Morin (UDI), les réformes sont indispensables en Grèce 

L'ancien ministre et député centriste estime que le Premier ministre Manuel Valls se trompe à propos de la Grèce, ajoutant que les réformes y sont indispensables.

12h05: «Position unanime des socialistes» pour le maintien de la Grèce dans la zone euro 

Les socialistes sont «unanimes» pour préserver la Grèce dans la zone euro et Jean-Christophe Cambadélis «a joué à plein la diplomatie de partis» en appelant différents «homologues européens» pour «consolider la possibilité» d'une négociation avec Athènes, a indiqué mardi le PS.

Le premier secrétaire du PS s'est attelé avec ses interlocuteurs à oeuvrer «à une solution qui puisse permettre ce que nous souhaitons à tout prix, maintenir la Grèce dans la zone euro», a déclaré Olivier Faure, porte-parole du parti.

12h: Pierre Gattaz souhaite «une zone euro renforcée et protégée, idéalement avec la Grèce»

Le président du Medef s'est prononcé mardi en faveur d'une «zone euro renforcée et protégée, idéalement avec la Grèce» et a appelé à un règlement rapide du problème.

«Nous sommes pour la zone euro (...) Nous souhaitons idéalement que la Grèce reste dans cette zone euro plutôt qu'elle en parte», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. «Mais ce qu'il faut avant tout c'est que la zone euro soit protégée et surtout renforcée et je dirais avec ou sans la Grèce», a-t-il poursuivi.

«Ma préférence, c'est que la Grèce reste dans la zone euro parce que nous avons des contacts avec les entreprises grecques, parce que nous avons pour un grand nombre d'entre nous des intérêts en Grèce», a-t-il dit.

11h48: Débat sans vote mercredi à l'Assemblée nationale sur la Grèce

Le Premier ministre, Manuel Valls, s'est dit favorable mardi sur RTL à la tenue d'un débat, sans vote, sur la situation grecque à l'Assemblée nationale, qui se tiendra dès mercredi. A la suite de cette proposition, la conférence des présidents de l'Assemblée, réunie autour de Claude Bartolone (PS), a fixé le débat à mercredi à 16H15, pour une durée de deux heures, ont indiqué à la presse plusieurs chefs de file de groupes politiques.

11h45: Quand l'ex-ministre grec des Finances Yanis Varoufakis parlait de la crise grecque...dès 1993

Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis, qui a démissionné lundi, expliquait en 1993 à la télévision australienne que la Grèce était en crise à cause d'un important déficit. Dans une vidéo repérée par le quotidien La Repubblica, Yanis Varoufakis soulignait que le modèle de développement adopté par la Grèce depuis les années 1960 menait le pays vers un lent déclin.

11h20: Demande d'un débat sans vote au Sénat à propos de la Grèce

Le président du groupe socialiste au Sénat Didier Guillaume a adressé ce mardi un courrier à Manuel Valls pour que soit organisé à la Haute Assemblée un débat, sans vote, sur la situation grecque, similaire à celui qui doit se tenir mercredi à l'Assemblée. Ce débat pourrait avoir lieu mercredi à 16H00, en même temps que celui de l'Assemblée nationale, a-t-on appris auprès de la présidence du Sénat.

Manuel Valls s'était dit favorable dans la matinée à la tenue de ce débat à l'Assemblée nationale.

11h10: Marie-Noëlle Lienemann veut dire «non» à l'Allemagne

La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, membre de l'aile gauche du PS, a estimé mardi que «le temps (était) venu de dire non à l'Allemagne» dans le dossier grec, alors que les dirigeants de la zone euro tiennent un sommet extraordinaire mardi à Bruxelles.

«Le temps est venu pour la France de dire aux Allemands: "c'est non, ils (les Grecs) ne sortiront pas de l'euro, discutons des conditions de leur maintien"», a déclaré Marie-Noëlle Lienemann sur Sud Radio.

«François Hollande n'a pas voulu faire le rapport de force», notamment lors de la négociation du traité de stabilité budgétaire. Or «plus le temps passe, plus ce rapport de force devient indispensable», a jugé la sénatrice de Paris.

11h05: Pour Pierre Lellouche, «le gouvernement Tsipras, c'est comme si en ce moment vous aviez un gouvernement composé de Mélenchon et Le Pen»

Le député du parti Les Républicains s'est montré très critique ce mardi vis-à-vis du gouvernement grec, le comparant sur France Inter à «un gouvernement composé de Mélenchon et Le Pen». Quant au Premier ministre Alexis Tsipras, l'ancien ministre a estimé qu'«il fait de la politique avec l'argent des autres». Il a également souligné que «le principal danger d'explosion, ce n'est pas la sortie de la Grèce [de la zone euro], c'est l’idée qu'il n'y a pas de règles.» 

10h55: Si elle était grecque, Anne Hidalgo aurait voté non au referendum

La maire PS de Paris a déclaré mardi qu'elle aurait «voté non» au référendum, dimanche, si elle avait un passeport grec, ajoutant qu'elle était «profondément européenne» mais que «là, c'est l'Europe des tableaux Excel». «Je crois que j'aurais voté non, j'en suis sûre même», a-t-elle expliqué lors d'un petit-déjeuner avec des journalistes. 

10h30: Pour Carlos Da Silva, une sortie de la Grèce de l'Europe serait «un saut dans l'inconnu»

Le député PS de l'Essonne, invité ce mardi de l'émission «Direct Politique» de l'Internaute -20 Minutes-Ouest-France, a estimé qu'une sortie de l'Europe constituerait un «saut dans l'inconnu» et qui «se ferait avec des dégâts considérables». Il s'est par ailleurs déclaré favorable à un «rééchelonnement de la dette grecque».

10h10: Dominique de Villepin estime que la «Grèce retrouve sa fierté»

L'ancien Premier ministre français loue le Premier ministre grec Alexis Tsipras ce mardi matin. «Nous avons de la chance, je dis bien de la chance, d'avoir un jeune Premier ministre grec Alexis Tsipras qui est crédible aux yeux d'une large partie de l'opinion grecque, et qui est indépendant. La Grèce retrouve sa fierté (...) Moi cela me parle comme gaulliste», a-t-il estimé sur BFMTV-RMC.

Il a ensuite estimé que «l'Europe n'a plus le sens de son projet», «l'Europe est dans la dépendance occidentale-américaine».

9h45: La Bourse de Paris prudente en attendant d'en savoir plus sur la Grèce (+0,13%)
La Bourse de Paris reste prudente (+0,13%) à l'entame d'une séance à nouveau placée sous le signe de la Grèce, dans l'attente d'en savoir plus sur les négociations entre le pays et ses créanciers. A 09H21, l'indice CAC 40 prenait 6,11 points à 4.717,65 points. La veille, il avait fortement reculé de 2,01%. «Les marchés financiers ont réagi avec modération hier au non exprimé par les électeurs grecs ce week-end», rappellent dans une note les stratégistes de Crédit Mutuel-CIC.

9h25: Le cas de la Grèce divise chez les Républicains

Les Républicains sont divisés sur la ligne à adopter vis-à-vis de laGrèce, Eric Woerth ne souhaitant pas son maintien «à n'importe quel prix» au sein de la zone euro tandis qu'Henri Guaino juge «totalement déraisonnable» d'envisager une sortie.

«Je souhaite que la Grèce reste dans l'euro mais je ne souhaite pas qu'elle y reste à n'importe quel prix», a déclaré Eric Woerth mardi sur Europe 1; «Il n'y a pas pour l'instant de position des Républicains, il y a des positions d'un certain nombre de personnalités républicaines», a nuancé Henri Guaino, député des Yvelines et ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, sur France Info.

9h15 : « Ma volonté, mon souhait est d’éviter un Grexit », dit Juncker

« Il est temps de se retrouver à la table des négociations », affirme le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à quelques heures d’un sommet extraordinaire de la zone euro consacré aux conséquences du référendum en Grèce. Il s’exprimait devant le Parlement européen à Strasbourg.

9h11 : Les Bourses ouvrent stable

La Bourse de Paris a ouvert sur une note stable (+0,02 %) pour une séance à nouveau placée sous le signe de la Grèce, dans l’attente d’en savoir plus sur les négociations entre le pays et ses créanciers. A 9h, l’indice CAC 40 prenait 1,09 point à 4.712,63 points. La veille, il avait fortement reculé de 2,01 %. A Londres, la Bourse a ouvert quasi stable (+0,10%), prudente avant le sommet extraordinaire de la zone euro. Dans les premiers échanges, l'indice FTSE-100 des principales valeurs grappillait 6,81 points à 6.542,57 points.

Enfin, celle de Francfort a ouvert en hausse, rebondissant au lendemain d'un net recul. L'indice vedette Dax, qui avait lâché 1,52% lundi après la victoire du non au référendum grec, reprenait, lors des premiers échanges, 0,36% à 10.930,02 points. L'indice des valeurs moyennes retrouvait aussi un peu de dynamisme avec une avancée de 0,28% à 19.729,59 points.

9h05 : La crise n’est pas due aux « méchants Allemands »

La crise en Grèce n’est pas due aux « méchants Allemands » mais aux dirigeants grecs des 15 ou 20 dernières années, a estimé mardi le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni. « Nous savons bien que la Grèce est en dehors des paramètres, mais ce n’est pas la faute aux méchants Allemands, mais en raison de la responsabilité des gouvernants grecs qui se sont succédé à Athènes ces 15-20 dernières années », a-t-il dit dans une interview au Corriere della Sera.

8h15: La Bourse de Tokyo finit en nette hausse

La Bourse de Tokyo a fini en nette hausse mardi, retrouvant sa sérénité en amont d'une reprise des négociations de la zone euro pour tenter de sauver une Grèce en état d'urgence financière. A l'issue des échanges, le Nikkei des 225 valeurs vedettes, qui avait lourdement chuté lundi, a gagné 1,31% (+264,47 points) à 20.376,59 points.

7h55 : Le gouvernement « prêt » à débattre de la Grèce au Parlement

Ce sera mercredi à l'Assemblée nationale. Mais il n’y aura pas de vote, prévient Valls. « Un vote sur quoi ? »

7h53 : La France n’a pas demandé la tête de Varoufakis

« La France a été depuis le début respectueuse du choix souverain du peuple grec », répond Valls.

7h51 : « La France ne peut pas prendre le risque » du Grexit

Manuel Valls avance des raisons économiques - « un risque pour la croissance et l’économie mondiales »- « mais surtout politiques ». « Personne ne peut dire quelles seraient les conséquences politiques » d’un Grexit, avance le Premier ministre, évoquant notamment la réaction inconnue du peuple grec à un Grexit.

7h49 : « Il faut écouter ce message de dignité » (à propos du « non »)

Mais Alexis Tsipras doit « faire des propositions », insiste Manuel Valls.

7h47 : « Les bases d’un accord existent »

Le Premier ministre, malgré le référendum, veut des investissements et évoque même le rééchelonnement de la dette - car il n'y a « pas de sujet tabou ». Il croit en tout cas en un accord. « Nous étions très près » avant le référendum, dit-il.

7h45 : « La Grèce est dans notre patrimoine »

« La Grèce est dans notre patrimoine philosophique et culturel. » Manuel Vals commence par tresser des lauriers au Grèce.

7h37 : Manuel Valls dans quelques instants sur RTL

7h31 : Des négociations qui « n’ont aucun sens » ?

Le commissaire européen chargé du numérique, l’Allemand Günther Oettinger, a estimé mardi dans un journal allemand qu’en l’absence de nouvelles propositions de réformes de la part d’Athènes, de nouvelles négociations « n’ont aucun sens ». « Le référendum a mobilisé les gens, mais ça ne change rien au fait que la Grèce est au bord de la faillite », a déclaré Oettinger au tabloïd Bild. Athènes doit proposer des réformes, a insisté le commissaire européen. Car si le gouvernement d’Alexis Tsipras continue de les refuser, « de nouvelles négociations n’ont aucun sens », a-t-il martelé.

7h27 : Une moitié des Français prête au Grexit

Une courte majorité de Français - 50 %- souhaitent voir la Grèce sortir de la zone euro, selon un sondage Odoxa publié mardi dans Le Parisien. « Compte tenu des difficultés rencontrées par la Grèce », 49 % des sondés souhaitent « que la Grèce reste dans la zone euro » tandis que 50 % répondent qu’ils veulent « que la Grèce sorte de la zone euro », soit 4 points de plus qu’il y a dix jours. « Ces derniers jours, à l’image de leurs leaders, ce sont les sympathisants de droite qui se sont le plus radicalisés : ils sont désormais 62 % à vouloir le Grexit (+ 4 points) contre 32 % à gauche (+ 1 point) », souligne l’institut de sondage. En revanche, les trois quarts des Français, de droite comme de gauche, estiment qu’il y a d’autres solutions que l’austérité pour sortir de la crise.