Crash d'Air Algérie: L'enquête judiciaire révèle une série d'erreurs «tragiques»

MONDE Une série de faits et dysfonctionnements auraient contribué au crash par leur accumulation...

M.C. avec AFP

— 

Un hélicoptère sur le lieu du crash de l'avion d'Air Algérie dans le nord du Mali, le 25 juillet 2014.
Un hélicoptère sur le lieu du crash de l'avion d'Air Algérie dans le nord du Mali, le 25 juillet 2014. — AP/SIPA

A l'origine du crash, des défaillances «en matière d'organisation, de formation, de pilotage». L'enquête judiciaire française sur l'accident de l'avion d'Air Algérie qui avait fait 116 morts dont 54 Français en juillet 2014 dans le nord du Mali révèle une série d'erreurs «tragiques», selon le Figaro.

Crash d’Air Algérie: Le givre serait en cause

Selon les deux juges d'instruction qui ont rencontré mardi les familles des victimes, la cause principale de l'accident est «la non-activation du système d'antigivre des sondes moteur, alors que la température extérieure et la zone humide traversée requéraient sa mise en place», rapporte le journal. Le Bureau d'enquêtes et analyses (BEA) avait déjà annoncé en avril dernier que l'équipage n'avait vraisemblablement pas activé ce système, conduisant au dysfonctionnement de certains capteurs.

Le pilote et le copilote n'avaient fait qu'un seul vol en Afrique

Ensuite, poursuit le Figaro, «pour tenter de récupérer l'assiette de l'appareil», qui s'était écrasé le 24 juillet 2014 une demi-heure après son décollage, le pilote aurait tiré le manche en arrière, au lieu de le pousser en avant, ce qui a amplifié le décrochage de l'appareil.

Le Figaro signale d'autres faits et dysfonctionnements qui n'expliquent pas à eux seuls le crash mais y contribuent par leur accumulation. Par exemple, le simulateur de vol sur lequel s'entraînait l'équipage n'était «pas exactement celui de l'avion».

D'autre part, si le pilote et le copilote avaient une expérience importante - tout en étant des «saisonniers», exerçant un autre métier six mois de l'année - ils n'avaient à leur actif qu'un seul vol en Afrique, où les conditions météorologiques sont particulières. A propos de la météo justement, le journal ajoute que l'équipage était parti avec une fiche météo mise à jour plus de deux heures et demie avant le décollage.