VIDEO. Qui est Thom Feeney, qui a lancé le crowdfunding pour sauver la Grèce?

SOLIDARITE Le jeune britannique de 29 ans est un passionné de politique à la fibre sociale…

Delphine Bancaud

— 

Thom Feeney  le  30, 2015.
AFP PHOTO / NIKLAS HALLE'N
Thom Feeney le 30, 2015. AFP PHOTO / NIKLAS HALLE'N — AFP

Un utopiste ? Un mégalo qui veut faire parler de lui ? Un aventurier au grand coeur ? Depuis quelques jours, Thom Feeney, le jeune anglais qui a lancé une opération de financement participatif pour sauver la Grèce, attise les curiosités.

Il faut dire que la démarche de Thom Feeney a surpris par son audace. Son opération de crowdfunding, lancée dans l’espoir de rassembler 1,6 milliard d’euros pour sauver la Grèce du défaut de paiement au FMI, a déjà permis de recueillir 780.000 euros auprès de 46.200 donateurs.

Il y croit vraiment

Mais le jeune homme ne compte pas s’arrêter de si bon chemin : « 1,6 milliard d’euros, c’est ce dont les Grecs ont besoin. Cela semble beaucoup mais c’est seulement trois euros par Européen soit le montant d’une demi-pinte de bière à Londres ou celui d’une salade feta-olives », souligne-t-il sur le site Indiegogo. Et l’homme ne croit pas que son initiative tournera au vinaigre : « J’espère que le total sera atteint. Ce serait fantastique », a-t-il déclaré à l’AFP.

Si la somme n’est pas levée sous sept jours, les dons seront rendus mais Thom Feeney espère quand même pouvoir faire bon usage de l’argent.

Passionné de politique

Une démarche altruiste qui s’explique sans doute par le parcours personnel de cet élégant jeune homme de 29 ans. Originaire de York, dans le nord de l’Angleterre, il travaille dans une boutique de chaussures de luxe à Covent Garden. Ses tweets témoignent de sa passion pour la politique et de sa fibre sociale, qui semble avoir été renforcée par son observation de l’actuatité internationale. Car pour expliquer son initiative, Thom Finney répète qu’il est « fatigué de voir la crise grecque perdurer, les politiciens tergiverser tandis que les vrais gens sont affectés par la situation ». Il fustige aussi régulièrement les politiques d’austérité qui appauvrissent les populations.

Conscient que son geste intrigue et suscite même parfois des fantasmes, il fait régulièrement des mises au point sur Twitter.

 

Sur de sa démarche, il n’apprécie pas non plus de passer pour un fantaisiste ou un farceur.

Le jeune homme espère aussi par son initiative être une sorte de précursseur, comme il l’explique dans une tribune dans The Guardian : « La possibilité d’utiliser un site de crowdfunding pour le bien social est vraiment passionnante et j’espère que d’autres suivront mon exemple à l’avenir et s’investiront dans des projets de ce genre ». L’avenir le dira.