Grèce: «C'est aux institutions de montrer leur bonne volonté», affirme le ministre des Finances

GRECE La Grèce et ses partenaires de la zone euro ont mis fin à leurs discussions samedi après l’annonce par Athènes d’un référendum le 5 juillet sur le plan de sauvetage du pays...

M.C. avec AFP

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Le ministre des Finances grec Yanis Varoufakis, à Athènes le 28 juin 2015.
Le ministre des Finances grec Yanis Varoufakis, à Athènes le 28 juin 2015. — Petros Karadjias/AP/SIPA

Alors que le risque de défaut de paiement est plus fort que jamais, la Grèce pose ses conditions. Le ministre grec des Finances a estimé dimanche qu’il appartenait maintenant « aux institutions (UE, FMI et BCE) de montrer leur bonne volonté » tout en se disant ouvert à de nouvelles négociations pour parvenir à un compromis in extremis.

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« Nous avons déjà mis nos propositions sur la table », a assuré Yanis Varoufakis dans un entretien au quotidien Bild à paraître lundi et diffusé dimanche soir sur son site internet. « C’est maintenant aux institutions de montrer leur bonne volonté. Nous restons ouverts à de nouvelles propositions des institutions. Si ces nouvelles propositions venaient et si nous les considérions comme vraiment meilleures (…) nous pourrions recommander à nos électeurs de les approuver », a ajouté le ministre.

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La Grèce et ses partenaires de la zone euro ont mis fin à leurs discussions samedi après l’annonce par Athènes d’un référendum le 5 juillet sur les propositions des Européens pour tenter de sortir le pays du marasme. « En ce qui nous concerne, nous sommes toujours prêts à négocier durant le laps de temps où les gens réfléchissent à la décision qu’ils prendront » dimanche dans le bureau de vote, a-t-il souligné.

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Depuis cinq mois, Athènes et ses créanciers tentent en vain de s’entendre sur un plan de réformes en échange de la prolongation d’une aide financière qui doit permettre à la Grèce d’éviter le défaut de paiement à l’échéance du 30 juin. Les propositions de réformes présentées par la Grèce « sont justes », selon Yanis Varoufakis. « Elles contiennent d’importantes concessions », a-t-il ajouté et s’inscrivent dans une volonté de sortir la Grèce de la crise « sans de nouvelles aides financières à l’Etat grec », selon lui.