EN DIRECT. Grèce: Tsipras redemande à l'UE une prolongation de l'aide... Les banques fermées lundi...

LIVE Ce dimanche se tient une réunion in extremis de la BCE sur la Grèce, au bord du scénario catastrophe...

Anne-Laëtitia Béraud

— 

Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, au Parlement grec le 27 juin 2015.
Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, au Parlement grec le 27 juin 2015. — Petros Karadjias/AP/SIPA
  • La Banque centrale européenne a accordé dimanche un sursis à Athènes en maintenant le financement des banques grecques. A l'issue d'une réunion d'urgence, la BCE a indiqué ce dimanche dans un communiqué que «au vu des circonstances actuelles», elle maintenait «le plafond de fourniture de liquidités d'urgence aux banques grecques au niveau décidé vendredi».
  • Cette décision est une suprise, de nombreux commentateurs s'attendaient à ce que la BCE coupe dès dimanche le robinet des prêts d'urgence ELA, seule source de financement des banques grecques et de toute l'économie du pays, au lendemain de l'échec retentissant des négociations entre la Grèce et ses créanciers (BCE, FMI, Commission européenne).
  • Cependant, le spectre du défaut de paiement n'était pas écarté, et le pays s'apprêtait à vivre une situation d'urgence avec sans doute un contrôle des capitaux.

20h37 : Un rassemblement pour le « non » à Athènes

Près de 2.000 personnes, majoritairement des sympathisants d’extrême gauche, se sont rassemblées devant le parlement à Athènes pour demander aux Grecs de voter le 5 juillet contre les mesures soumises au gouvernement d’Alexis Tsipras par les créanciers. « Non à l’austérité, oui à la solidarité européenne », pouvait-on lire sur les banderoles. Au mégaphone, les manifestants criaient en grec puis en anglais : « Nous disons un grand "non" à cette prison qu’est devenue l’Union Européenne ».

20h30 : Le PS plaide pour des concessions

Le Parti socialiste a plaidé dimanche soir pour que « chacun retrouve le sens des priorités » et fasse « les concessions nécessaires pour qu’un compromis soit atteint » dans la crise grecque. Dans un communiqué, le PS « déplore le niveau d’incompréhension et de crispation atteint entre la Grèce et les institutions » et « réitère clairement que la place de la Grèce est dans l’Europe, dans la zone euro ».

20h26: «L'épargne des citoyens, les salaires et les retraites sont garantis»

Alexis Tsipras tente de rassurer la population.

20h23 : Tsipras a redemandé un geste à l’UE

Alexis Tsipras annonce avoir redemandé dimanche à l’UE une prolongation du programme d’aide à son pays, qui lui avait été refusée samedi. Il indique avoir formulé cette demande « auprès du président du Conseil européen et des 18 dirigeants des Etats membres de la zone euro, ainsi qu’au président de la BCE, de la Commission et du Parlement européen. J’attends leur réponse immédiate à cette requête démocratique de base », a-t-il conclu, alors qu’il s’exprimait dans une allocution télévisée au cours de laquelle il venait d’annoncer la fermeture temporaire des banques grecques et un contrôle des capitaux.

20h02: Tsipras confirme la fermeture des banques

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a annoncé à la télévision la fermeture temporaire des banques grecques, et l'instauration d'un contrôle des capitaux, tout en invitant la population à garder son sang-froid. Le refus de l'Eurogroupe de prolonger le programme d'assistance à la Grèce au-delà du 30 juin «a conduit la BCE à ne pas augmenter la liquidité des banques grecques et a contraint la Banque de Grèce à activer les mesures de fermeture temporaire des banques et de limitation des retraits bancaires», a déclaré Tsipras, tout en assurant que «les dépôts des citoyens dans les banques grecques sont absolument garantis».

19h55: Merkel organise une réunion lundi

La chancelière allemande recevra lundi à 13h30 les chefs des groupes parlementaires et des partis pour une réunion consacrée à la Grèce, au bord d’une déroute bancaire qui pourrait déboucher sur une sortie de la zone euro, a annoncé son porte-parole dimanche. Son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU) et son allié bavarois CSU, le Parti social-démocrate (SPD) et les Verts ont également invité leurs députés respectifs à des réunions exceptionnelles dans la journée. La dirigeante conservatrice, dont le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis assure qu’elle « détient la clé » pour dénouer la crise, doit informer les chefs des partis de la situation en Grèce et des conséquences possibles pour la zone euro.

19h52: Julien Dray défend le référendum grec

Le secrétaire national du PS Julien Dray a jugé dimanche sur BFMTV que l’Europe et la France n’avaient « pas le droit d’interdire » aux Grecs « de faire un référendum » sur le contentieux avec l’UE au sujet de la dette grecque. « A partir du moment où le gouvernement grec a décidé de faire un référendum, nous n’avons pas le droit de leur interdire de faire un référendum », a affirmé l’ex-porte-parole du PS.

19h41: Obama et Merkel d'une seule voix

Le président américain et la chancelière jugent « très important » que la Grèce mène à nouveau des réformes, selon la Maison Blanche.

19h10: Les banques grecques fermées demain

Les banques grecques et la Bourse d'Athènes resteront fermées demain, selon une source proche du dossier.

 

18h20: La Commission européenne rend publiques des propositions de réformes des créanciers

Celle-ci ont déjà rejetées par le gouvernement grec de gauche radicale mais qui seront soumises le 5 juillet au vote des Grecs lors d'un référendum. «Dans un souci de transparence et afin d'en informer le peuple grec, la Commission européenne publie les dernières propositions arrêtées par les trois institutions (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international)», explique la Commission dans un communiqué.

Le texte, écrit en anglais et en grec, ne fait aucune référence au référendum que le Premier ministre grec Alexis Tsipras a convoqué pour dimanche prochain mais détaille les réformes réclamées à Athènes en échange d'une aide financière.

18h10: François Hollande réunit lundi matin un Conseil restreint, annonce l'Elysée

Ce Conseil restreint, auquel devraient notamment participer le Premier ministre Manuel Valls, le ministre des Finances Michel Sapin et le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Harlem Désir, est programmé alors que la Banque centrale européenne a décidé dimanche de maintenir le niveau actuel des prêts d'urgence accordés aux banques grecques. Cela laisse de fait la porte ouverte à une solution politique du problème entre Athènes et ses créanciers même si le spectre du défaut de paiement n'est pas écarté.

17h51: La zone euro a les moyens de faire face à la crise grecque, affirme la patronne du FMI Christine Lagarde

Le FMI va surveiller attentivement l'évolution de la situation en Grèce et «dans les pays voisins», et se tient prêt à apporter «son assistance» en cas de nécessité, a déclaré sa directrice générale Christine Lagarde dimanche.

«Les prochains jours vont être importants (...) Le FMI va (...) continuer à surveiller la situation en Grèce et dans les pays voisins et se tient prêt à apporter son assistance en cas de besoin», a déclaré la dirigeante, se disant par ailleurs «déçue» par l'échec des discussions entre Athènes et ses créanciers. La patronne du FMI a par aileurs affirmé que la zone euro a les moyens de faire face à la crise grecque.

Le FMI va surveiller attentivement l'évolution de la situation en Grèce et «dans les pays voisins», et se tient prêt à apporter «son assistance» en cas de nécessité, a encore déclaré sa directrice générale Christine Lagarde ce dimanche.

17h42: Crise de la dette grecque: Où en sont les négociations entre Athènes et ses créanciers?

>> Le point sur ces négociations à lire par ici 

17h20: Un rassemblement pour la Grèce se tient place de la République à Paris

Depuis 17h, se tient un rassemblement en soutien à la Grèce sur la place de la République, à l'appel, notamment, du Parti communiste. Quelques photos d'élus, de journalistes et de militants ont été postées sur Twitter. 

/photo/1

 

 

 

 

16h45: Une sortie de la Grèce de la zone euro aurait très «peu d'impact direct à court terme» pour les Français

Une sortie de la Grèce de la zone euro aurait des «conséquences catastrophiques» pour les Grecs, mais très «peu d'impact direct à court terme» pour les Français, même si le budget de l'État risque de s'en trouver alourdi, estiment dimanche des économistes. L'économie grecque n'est «pas assez importante pour avoir un effet direct» sur celle de la France, rassure Fabien Tripier, professeur d'économie à l'Université Lille 1 cité par l'AFP.

Si la Grèce est en défaut de paiement, c'est-à-dire si elle ne peut plus régler ses échéances de dette, «ça ne veut pas dire qu'on va demander un chèque aux Français la semaine prochaine», confirme de son côté Agnès Benassy-Quéré, économiste à l'École d'économie de Paris.

15h55: Berlin recommande aux Allemands se rendant en Grèce de «prévoir suffisamment d'argent liquide»

Le ministère allemand des Affaires étrangères a fait cette recommandation ce dimanche. Berlin invite également les Allemands en partance pour la Grèce, l'une de leurs destinations de vacances préférées, à «se tenir informés de l'évolution de la situation via les recommandations de voyage du ministère et les médias».

15h10: Les Grecs retirent autant d'argent qu'ils le peuvent aux distributeurs de banque

Les Grecs, très inquiets de la situation financière, et de la possible instauration d'un contrôle des capitaux dans le pays, retirent ce dimanche autant d'argent qu'ils pouvaient des distributeurs automatiques. Interrogé par l'AFP, Stavros Koukos, président du syndicat des employés de banque (OTOE) a estimé que 1,3 milliard d'euros avaient été retirés des banques entre l'annonce du référendum par le Premier ministre Alexis Tsipras dans la nuit de vendredi à samedi, et samedi soir.

15h: La BCE maintient les prêts d'urgence aux banques grecques à leur niveau actuel

La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé dimanche qu'elle maintenait à leur niveau actuel les prêts d'urgence accordés aux banques grecques, laissant de facto la porte ouverte à une solution politique in extremis pour éviter la déroute de l'économie grecque. Selon des informations divulguées en Grèce, le plafond de ces prêts d'urgence, bouée de sauvetage des banques grecques et de toute l'économie du pays, avoisine les 90 milliards d'euros après plusieurs relèvements successifs ces dernières semaines.

14h33: La Banque de Grèce promet de tout faire pour «assurer la stabilité financière», annonce un communiqué de la Banque centrale européenne (BCE)

Le président de la banque centrale de Grèce, Yannis Stournaras, a promis dimanche de tout faire pour «assurer la stabilité financière» de son pays et éviter la déroute de l'économie grecque, selon un communiqué de la BCE.

«La Banque Grèce, en tant que membre de l'Eurosystème, va prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la stabilité financière des citoyens grecs dans ces circonstances difficiles», a indiqué M. Stournaras, cité dans le communiqué de la BCE

14h16: Florian Philippot veut «pour la France un référendum sur l'Union européenne»

Le vice-président du FN a vu dans les indignations autour du référendum grec le signe d'un «comportement anti-démocratique». Sur France 3, le bras droit de Marine Le Pen a commenté la consultation décidée par Alexis Tsipras sur les demandes des créanciers d'Athènes: «je suis intéressé par ce référendum» parce qu'il est, en France, «révélateur de comportements anti-démocratiques».

Le numéro deux du FN a souhaité que le vote grec soit non, «car si c'est oui, on irait chercher des milliards dans la poche des Français» et «on imposera une nouvelle cure d'austérité aux Grecs pour rien».

«Je souhaite pour la France un référendum sur l'Union européenne» et «je souhaite que nous organisions la dissolution de la zone euro tous ensemble», a-t-il dit.

14h05: Jacques Myard, député LR des Yvelines, critique l'Eurogroupe

Dans un communiqué, le député estime: «C'est devenu une sorte de jeu que de brocarder ces "vilains Grecs" qui auraient triché pour entrer dans la zone euro, ils n'auraient que ce qu'ils méritent et ils doivent encore se serrer la ceinture! En rompant unilatéralement les négociations avec Athènes (...) l'Eurogroupe joue tout simplement le renversement du gouvernement grec, sa chute en lui signifiant "c'est comme cela, c'est à prendre pour le 30 juin, point final !"» 

14h02: «On étrangle le peuple grec pour des raisons politiques, et non économiques» estime Alexis Corbière

Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de Gauche a expliqué sur ITELE qu'«on ne sait pas ce que propose la France de différent que cette droite allemande, que cette Europe libérale. En réalité, elle ne propose rien d'autre. On étrangle le peuple grec pour des raisons politiques, et non économiques. Ils veulent faire échouer cette expérience politique».

14h: Nombreuses réactions de politiques français ce dimanche

De gauche comme de droite, de nombreux politiques français réagissent sur Twitter ce dimanche au référendum grec. La centriste Rama Yade évoque un "message de désespoir" qui ne doit pas être envoyé...

... que le député (Les Républicains) de l'Oise Eric Woerth fustige les propos du Premier ministre Manuel Valls 

13h55: Réunion à 15h00 d'un conseil de stabilité bancaire à Athènes

Le conseil hellénique de stabilité systémique (CHSS), organisme mis en place pour réagir aux situations de crise financière, se réunira dimanche après-midi à 15h, a indiqué dimanche le ministère des Finances dans un communiqué. 

Aucune autre précision n'a été donnée par le ministère, qui n'a pas mentionné notamment qui y participerait effectivement. Ce conseil analyse et suit en permanence les évolutions du secteur financier. Il est composé du ministre des Finances, du vice-ministre des Finances, du gouverneur de la Banque de Grèce et de la Commission des marchés grecque.

13h12: Benoît Hamon remonté contre l'Eurogroupe

L'ancien ministre socialiste fustige sur Twitter la position de l'Eurogroupe, qui estime que le référendum proposés aux Grecs est «un coup de force» 

... Une position plutôt partagée par le député Les Républicains Thierry Mariani

12h53: Le point sur la situation de ce dimanche

>> C'est à lire par ici

12h39: Quels seraient les risques d'un éventuel «Grexit»?

>> Les éléments d'analyse sont à lire par là

12h36: Le chef économique de l'OCDE estime que «les marchés ne sont pas prêts» à un Grexit 

Le chef économiste de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OCDE), Catherine Mann, a estimé dimanche dans un entretien au quotidien italien la Stampa que les marchés n'étaient pas «prêts» à une sortie de la Grèce de la zone euro. «La reprise en Europe est encore fragile et comme telle, elle est dépendante de toute situation risquée. Pour la consolider, il faut donc lever toute incertitude», affirme-t-elle.

A la question de savoir si les marchés financiers s'étaient préparés au pire, c'est-à-dire à une sortie de la Grèce de la zone euro, Catherine Mann a répondu que «depuis quelque temps, ils se comportent comme s'il n'y avait aucun risque, comme si l'inflation ou la volatilité [des devises] ne pouvaient plus avoir lieu».

12h30: Le Premier ministre illustre l'inquiétude des Grecs

Manuel Valls est revenu sur l'inquiétude des Grecs. «Je vais vous donner un seul chiffre pour illustrer ce qui se passe en Grèce. Un week-end normal, en Grèce, vous avez des retraits autour de 30 millions d'euros. Hier, samedi, ces retraits ont représenté 500 millions, c'est-à-dire sur un week-end, c'est un milliard. Donc il faut bien se rendre compte de l'inquiétude qui existe en Grèce», a argumenté Manuel Valls lors de l'émission «Le Grand Rendez-vous»

12h25: Pour Manuel Valls, la Banque centrale européenne ne peut «pas couper les vivres» aux Grecs

«La Banque centrale européenne est indépendante mais (...) je ne pense pas qu'elle puisse couper les vivres (aux Grecs) (...). C'est le peuple grec qui souffre. N'en rajoutons pas sur le peuple grec. S'il doit y avoir, et c'est à la BCE de manière indépendante de prendre ses responsabilités, un soutien financier dans les jours qui viennent, c'est sans aucun doute nécessaire», a-t-il déclaré lors de l'émission «Le Grand Rendez-vous» Europe 1-iTELE-Le Monde.

12h20: Manuel Valls estime qu'il y a un «risque réel de sortie» de la Grèce de la zone euro en cas de non au référendum

Le Premier ministre est revenu sur le référendum annoncé par Athènes sur la proposition d'accord faite par ses créanciers. «Il est évident que, s'il y avait une réponse négative (au référendum), il y a un risque réel -il faut dire la vérité aussi, non seulement aux Français, aux Européens, mais d'abord aux Grecs puisque c'est eux qui vont voter dimanche prochain (...), de sortie de la zone euro», a déclaré Manuel Valls lors de l'émission Le Grand Rendez vous d'Europe 1-Le Monde-iTELE.

12h15: Pierre Lellouche accuse Alexis Tsipras de «faire de la politique intérieure» en voulant se financer avec «l'argent des autres Européens»

Le député (Les Républicains) fustige le Premier ministre grec. Sur France Inter, l'ex-secrétaire d'Etat aux Affaires européennes a jugé qu'Athènes faisait «litière des dizaines et des dizaines de milliards déjà donnés à la Grèce, y compris par la France car nous, nous avons emprunté de l'argent pour en prêter à la Grèce pour payer ses fins de mois». Pour lui, Tsipras «compte sur les autres pour tenir ses promesses électorales». «A terme, c'est une situation qui va mener au désastre».

12h10: Nicolas Dupont-Aignan juge que «Hollande fait honte à la France» comme «complice de l'Allemagne»

Le député et président du Mouvement pour la France estime dans un communiqué qu'«en suspendant la négociation avec la Grèce au seul motif que son Premier ministre a décidé de consulter son peuple par référendum, l'Union Européenne tombe le masque. Derrière les beaux discours sur la démocratie européenne, la vraie nature autoritaire de l'Eurogroupe apparaît au grand jour». «La seule solution», à ses yeux, consiste «à rééchelonner la dette de la Grèce en l'aidant à sortir en douceur de l'euro».

12h05: Marielle de Sarnez demande une reprise des négociations «sans arrière-pensée» avec la Grèce

La vice-présidente du Modem a déclaré souhaité que «des adultes» soient assis des deux côtés de la table. Reprenant sur iTELE la formule de la patronne du FMI, Christine Lagarde, l'eurodéputée centriste a lancé: «Il faut qu'ils arrêtent tous, il faut qu'ils deviennent adultes, mais ensemble, les créanciers aussi».

Marielle de Sarnez a par ailleurs dénoncé «une opacité totale des discussions et des débats». «Le parlement européen a été dessaisi de cette négociation», au profit des «experts». Pour elle, une sortie d'Athènes de la monnaie commune serait «une catastrophe pour l'Europe» en démontrant qu'elle «est incapable d'avoir un règlement politique quand une difficulté est là».

12h: Réunion du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE)

Le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne devait se réunir, sans doute dimanche, pour tenter d'éviter in extremis à la Grèce une déroute bancaire alors qu'Athènes se dirige tout droit vers le scénario catastrophe d'une sortie de la monnaie unique.

Après l'annonce fracassante du Premier ministre grec Alexis Tsipras d'un référendum sur les exigences de ses créanciers, UE et FMI, excédés, ont fini par fermer samedi la porte des négociations. Les ministres des Finances de la zone euro (l'Eurogroupe) ont toutefois promis de tout faire pour éviter «un risque de contagion» du dossier grec.