Grèce: Tsipras appelle son peuple à dire un «grand non» aux créanciers

GRECE Selon deux sondages à paraître dimanche, une large majorité de Grecs est cependant favorable à un accord avec les créanciers du pays...

M.C. avec AFP

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Le Premier ministre grec Alexis Tsipras s'exprime devant le parlement à Athènes, le 27 juin 2015.
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras s'exprime devant le parlement à Athènes, le 27 juin 2015. — Petros Karadjias/AP/SIPA

Avant le vote, Alexis Tsipas s'était dit persuadé que «le peuple grec dira un grand non à l'ultimatum» des créanciers du pays. Le référendum proposé par le Premier ministre grec sur la dernière offre d'accord faite par les créanciers à son pays a été approuvé par le parlement dans la nuit de samedi à dimanche.

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Le référendum, prévu pour le dimanche 5 juillet, a été approuvé par 178 députés sur un total de 300 parlementaires. Les Grecs, selon le texte de la proposition, devront dire «oui» ou «non» aux mesures soumises vendredi par les créanciers UE et FMI lors d'un des derniers cycles des négociations entre les deux parties qui durent depuis la fin février.

Risque de tempête financière avant la date de la consultation

La Grèce risque cependant de connaître une tempête financière avant la date de la consultation. Le pays à court d'argent est exposé au risque de secousses financières en série: le 30 juin, mardi, il risque de ne pouvoir rembourser le FMI d'un prêt de 1,5 milliard d'euros et le même jour prendra fin le plan d'assistance financière dont bénéficie Athènes depuis 2012.

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Considérant que la Grèce avait rompu les négociations en cours, les pays de l'eurozone ont en effet refusé samedi de prolonger ce plan le temps du référendum, comme le demandait le gouvernement grec, avec le risque que dans les prochains jours, la BCE coupe le dernier canal de financement des banques grecques.

Selon deux sondages à paraître dans la presse dimanche, réalisés juste avant l'annonce du référendum, une large majorité de Grecs est favorable à un accord avec les créanciers du pays. Dans le premier, 47,2% des personnes interrogées se prononcent pour un accord, 33% contre et 19,8% ne se prononcent pas. Dans le second, 57% des sondés souhaitent un accord avec l'Europe pour 29% en faveur d'un affrontement.