L’occupation se révèle plus périlleuse que le conflit

© 20 minutes

— 

Après une guerre rapide, au cours duquel il n’avait fallu que trois semaines aux troupes américaines pour prendre Bagdad, les 132 000 GI déployés sur le terrain se sont quotidiennement retrouvés confrontés à la violence. Depuis le 1er mai, date officielle de la fin des combats, les Américains ont perdu 61 militaires dans des opérations de guérillas irakiennes ; ils en avaient perdu 114 pendant la guerre. Une situation d’autant plus difficile que les attaques s’intensifient et apparaissent de plus en plus élaborées. Attentats contre les forces d’occupation, sabotage de conduite d’eau (dimanche 300 000 personnes ont été privées d’eau courante à Bagdag), incendies volontaires d’oléoducs qui font perdre 7 millions de dollars par jour au nouvel état irakien... La reconstruction est beaucoup plus délicate que ne l’avait prévu l’administration de George W. Bush. Autres victimes du chaos : les journalistes. Depuis le début des hostilités, dix-sept d’entre eux sont décédés ou ont disparus. Mazen Dana, un cameraman palestinien de l’agence Reuters a ainsi été tué dimanche. Victime comme de nombreux civils irakiens de la nervosité des GI.