Ecoutes de la NSA: Revivez le déroulé de la journée dans les conditions du direct

ESPIONNAGE Revivez  les événements de ce mercredi après la révélation d'un espionnage par la NSA de trois anciens présidents français...

V.V. et B.D. avec AFP
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Photomontage de Nicolas Sarkozy, François Hollande et Jacques Chirac, mis sur écoute par la NSA entre 2006 et 2012, selon des documents de WikiLeaks.
Photomontage de Nicolas Sarkozy, François Hollande et Jacques Chirac, mis sur écoute par la NSA entre 2006 et 2012, selon des documents de WikiLeaks. — PHOTOMONTAGE 20 MINUTES (PHOTOS AP/SIPA)
  • François Hollande a fait une mise au point  téléphonique avec Barack Obama.
  • Le fondateur de Wikileaks promet de nouvelles révélations
  • La classe politique française entre fatalisme et ironie

21h30 : C'est la fin de ce live
Merci d'avoir suivi le déroulé de cette journée consacrée aux écoutes des présidents français par la NSA

20h14: «Nous avons besoin de la France»

La France héberge les services de Wikileaks, assure Assange, dont une partie de la famille habite d'ailleurs en France.

20h11: «Les Etats-Unis jouent un sale jeu»

Et veulent nuire à la compétitivité économique de la France et des autres pays européens, selon Assange. Les Etats-Unis dépensent 60% du budget de renseignement du monde entier, avance-t-il, ce qui constitue une menace. «Le moment est venu pour la France de lancer une enquête parlementaire et d'entamer des poursuites pour envoyer un message très clair», estime-t-il. Le monde entier regarde la France, selon lui.

20:10: «C'est le début d'une série»

Assange promet d'autres révélations. «Ces informations vont sortir le moment venu» et «ce sera encore plus important», assure l'Australien.

20h07: Julian Assange ne révèle pas sa source

Il se contente d'évoquer «le résultat d'une enquête de trois mois».

19h35: Julian Assange sera l'invité du journal de 20h de TF1

Le fondateur de Wikileaks à l'origine des révélations concernant les écoutes des trois derniers présidents français par les services de renseignement américains est l'invité de Gilles Bouleau ce mercredi soir. Réfugié dans l'ambassade d'Equateur à Londres depuis trois ans, il sera en duplex. 

19h12 : « Inacceptable », pour Alain Juppé

Le maire de Bordeaux et ex-ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a estimé mercredi que la publication de documents Wikileaks faisant état d’un espionnage des présidents français par les services américains, révélaient des « pratiques totalement inacceptables ». « Elle révèle des pratiques qui sont totalement inacceptables de façon générale et encore plus entre alliés. Entre amis, on ne s’écoute pas », a déploré Juppé lors d’un déplacement à Villefranche-sur-Saône (Rhône). « Si l’on a des renseignements à échanger, on se le dit. Donc c’est vraiment quelque chose qui doit être condamné de la manière la plus ferme », a-t-il ajouté.

18h20 : Des eurodéputés EELV veulent sévir

Plusieurs députés européens, membres d’EELV, préconisent de suspendre les négociations sur le nouveau traité commercial entre les Etats-Unis et l’UE, le TTIP, et d’assurer une « protection européenne » aux lanceurs d’alerte. « Il apparaît totalement impossible de continuer à mener des négociations sur ce traité, susceptible de remettre en cause une bonne partie de nos normes, avec un partenaire en lequel nous ne pouvons absolument pas avoir confiance », soulignent ces députés, Yannick Jadot, Michèle Rivasi, Karima Delli, Pascal Durand, Eva Joly et José Bové, dans une tribune à L’Obs Le Plus.

17h50: L'Elysée diffuse sur Twitter une photo de François Hollande lors de sa conversation téléphonique avec Barack Obama

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17h49: Des méthodes «inacceptables» pour Chirac

L'ancien président de la République Jacques Chirac a jugé les écoutes des services secrets américains «inacceptables» et «choquantes», a indiqué son entourage à l'AFP. «La France et les Etats-Unis sont des alliés historiques. La France a toujours agi vis-à-vis des Etats-Unis dans un esprit d'amitié, de confiance, d'indépendance et de franchise (...) De telles méthodes entre pays alliés et amis sont inacceptables», a dit l'entourage de Jacques Chirac.

Celui qui a occupé l'Elysée de 1995 à 2007, et été écouté à partir de 2006 par la NSA selon les documents de Wikileaks, a ajouté que «les révélations concernant les pratiques d'espionnage américaines (étaient) d'autant plus choquantes» que les Etats-Unis et la France étaient deux pays «alliés et amis».

17h40 : Gérard Larcher (LR) va saisir le Conseil constitutionnel
Condamnant les écoutes illégales et clandestines opérées par les services américains, le président du Sénat a annoncé qu’il saisirait jeudi le Conseil constitutionnel sur la loi renseignement. « C’est inacceptable de la part d’un pays allié », écrit-il dans un communiqué. « Ces événements démontrent, au-delà de ces faits inacceptables, l’importance de la protection des citoyens face aux dérives possibles des écoutes », a-t-il poursuivi, alors que le Parlement devait adopter définitivement le projet de loi renseignement.

Le Sénat s’est attaché au cours du débat « à soumettre les activités de renseignement aux principes juridiques fondateurs de notre Etat de droit » et « à apporter les garanties indispensables à la protection des libertés de chaque citoyen », a-t-il poursuivi. « Face à ces enjeux, eu égard à la portée d’une telle loi, aux interrogations qu’elle a suscitées et à la brièveté des délais accordés au Parlement pour l’examiner », Gérard Larcher précise qu’il « saisira dès jeudi le Conseil constitutionnel afin qu’il s’assure que le texte réponde aux exigences de protection des libertés fondamentales ».

17h35 : Hollande a téléphoné à Obama pour une « mise au point »

Le président de la République a appelé le président américain, Barack Obama ce mercredi après-midi, indique un communiqué de l’Elysée. « L’échange a été l’occasion d’une mise au point sur les principes qui doivent gouverner les relations entre alliés en matière de renseignement », précise le texte.

La présidence ajoute que le président américain « a réitéré sans ambiguïté son engagement ferme, intervenu en novembre 2013 après l’affaire Snowden, et déjà rappelé lors de la visite d’Etat de février 2014, d’en terminer avec les pratiques qui ont pu avoir lieu dans le passé et qui étaient inacceptables entre alliés ». « Des responsables français du renseignement se rendront très prochainement à Washington pour approfondir la coopération », conclue le texte.

17h15 : La FIDH et la LDH dénoncent l’inaction judiciaire de la France

La Fédération internationale des Droits de l’Homme (FIDH) et la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) ont dénoncé l’absence d’ouverture d’information judiciaire sur les activités d’espionnage des Etats-Unis en France. « Nous déplorons aujourd’hui, malgré les manifestations d’indignation et de protestation exprimées au plus haut niveau de l’Etat en réaction à ces révélations, qu’il n’y ait toujours pas d’information judiciaire ouverte sur les pratiques de la NSA et leurs atteintes potentiellement graves aux libertés individuelles », a déclaré Patrick Baudouin, avocat et président d’honneur de la FIDH.

La FIDH et la LDH avaient déposé en juillet 2013 une plainte simple visant la NSA, le FBI et leurs pratiques de surveillance, après les révélations de l’ancien consultant de l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine Edward Snowden, sur un programme américain mondial de surveillance des communications. Mais cette plainte n’avait pas eu de suites. Les deux ONG ont ensuite déposé le 8 avril 2015 une nouvelle plainte, avec constitution de partie civile, pour obtenir la désignation de juges d’instruction visant à faire la lumière sur ces pratiques.

« Ce que nous attendons concrètement, c’est que toute la lumière soit faite sur l’étendue de ce programme de surveillance, y compris en terme d’atteintes graves aux libertés fondamentales. C’est d’autant plus important que le Parlement français s’apprête aujourd’hui à adopter un projet de loi qui donnera des pouvoirs similaires aux services de renseignements français », a souligné Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH.

17h: 20 Minutes vous dévoile les SMS reçus et envoyés par François Hollande et Nicolas Sarkozy

20 Minutes est en capacité de vous dévoiler les SMS de deux des trois présidents espionnés par la NSA américaine.

Pour lire les sms de François Hollande, c'est par ici

(Attention, il se peut que ces messages aient été inventés. Après vérification, c’est même une certitude).

Et pour ceux de Nicolas Sarkozy, c'est par là

16h25 : L’ambassadrice américaine invitée à s’expliquer la semaine prochaine à l’Assemblée

A la suite des révélations sur l’espionnage américain de dirigeants français, « il y aura une réunion spéciale de la commission des Affaires étrangères mercredi prochain à laquelle je vais inviter l’ambassadrice américaine à Paris », Jane Hartley, a indiqué aux journalistes à l’Assemblée la présidente de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée Elisabeth Guigou (PS).

« Ce serait une très bonne chose que, dans un climat courtois, elle puisse entendre ce qu’ont à lui dire les députés », a ajouté Elisabeth Guigou. Elle a refusé de dire si elle comptait lui demander la fermeture de la station d’écoutes installée au sein de l’ambassade. « Ce scandale constitue une brèche dans la confiance entre des Etats alliés », a jugé Elisabeth Guigou.

16h : Laurent Wauquiez réagit au « scandale diplomatique » que constituent selon lui les écoutes

>> Lire son interview : « On ne veut pas fâcher les Américains »

15h12 : « Les Etats-Unis doivent tout faire pour réparer » les dégâts liés aux révélations, juge Manuel Valls

Le Premier ministre a vivement dénoncé mercredi les « pratiques inacceptables » d’écoutes pratiquées par les États-Unis, « un pays ami », à l’encontre de trois présidents français.

Le Conseil de défense, réuni en fin de matinée autour du président François Hollande, « au-delà des nuances et des avis qui peuvent diverger », a permis de « mesurer et de partager l’émotion et la colère qui dans un mouvement d’unité, étreignent l’ensemble de la représentation nationale et le pouvoir exécutif face à ces pratiques inacceptables émanant d’un pays ami », révélées dans la presse, a dit le Premier ministre devant les députés. Il a également réclamé « un code de bonne conduite » entre pays « alliés ».

14h20 : Les téléphones cryptés, première parade contre les écoutes téléphoniques, ne sont pas assez utilisés

Selon une source proche du dossier, qui demande à ne pas être identifiée, dans l’affaire des écoutes américaines « la faute, c’est la France qui la commet. L’utilisation de téléphones cryptés est une question de discipline et d’hygiène. Lorsque l’on utilise son téléphone personnel, on doit en assumer les risques ». « Certes, les téléphones chiffrés sont un peu plus compliqués à l’usage et plus exigeants. Mais lorsque l’on est un dirigeant on doit s’astreindre à cette rigueur, ajoute cette source. Il est malvenu de jouer les vierges effarouchées quand on n’a pas pris les mesures nécessaires pour se protéger. »

>> Lire notre décryptage : Pourquoi le sommet de l’Etat a encore du mal à utiliser ces téléphones

« Le problème c’est qu’on les a laissés faire. A partir du moment où ils n’utilisent pas de solutions de chiffrement, ils prennent des risques. Les dirigeants français n’ont pas intégré cette exigence de sécurité. Ils doivent intégrer le fait qu’ils ne peuvent avoir que des conversations anodines au téléphone ». « Un téléphone chiffré coûte plusieurs milliers d’euros à l’unité », précise la même source. « Il faut que notre industrie soit patriote et propose des technologies à moindre coût et plus facile d’utilisation, pour convaincre les technophobes d’utiliser ces technologies ».

13h55: Hollande met en garde Obama

François Hollande a souhaité que les Etats-Unis « réitèrent leurs engagements » pris en 2013 sur la fin de l’espionnage des autorités françaises, selon un membre de la délégation parlementaire reçue par le chef de l’Etat. « La France n’autorise pas cette pratique de ciblage des dirigeants étrangers », a affirmé le président.

13h35 : Hollande et Obama vont se parler cet après-midi

C’est Jean-Pierre Raffarin, l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac, qui l’annonce. Les deux Présidents se parleront « dans les heures qui viennent » par téléphone, a précisé le sénateur, membre d’une délégation parlementaire reçue par le chef de l’Etat. Attention à l’écho dans le Bureau ovale.

>> Pour l'ancien secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Renaud Muselier, les Etats-Unis doivent payer leur «faute de déontologie»

13h20 : Lagarde appelle à «des relations différentes» avec les Etats-Unis

Le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, appelle mercredi à « des relations différentes » avec les Etats-Unis, notamment au sujet du traité transatlantique en cours de négociation. « Je suis très choqué, que des alliés espionnent leurs propres alliés est inacceptable », a-t-il déclaré lors de l’émission Questions d’Info de LCP-France Info-Le Monde-AFP. « La France s’était déjà déshonorée en refusant d’accueillir Edward Snowden lorsqu’il avait demandé l’asile politique en 2013 », a-t-il rappelé. « Et François Hollande avait aussi interdit le survol de l’avion du président équatorien [bolivien, NDLR] pour préserver la susceptibilité des Américains […]. Mais où est notre indépendance ? » Selon Lagarde, l’accord passé en 2013 sur les promesses de non espionnage n’a pas été respecté. « François Hollande doit vivement exiger des garanties formelles pour que ceci ne se reproduise pas. […] Je me ficherais à (sa) place des déclarations officielles ensuite démenties par les faits. Il faut des preuves, pas des déclarations d’amour », a-t-il dit.

>> Bertrand Badie, professeur des Universités à l’Institut d’études politiques de Paris, explique pourquoi cette affaire aura peu d'impact sur les relations franco-américaines

13h : Des « conséquences techniques » après les révélations

Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll a indiqué qu’un « certain nombre de conséquences techniques » allaient « bien sûr » être tirées après l’affaire des écoutes de dirigeants français. Il a cependant exclu toute conséquence personnelle.

Il a indiqué que les membres du gouvernement et des cabinets ministériels avaient de nouveau été appelés, en Conseil des ministres, à se montrer « extrêmement vigilants » lorsqu’ils échangent des informations confidentielles.

Interrogé sur l’usage intensif fait de notoriété publique par le chef de l’Etat de son propre smartphone, Stéphane Le Foll a concédé qu’il s’agissait d'« une vraie question », mais qu’il ne croyait pas qu’il « changera sa pratique ».

12h40 : Marion Maréchal-Le Pen dénonce une « inertie » française face à l’espionnage américain

« Malheureusement, aujourd’hui, nous payons l’inertie » de l’exécutif, lors de premières révélations il y a plusieurs mois, sur les écoutes américaines, a dit sur BFMTV l’élue FN du Vaucluse. Elles n’avaient déclenché à Paris qu’une « indignation timide du président français. Aujourd’hui, il est directement concerné donc le ton se raffermit », note-t-elle.

Mais il faut « un message fort », a-t-elle poursuivi, jugeant qu’il passait par « l’arrêt immédiat des négociations transatlantiques, parce que l’on ne peut pas négocier avec des partenaires qui nous espionnent massivement ».

12h30 : Pour De Rugy (EELV), il n’y a « aucun hasard » dans la date de révélation des écoutes

Le co-président du groupe écologiste à l’Assemblée, qui a défendu le projet de loi renseignement qui doit être définitivement adopté ce mercredi, a jugé sur iTELE qu'« il n’y a aucun hasard » dans la publication des documents de Wikileaks sur l’espionnage américain des présidents français juste avant le scrutin sur la loi renseignement.

« Tous ceux qui se sont exprimés au nom de Mediapart depuis quelques heures disent explicitement qu’ils ont décidé de publier ces documents, qu’ils avaient donc sans doute en leur possession depuis un certain temps, pour faire pression, pour empêcher en quelque sorte, en tout cas pour inviter les parlementaires à voter contre le projet de loi renseignement. Ca fait partie du débat démocratique, même si on peut s’étonner que ce soit un média qui se transforme en acteur politique en quelque sorte », a ajouté le député de Loire-Atlantique.

Une « campagne de presse ancienne déjà contre la loi renseignement » parle de « surveillance généralisée, alors que la loi renseignement n’institue pas de surveillance généralisée. Il ne suffit pas de répéter mille fois une chose pour que cette chose devienne vraie », a-t-il dit. « Soit on préfère qu’il n’y ait pas de loi et auquel cas les services, qui existent et agissent, agiront dans un no-man’s land juridique, ce qu’on appelle pudiquement une zone grise. Soit on dit clairement + voilà ce qui est autorisé, voilà ce qui ne l’est pas + », a argumenté le député écologiste. « La presse continuera de faire son travail et ne manquera pas de dénoncer bien évidemment s’il y a le moindre scandale » concernant « les services français », a-t-il assuré.

>> Qui a été écouté par la NSA? Retrouvez toutes les victimes des écoutes américaines par ici

12h05 : Pour Jean-Pierre Mignard, proche de François Hollande, il faut accorder l’asile à Assange et Snowden

Les révélations de Wikileaks relancent le débat sur le sort réservé par la France aux « lanceurs d’alerte » Julian Assange, fondateur de Wikileaks bloqué à l’ambassade d’Equateur à Londres depuis 2012, et Edward Snowden -bloqué à Moscou, qui a accepté sa demande d’asile en 2013, à l’inverse de la France. L’avocat Jean-Pierre Mignard, proche de François Hollande, a ainsi appelé sur Twitter à ce que la France leur accorde l’asile politique.

Sur publicsenat.fr, l’avocat a argumenté : « Nous devons reconnaître que Julian Assange et Edward Snowden nous on rendu un service considérable. Et l’information, à l’origine de laquelle ils sont, permet pour nous de prendre conscience de cette énormité. Il faut accorder l’asile à Julian Assange et Edward Snowden. (…) Ce serait une grande et belle réponse. Ce serait un geste solennel », a-t-il dit, invitant d’autres Etats européenns à faire de même. « Moins un Etat proteste contre ces écoutes illicites, plus il avoue implicitement qu’il recourt aux mêmes procédés. »

12h : Sur Twitter, le sénateur UDI Yves Pozzo di Borgo fait des propositions « humoristiques »

Yves Pozzo di Borgo a proposé ce matin sur Twitter de détruire la « partie de l’ambassade américaine » supposée abiriter le matériel pour les écoutes de la NSA.

« On n’en a pas le droit évidemment, une ambassade est une extension de territoire à l’étranger. C’est de l’humour », a-t-il commenté auprès de BFMTV, ajoutant cependant : « Il faut montrer du courage face aux Etats-Unis. Si j’étais Hollande je marquerais le coup en expulsant quelques officiels américains. Cela nous en avons le droit. »

11h50 : « Le coordonnateur du renseignement français se rendra aux Etats-Unis », annonce Stéphane Le Foll

Didier Le Bret se rendra « dans les jours qui viennent » aux Etats-Unis pour s’entretenir avec l’administration américaine de l’affaire des écoutes de dirigeants Français, a annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll.

« Le coordonnateur du renseignement français se rendra aux Etats-Unis pour faire le point sur l’ensemble des dispositions actées par la France et les Etats-Unis » après les premières révélations sur les écoutes américaines en 2013, a déclaré Stéphane Le Foll devant la presse, lors de son compte-rendu du Conseil des ministres. Il devra s’assurer que les « engagements pris » par les autorités américaines sont « vérifiés, respectés et appliqués », a-t-il insisté.

>> A Lire: Quand les internautes se moquent des présidents écoutés par la NSA

11h : Les écoutes continuent-elles ?

C’est, en filigrane, ce que semble penser le ministre des Affaires Etrangères russe, Serguei Lavrov. Ce dernier a indiqué à l’agence Tass qu’il n’était « pas surpris » des écoutes opérées par la NSA sur les trois présidents français, ajoutant : « Je voudrais dire qu’aujourd’hui, lors des pourparlers [mardi à Paris pour faire le point sur la mise en oeuvre des accords de paix de Minsk en Ukraine], tous les micros se sont allumés et éteins de temps en temps ».

>> A (re)lire: Les révélations pas vraiment fracassantes de l'espionnage de Chirac, Sarkozy et Hollande

10h30 : Le ministre des Affaires Etrangères Laurent Fabius va convoquer cet après-midi l’ambassadrice américaine

L’ambassadrice des Etats-Unis en France, Jane Hartley, a été convoquée dans l’après-midi par le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, ont indiqué des sources diplomatiques.

10h02 : La France « ne tolérera aucun agissement mettant en cause sa sécurité »

Le communiqué de l’Elysée à l’issue du Conseil de Défense, qui a « examiné la nature des informations » diffusées mardi soir par la presse, rappelle que ces « faits inacceptables » ont déjà « donné lieu à des mises au point entre les Etats-Unis et la France » en 2013-2014. « Des engagements avaient été pris par les autorités américaines. Ils doivent être rappelés et strictement respectés », continue le texte. « La France, qui a encore renforcé son dispositif de contrôle et de protection, ne tolérera aucun agissement mettant en cause sa sécurité et la protection de ses intérêts », conclue le communiqué.

10h : Le Conseil de Défense condamne des « faits inacceptables »

9h50 : Les USA ne sont « pas un pays allié ou ami », juge Marine Le Pen

La France doit en finir avec son « extraordinaire complaisance » envers les Etats-Unis, qui ne sont « pas un pays allié ou ami », et se retirer des discussions sur le traité transatlantique, selon la présidente du FN, Marine Le Pen. Elle juge dans un communiqué les écoutes « extrêmement graves », estimant que c’est « une menace directe pour notre indépendance nationale, la souveraineté de la France et sa sécurité ». La présidente du Front National ajoute que « la France doit réagir avec fermeté, et envoyer un signal fort en se retirant dès aujourd’hui des discussions en cours sur le funeste Traité Transatlantique ».

Elle juge que la « réintégration dans le commandement intégré de l’OTAN décidée par Nicolas Sarkozy » a été une « faute stratégique lourde sur laquelle il faudra revenir », notant que « les Etats-Unis sont une puissance hégémonique prête à tout pour accroître son emprise sur nos pays. Le constat n’est pas nouveau, mais il y eut des périodes de son histoire, même récente, où la France, par son gouvernement, se dressait face à cette dérive très grave pour nos libertés, notre indépendance et notre honneur. Cette affaire doit nous inciter à retrouver le sens de l’intérêt national. »

9h35: Un acte «gravissime» selon Renaud Muselier

L'ancien secrétaire d'État aux Affaires étrangères, Renaud Muselier, a exprimé sa fermeté, estimant sur RFI que «le Président de la République se devait de renvoyer l'ambassadeur» pour «condamner très fermement» un espionnage «inacceptable». «Il est incroyable que nos services français n'arrivent pas à imposer (aux dirigeants) les moyens de protéger leurs communications» a-t-il par ailleurs dénoncé, jugeant «intrusif» et «gravissime» l'acte d'espionnage américain.

9h27 : Pour François Baroin, « Il faut une réponse forte du président »

Le sénateur Les Républicains (LR) a en outre souhaité sur BFM TV et RMC que soit « convoqué » l’ambassadeur. « On se doutait que Bercy était écouté », a affirmé l’ancien ministre de l’Intérieur, « mais on est toujours surpris ». « Cette affaire est scandaleuse, il faut demander des explications très claires » aux États-Unis a ajouté François Baroin.

Interrogé sur le controversé projet de loi renseignement qui doit être définitivement adopté, en pleine révélation d’espionnage par les États-Unis, par le parlement mercredi soir, François Baroin a réaffirmé y être favorable et dit qu’il « revoterait, sans aucun état d’âme » ce projet qui « donne un cadre global sous contrôle » au renseignement.

9h12: Le Conseil de défense a débuté à l'Elysée

François Hollande réunit en ce moment même à l'Elysée un Conseil de défense pour faire le point sur les révélations d'espionnage par les Etats-Unis. Autour du chef de l'Etat, le Premier ministre, Manuel Valls, ainsi que plusieurs membres du gouvernement: Laurent Fabius (Affaires étrangères), Jean-Yves Le Drian (Défense), Bernard Cazeneuve (Intérieur) et Stéphane Le Foll (porte-parole). La plupart des responsables des services de renseignement français extérieurs et intérieurs (DGSE, DGSI, Coordonnateur national du renseignement, SGDSN) ainsi que le chef d'état-major des armées et le chef d'état-major particulier du président sont également autour de la table.

9h02: «Liberation» nous apprend à décrypter une note top-secret.

A la pointe de ces révélations avec Mediapart, le quotidien Libération publie ce mercredi matin, un petit mode d'emploi pour apprendre à décrypter les notes «top-secret» de la NSA. C'est à découvrir ici. Il suffit de survoler les petits points rouges sur la page pour tout comprendre...

8h58: Pierre Lellouche n'est pas «surpris»...

Ancien secrétaire d'Etat au commerce extérieur, le député de Paris (Les Républicains), Pierre Lellouche figurait sur la liste des «personnalités intéressantes» pour les autorités américaines. Il a réagi dans les colonnes de Libération.

«Je ne suis pas surpris. Ce qui me surprend, c’est que les Américains aient pu le faire sans être détectés. Après, dans les affaires de commerce international, il est évident que tout le monde s’agite pour connaître la position du pays d’en face.»

«C’est tout de même très problématique et doit amener l’Etat à prendre ses dispositions. Quand je vais au département d’Etat aux Etats-Unis, on me demande de déposer mon téléphone à l’entrée. Rien de tel n’est fait en France. On devrait tirer des leçons de tout ça.»

8h56: Une vidéo pour tout comprendre

Le service vidéo de 20 Minutes a travaillé dès potron-minet pour vous concocter cette vidéo pour tout comprendre sur cette affaire d'espionnage. C'est à voir ici.

8h53: Hollande va réunir des parlementaires dès ce midi

Après le Conseil de défense prévu à 9h, le Président intègre une délégation de parlementaires à la réflexion sur cette affaire d'espionnage par les Etats-Unis. Le Président réunira ainsi à 12H15 une vingtaine de responsables parlementaires à l'Elysée «pour faire le point» sur les écoutes américaines, a-t-on appris auprès de son entourage.

Outre cette délégation conduite par le président du Sénat, Gérard Larcher (Les Républicains), et celui de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone (PS), le Premier ministre, Manuel Valls, et les ministres de l'Intérieur, de la Justice, des Affaires étrangères et de la Défense participeront à cette réunion.

8h51: Les Etats-Unis tentent de se défendre...

Le National Security Council a apporté des précisions à 20 Minutes durant la nuit. «Nous ne ciblons, et ne ciblerons pas les communications du président Hollande. Nous travaillons main dans la main avec la France sur des dossiers internationaux, et les Français sont des partenaires indispensables», indique son porte-parole, Ned Price, par email. Il emploie cependant le présent, et selon WikiLeaks, la surveillance a eu lieu entre 2006 et 2012.

8h42: «C'est inacceptable», juge Stéphane Le Foll

L'espionnage des trois derniers présidents français est «inacceptable entre alliés», a déclaré le porte-parole du gouvernement français, Stéphane Le Foll selon qui «des précisions» vont «sûrement» être «demandées» aux Etats-Unis à l'issue du Conseil de défense réuni mercredi matin par François Hollande à l'Elysée.

8h39: Retrouvez toutes les premières réactions au scandale FranceLeaks

Dans notre live de cette nuit, vous pourrez retrouver toutes les informations sur le scandale des écoutes illégales de la NSA. C'est par ici.

8h31: Pour Guéant, «il y a une rupture du pacte de confiance»

Invité de RTL, Claude Guéant, l'ancien ministre de l'Intérieur et secrétaire général de l'Elysée, a dénoncé une «rupture du pacte de confiance» avec les Etats-Unis.

«Vous savez quand vous êtes Président de la Républiques ou que vous êtes l'un de ses collaborateurs, vous vivez avec les sentiment que vous risquez fort d'être écouté mais une autre chose est de savoir que c'est une certitude. Et je trouve que c'est vraiment déloyal, inamical.»

8h20: D'autres révélations à venir selon les médias

Libération et Mediapart, les deux médias qui ont «sorti» ce mercredi matin cette affaire d'espionnage laissent entendre que d'autres révélations pourraient intervenir dans les prochains jours. «Vous allez en avoir des plus stupéfiantes, indique ainsi Edwy Plenel, le directeur de la rédaction de Médiapart. Des révélations qui vont montrer le côté systématique des écoutes au cœur de l'Eta américain, autour notamment de la campagne présidentielle de 2012», a-t-il assuré au micro de RMC.

Même son de cloche à Libération. Le directeur délégué du journal, Johan Hufnagel, assure ainsi qu'il est «possible que d'autres révélations soient publiées dans les jours à venir», sur Europe 1.