Un séparatiste prorusses à Donetsk en Ukraine, le 21 juillet 2014
Un séparatiste prorusses à Donetsk en Ukraine, le 21 juillet 2014 — Dominique Faget AFP

UNION EUROPEENNE

Crise en Ukraine: Les sanctions économiques contre la Russie prolongées jusqu’en début 2016

Pour les chefs de la diplomatie, la Russie ne remplit pas encore ses obligations…

Les chefs de la diplomatie de l'UE ont formellement prolongé lundi, jusqu'à fin janvier 2016, les lourdes sanctions économiques décrétées contre la Russie pour son rôle dans le conflit en Ukraine.

Ces sanctions, qui frappent des pans entiers de l'économie russe, dont les secteurs des banques, de la défense et du pétrole, empêchés de se financer sur les marchés européens, arrivaient à expiration fin juillet.

Elles ont été prolongées «jusqu'à ce que la Russie remplisse ses obligations découlant de l'accord de Minsk», a précisé le ministre britannique Philip Hammond à la presse.

Une trêve respectée mais des combats sporadiques

L'accord de cessez-le-feu de Minsk, signé en février, prévoit des mesures progressives jusqu'à la fin de l'année pour mettre fin au conflit entre des séparatistes prorusses et Kiev, qui a fait plus de 6.400 morts en plus d'un an.

Si la trêve est globalement respectée, cet accord n'a pas empêché des combats sporadiques meurtriers et une nouvelle flambée de violence début juin.

Les Russes pas inquiets par les sanctions économiques

Ces sanctions avaient été décrétées il y a onze mois par les Européens contre la Russie, accusée par Kiev et les Occidentaux de soutenir les combattants séparatistes dans l'est de l'Ukraine en leur fournissant des armes, mais aussi des troupes et des conseillers militaires.

Le crash de la Malaysia avait tout déclenché

Elles avaient été décrétées le 29 juillet 2014 après une réunion d'urgence convoquée à Bruxelles en réaction au crash du Boeing de la Malaysia Airlines, probablement abattu par un missile sol-air au-dessus de la zone des combats avec 298 personnes à bord.

Renforcées en septembre 2014, ces sanctions ont contribué aux difficultés de l'économie russe mais sans infléchir l'attitude du président Vladimir Poutine.

Elles interdisent également aux Européens de fournir des équipements dans le secteur de l'exploration pétrolière ou des biens à double usage civil et militaire.