«Grexit»: La presse française de plus en plus alarmiste face à cette menace

REVUE DE PRESSE Les retraits massifs de capitaux par els Grecs bat des records...

20 Minutes avec AFP

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Un Grec en train de tirer de l'argent à un distributeur alors que la question de la sortie de la Grèce de la zone euro se pose.
Un Grec en train de tirer de l'argent à un distributeur alors que la question de la sortie de la Grèce de la zone euro se pose. — Thanassis Stavrakis/AP/SIPA

La menace de la sortie de la Grèce de la zone euro devient alarmante. La perspective de ce qui est nommé un «Grexit» à la suite de l'impasse des discussions vendredi entre la Grèce et ses créanciers à trois jours d'un sommet crucial à Bruxelles inquiète la presse française samedi. «Menacés de faillite, les Grecs se préparent au pire» titre, alarmiste, Le Figaro. «Grèce : réunion d'urgence de la BCE pour éviter une panique bancaire», écrit Le Monde.

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Les deux quotidiens nationaux reviennent, avec une grande inquiétude, sur les retraits massifs de capitaux qui ont «battu des records» et ont atteint 1,5 milliards d'euros vendredi.

Les Grecs retirent leurs économies

Et Le Monde de constater, dans son cahier économique, que «les Grecs ne savent plus s'ils doivent rester confiants ou céder à la panique». Le Figaro Eco, de son côté, affirme qu'«à trois jours d'un sommet crucial, les Grecs retirent leurs économies».

«Alternant le chaud et le froid sur le dossier de la dette, [le Premier ministre] Alexis Tsipras a, en tout cas, montré que la solidarité européenne en matière diplomatique est la dernière de ses préoccupations», estime pour sa part Laurent Bodin dans L'Alsace, reconnaissant que «ni la Grèce, ni l'Union européenne n'ont intérêt à une crise financière sans précédent, de sorte qu'on en ignore véritablement les conséquences» et surtout ce qu'elle «coûtera à tous, y compris à chaque citoyen français».

«La partie de poker se prolonge» souligne Matthieu Verrier dans La Voix du Nord, d'autant que, selon lui, les deux parties, à savoir les institutions internationales et le gouvernement du parti de gauche Syriza, «ne parlent pas la même langue et n'ont aucune envie d'apprendre celle de l'autre».

Une révolution «révolution» qui se fracasse sur de basses contingences

Pour Pierre Fréhel du Républicain Lorrain, «la victoire électorale de Syriza, qui suscita tant d'espoirs à gauche, ne serait pas la première "révolution" à se fracasser sur de basses contingences et des préoccupations de petits bourgeois». Libération, en pages intérieures, présente un tout autre son de cloche et se penche sur ce qu'il nomme l'«anatomie d'une manipulation».

Selon le quotidien de gauche, «une commission chargée par le Parlement grec d'établir un audit des finances du pays estime que les plans d'aide des institutions internationales n'avaient pas vocation à sauver Athènes mais seulement les banques étrangères».