Grèce: Hollande appelle à «tout faire» pour parvenir à un «compromis»

EUROPE Un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro a été convoqué en urgence pour lundi soir...

20 Minutes avec AFP

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Francois Hollande le 19 juin 2015 à Bratislava.  AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD
Francois Hollande le 19 juin 2015 à Bratislava. AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD — AFP

Le président français François Hollande a appelé vendredi à «tout faire» pour parvenir à un «compromis» sur la dette grecque d'ici au sommet extraordinaire de la zone euro qui se réunira lundi à Bruxelles.

«Nous devons utiliser le temps qui (nous) sépare» de lundi pour «tout faire pour que les négociation reprennent, que les discussions puissent aboutir à un compromis mais à un compromis fondé sur les règles européennes», a déclaré le chef de l'Etat français au côté de son homologue slovaque Andrej Kiska qu'il retrouvait à Bratislava pour un sommet régional.

François Hollande s'est entretenu  ce vendredi après midi avec la chancelière allemande Angela Merkel.  Lors de cet entretien téléphonique de quelques minutes, les deux dirigeants ont souligné que «les trois jours qui viennent, jusqu'au sommet extraordinaire de lundi, devaient être employés à avancer vers un accord entre la Grèce et les institutions (créancières), la Banque centrale européenne, le Fonds monétaire international et la Commission européenne», a-t-on précisé de même source.

Le sommet de lundi décisif

Le sommet de lundi sera «important» et «je ne voudrais pas que nous puissions nous réunir simplement pour faire un constat qui serait celui de l'échec», a-t-il insisté.

De son côté, le Premier ministre slovaque Robert Fico, qui venait de s'entretenir à Bratislava avec son homologue britannique David Cameron, a déclaré que son pays était «préparé mentalement et techniquement» à un éventuel Grexit. «Nous voulons que la Grèce reste dans la zone euro, mais pas à tout prix. La Slovaquie est préparée mentalement et techniquement à une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro. Nous insisterons fortement pour que la Grèce fasse ses devoirs», a-t-il dit.

Une réunion des ministres des Finances de la zone euro consacrée à la crise grecque s'est terminée jeudi sans accord ni décision et un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro a été convoqué en urgence pour lundi soir.

La question des retraites au coeur de la discorde

La Grèce doit rembourser quelque 1,5 milliard d'euros au Fonds monétaire international le 30 juin. Or, les caisses de l'Etat grec sont vides, ce qui rend impératif le versement des 7,2 milliards d'euros promis par ses créanciers et en suspens depuis l'été dernier.

La Grèce et ses bailleurs de fonds (FMI, Commission européenne et Banque centrale européenne) sont certes d'accord sur l'ampleur de l'effort budgétaire à faire du côté d'Athènes dans les années qui viennent mais se disputent sur les moyens d'y parvenir. Un des principaux points d'achoppement est la question des retraites.