La lutte contre l'immigration illégale en Europe a déjà coûté près de 13 milliards d'euros

MIGRATION L'expulsion d'un migrant coûte en moyenne 4.000 euros...

20 Minutes avec AFP
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La police italienne évacue un migrant à Vintimille, à la frontière franco-italienne, le 16 juin 2015
La police italienne évacue un migrant à Vintimille, à la frontière franco-italienne, le 16 juin 2015 — JEAN CHRISTOPHE MAGNENET AFP

Les pays de l’Union européenne ont dépensé 11,3 milliards d’euros depuis 2000 pour renvoyer les migrants illégaux et 1,6 milliard d’euros pour assurer la protection des frontières de l’Europe, révèle une enquête menée par un consortium de journalistes européens publiée jeudi dans 16 pays.

L’enquête est publiée alors que le débat fait rage au sein de l’UE sur un plan d’action pour renforcer la lutte contre l’immigration clandestine et l’accueil des réfugiés et demandeurs d’asile. Les Etats membres sont unanimes pour accélérer le renvoi des migrants en situation irrégulière, et divisés sur l’assistance à apporter à l’Italie et la Grèce, deux pays dont les systèmes d’accueil sont submergés par les arrivées de migrants.

Un taux de retour de 33 %

Comment organiser le retour des migrants en situation irrégulière ? La question est depuis des années l’écueil des politiques migratoires européennes. « Le taux de retour des migrants en situation irrégulière a été de 33 % en 2014 », a souligné mardi le commissaire aux Affaires intérieures Dimitris Avramopoulos.

Or les Etats membres dépensent des fortunes pour les retours : 11,3 milliards d’euros depuis 2000, selon l’enquête. L’expulsion d’un migrant coûte en moyenne 4.000 euros, dont la moitié pour les frais de transport.

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Les migrants ont dépensé 15,7 milliards d’euros pour venir

Les migrants ont pour leur part, dépensé 15,7 milliards d’euros pour payer leurs passages et gagner l’Union européenne, précise cette enquête, présentée comme le résultat de six mois de travail de vingt journalistes, statisticiens et développeurs issus de 16 pays européens.

Les contribuables européens sont également mis à contribution pour financer la protection des frontières : 1,6 milliard d’euros depuis 2000 dont les principaux bénéficiaires sont les grands groupes industriels spécialisés comme Airbus, Finmeccanica et Thales, souligne l’enquête.

Les barrières de grillages édifiées pour défendre les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla au Maroc coûtent 10 millions d’euros par an pour leur entretien, affirme le document. La barrière à la frontière entre la Grèce et la Turquie coûte plus de 7 millions par an aux contribuables grecs.