Belgique: Le «bac» d'histoire fuite sur Facebook, une épreuve annulée

EXAMEN Le ministère de l’Education va déposer une « plainte contre X sur la base de la violation du secret professionnel »…

20 Minutes avec agences

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Un lycéen passe le baccalauréat, en 2014 à Strasbourg
Un lycéen passe le baccalauréat, en 2014 à Strasbourg — Frederick Florin AFP

Les lycéens belges seront dispensés, ce mardi, d’une partie de l’épreuve d’histoire du CESS (Certificat de l’enseignement secondaire supérieur, l’équivalent belge du baccalauréat), après la diffusion du sujet sur les réseaux sociaux à la veille de l’examen. Cette décision a été annoncée par la ministre de l’Éducation en Belgique francophone, Joëlle Milquet, qui a, par ailleurs, « dénoncé l’irresponsabilité des auteurs de ces fuites ».

La ministre « déposera plainte contre X sur la base de la violation du secret professionnel » et exigera de son administration « l’organisation d’autres méthodes de transmission désormais sécurisées », ont ajouté les services de Joëlle Milquet.

 

De plus en plus de tricheurs au bac

 

L’une des quatre parties de l’examen d’histoire, qui consiste pour les lycéens à réaliser la synthèse d’un dossier lié à l’actualité du 20e siècle, a été diffusée ce lundi sur Facebook et d’autres réseaux sociaux, selon des images reprises par les médias belges. Le thème (la vague d’attentats qui a touché l’Europe dans les années 1960 et 1970) et la question (comment les autorités allemandes et italiennes y ont-elles répondu ?) n’avaient donc plus aucun secret pour les étudiants.

Une question de l’examen de français fuite également avant l’heure

Si cette partie de l’examen est annulée, les trois autres sont maintenues. Quelque 60.000 étudiants francophones inscrits en dernière année de lycée à Bruxelles et en Wallonie (sud) ont donc entamé lundi matin, par l’épreuve de français, les examens leur permettant d’obtenir leur CESS.

Reste que l’une des questions de l’examen de français (Quelle est la spécificité de la littérature belge ?) a elle aussi fuité avant l’heure, selon des étudiants. « C’était la même question, on était très surpris », a déclaré à la chaîne privée RTL-TVI une jeune fille ayant passé l’épreuve. La ministre n’a pas indiqué si les résultats de cette épreuve seront validés ou non.