Etats-Unis: Un lycéen coupable d'avoir envoyé 7.000 tweets de soutien à Daesh

MONDE L'adolescent a plaidé coupable...

20 Minutes avec AFP

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Illustration djihadiste.
Illustration djihadiste. — - YouTube

Un Américain naturalisé de 17 ans a plaidé coupable ce jeudi de soutien à une organisation terroriste, pour avoir envoyé plus de 7.000 tweets dans sa «campagne» de propagande de Daesh et facilité le voyage d'un ami de 18 ans en Syrie.

Ali Shukri Amin a clairement accepté la responsabilité, devant un juge d'Alexandria (Virginie), d'une «prolifique présence en ligne» en soutien à l'organisation jihadiste, selon l'expression d'un responsable de la police fédérale américaine (FBI).

Ce lycéen, «intelligent et qui s'exprime bien», avait, de juin 2014 à février 2015, réuni plus de 4.000 followers sur son compte Twitter @AmreekiWitness qu'il avait pensé comme une «plateforme pro-Daesh», diffusant plus de 7.000 tweets de propagande, d'appel aux fonds ou de conseils divers à ceux qui voudraient s'engager, a expliqué à la presse Andrew McCabe, directeur adjoint du bureau de Washington du FBI.

L'avocat a qualifié l'affaire de «sans précédent» pour un mineur par rapport aux adultes. Il était accompagné à la sortie du tribunal de la mère voilée du garçon.

Plaider coupable

Sur internet, ce jeune de Manassas en Virginie recommandait d'utiliser la monnaie virtuelle bitcoin ainsi qu'un «portefeuille noir» qui permet à son utilisateur de rester anonyme, pour masquer toutes les donations ou financements aux djihadistes.

A travers Twitter mais aussi sur son blog «Al-Khilafah Aridat» et des articles publiés sur internet, il partageait ses connaissances technologiques et informatiques pour aider les partisans de Daesh à crypter les communications en ligne.

A partir de septembre 2014, ce musulman pratiquant et actif à la mosquée de sa ville, a commencé à «convertir» son ami de 18 ans, résidant le même comté de Virginie, qui a été inculpé par défaut mercredi par le même tribunal d'Alexandria de complot de soutien à Daesh.

Dans son plaider coupable, Amin a reconnu avoir aidé son coreligionnaire Reza Niknejad à se rendre en Syrie, via Istanbul, pour y rejoindre des partisans de Daesh qui devaient le conduire dans la ville frontière d'Urfa.