Dette grecque: Athènes a soumis une contre-proposition de réformes à ses créanciers

DETTE Les caisses de la Grèce sont quasiment vides...

20 Minutes avec AFP

— 

Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, le 8 juin 2015.
Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, le 8 juin 2015. — Thanassis Stavrakis/AP/SIPA

La fin de l'impasse? La Grèce a soumis une contre-proposition de réformes à ses créanciers, UE et FMI, afin de trouver un accord permettant la reprise du financement du pays, dont les caisses sont quasiment vides, a indiqué mardi à l'AFP une source européenne.

Athènes a soumis une «contre-proposition» aux institutions, «qui sont en train de l'étudier», a indiqué cette source, sans préciser le contenu de ce document.

Grèce: Tsipras rejette les demandes «absurdes» des créanciers

Deux émissaires du Premier ministre grec Alexis Tsipras, dont le chef de file des négociations politiques Euclide Tsakalotos, se sont rendus lundi à Bruxelles pour évaluer «les marges» en vue d'un éventuel accord avec les créanciers. Ils se sont entretenus avec le commissaire européen chargé des Affaires économiques, Pierre Moscovici, selon une source proche des discussions.

Le temps est compté pour la Grèce

La Grèce, qui attend désespérément le versement de 7,2 milliards d'euros du FMI, de la BCE et de l'UE, en échange de réformes difficiles, a peu de temps pour négocier avant de n'avoir vraiment plus rien en caisse. Jusqu'ici, le gouvernement de gauche radicale estimait avoir présenté une offre d'accord de 47 pages comprenant de nombreuses concessions, sur le plan fiscal et budgétaire notamment, par rapport à ses engagements de campagne. Mais ses créanciers n'en voulaient et les discussions ont achoppé la semaine dernière à Bruxelles sur les modalités d'une nouvelle réforme des retraites et une hausse de la TVA sur l'électricité.

«Le début de la fin» pour la zone euro

L'absence d'accord sur la Grèce signifierait «le début de la fin» pour la zone euro, avertit le Premier ministre grec Alexis Tsipras, dans un entretien mardi avec le Corriere della Sera. Interrogé pour savoir si un échec de la Grèce signifierait un échec de l'Europe, Alexis Tsipras répond dans cet entretien exclusif : «je pense que c'est évident. Ce serait le début de la fin de la zone euro».