Un espoir pour la libération de Betancourt

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Il est présenté comme le ministre des Affaires étrangères des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), la célèbre guérilla colombienne. Rodrigo Granda a été libéré lundi sans conditions par Alvaro Uribe, le président Colombien, à la demande du président français. « Je ne sais rien des raisons qui conduisent M. Sarkozy à souhaiter la libération de Granda », avait précisé Uribe.

Pour Paris, Granda serait susceptible d'intercéder en faveur de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, candidate écologiste à l'élection présidentielle du pays en 2002 et enlevée cette année-là. Mais il n'est pas certain que cette grâce ait les effets attendus. « Les possibilités d'un accord humanitaire sont aujourd'hui au point mort », a affirmé l'avocat de Granda, dénonçant une libération forcée. Granda n'est pas le seul rebelle à recouvrer la liberté. Le président colombien a décidé de gracier près de deux cents guérilleros repentis. Un geste censé inciter les Farc à libérer leurs cinquante-six otages, même si celles-ci ont une nouvelle fois qualifié le procédé de « farce ».

Reçue hier matin par Nicolas Sarkozy, la famille d'Ingrid Betancourt a salué « la détermination absolue et totale » du nouveau président. Ce dernier multiplie en effet interventions et déclarations sur le dossier, au point de prévoir de l'évoquer au G8, afin de le « sensibiliser à ce problème extrêmement important pour nous », selon son porte-parole.