Oui, le pape François devrait bien venir en France

DIPLOMATIE Samedi, Jorge Bergoglio a fait comprendre que le bras de fer entre Paris et le Saint-Siège au sujet du nouvel ambassadeur tricolore ne compromettait pas ce projet…

20 Minutes avec AFP

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Le 6 juin 2015, le pape François a pris la parole dans l'avion qui le ramenait de Sarajevo à Rome.
Le 6 juin 2015, le pape François a pris la parole dans l'avion qui le ramenait de Sarajevo à Rome. — Luca Zennaro/AP/SIPA

Il ne se fera pas prier. Samedi, le pape François a confirmé son intention de se rendre en France, balayant tout problème à ce sujet.

Interrogé à bord de l’avion qui le ramenait de Sarajevo à Rome, Jorge Bergoglio a assuré qu’il n’y avait « pas de problèmes » et qu’il répondrait favorablement à l’invitation des évêques français. Il a aussi glissé que « les petits problèmes ne sont pas des grands problèmes ». Une déclaration à peine cryptique en référence au bras de fer que se livrent la France et le Saint-Siège depuis le début de l’année au sujet du nouvel ambassadeur tricolore au Vatican.

Fervent catholique et ouvertement gay

Nommé en janvier par François Hollande, Laurent Stefanini, ouvertement gay, n’a pas reçu son accréditation par le Saint-Siège et cela, même si le pape François s’était entretenu avec lui.

Le Vatican est dans son droit de refuser une demande d’agrément sans donner de motif, cependant, le gouvernement français a maintenu son candidat et fait savoir depuis qu’il espérait toujours obtenir une réponse.

Ambassadeur gay au Vatican : « La communauté catholique pourrait en vouloir au Pape »

Laurent Stefanini, 55 ans, a travaillé en tant que ministre conseiller à l’ambassade de France près le Saint-Siège entre 2001 et 2005, il connaît donc très bien le Vatican. Le diplomate, fervent catholique, a ensuite été conseiller au ministère français des Affaires étrangères pour les questions religieuses, avant de devenir en 2010 chef du protocole à l’Elysée, sous les présidences successives de Nicolas Sarkozy et François Hollande.

En 2007, la France avait déjà nommé un ambassadeur gay au Vatican. La demande d’agrément n’avait pas reçu de réponse et Paris s’était résigné à proposer un autre nom.